Beirut accueilli à bras ouverts au Zénith de Paris

Beirut Zach Condon Zenith 2015

5 ans après avoir découvert Beirut, me voilà enfin, avec toute la bande menée par Zach Condon, au Zénith de Paris à l’occasion de la sortie de leur 4ème album « No No No ».
En effet c’est pas tous les jours que le groupe américain met les pieds sur le vieux continent, et j’ai eu le plaisir de faire partie de la fête. Alors que je les avais découvert à l’époque à l’édition 2010 de Rock en Seine, j’avais eu un vrai coup de coeur pour le groupe que le duo avec Arcade Fire n’avait fait que confirmer.
Si Beirut n’est pas forcément réputé pour son jeu de scène, ce soir, ils sont là en toute simplicité devant un public déjà acquis, prêt à embarquer dans ce voyage musical d’1h20.

Cela peut paraître court pour un concert, et normalement je serais la première à noter le manque d’effort du groupe. Mais dans le cas de Beirut, le concert fut d’une belle générosité avec des arrangements retravaillés pour chaque titre, et qui se présente plus en une redécouverte de l’oeuvre du groupe.
Les cuivres se font plus chauds avec des inspirations latines alors qu’on était plus habitués aux inspirations de l’est et cette évolution leur va bien et les titres prennent une nouvelle teinte bienvenue. Les voix masculines qui s’ajoutent à celle de Zach sont plus qu’à la hauteur et bien que le groupe communique peu, leur musique parle d’elle-même. Moi qui ne suis pas facilement émue par les cuivres, Beirut nuance chaque mélodie avec une richesse et une abilité que je n’ai jamais retrouvé dans un autre groupe indé jusqu’ici.
Beirut Zach Condon Zenith 2015J’écris sur le groupe et j’en oublie de mentionner Zach Condon et sa voix si particulière. Qu’on aime ou non sa voix, il faut lui reconnaître une profondeur et mélancolie qui caractérise chacun des titres du groupe. Jonglant durant tout le concert entre chant, trompette et yukulélé, il ira même s’aventurer vers le synthé. Malgré sa silhouette frêle, le compositeur de Beirut s’éveille tout au long de la soirée pour en prendre pleinement le contrôle. Sa voix est plus assurée, même si les quelques mots en français restent hésitants, au plus grand plaisir du public.
Difficile de prendre du recul sur ce concert, tant je l’attendais depuis longtemps et je dois reconnaître que la musique de ce groupe a une résonance particulière chez moi et vu le public du Zénith, je n’étais pas la seule à ressentir ça.
Je prends rendez-vous les yeux fermés pour leur prochain concert dans la capitale !

Setlist

Scenic World
Elephant Gun
East Harlem
As Needed
Perth
Santa Fe
No No No
August Holland
Postcards From Italy
The Rip Tide
The Shrew
My Night with the Prostitute from Marseille
Fener
Serbian Cocek (A Hawk and a Hacksaw cover)
After the Curtain
Nantes
So Allowed

Pacheco
The Gulag Orkestar
In the Mausoleum
The Flying Club Cup