Wildweek #409

Le clip de la semaine c’est celui des français FAIRE pour leur titre « Laisse Lucifer » mis en image par Lucie Bourdeu.

Tame Impala nous invite à dériver dans son univers onirique pendant les 6 minutes de « Posthumous Forgiveness ».

On continue le voyage sonore en compagnie de Caribou et de son clip minimaliste pour « You and I ». Caribou sera en concert le 27 avril prochain à l’Olympia.

On termine avec la pop irrésistible de VIDEOCLUB et la douce nostalgie de « Mai ».

Bonne écoute et bon week-end !

Wildweek #408

La découverte sympa de la semaine vous fera dodeliner de la tête et ça s’appelle Quatermelon avec leur titre « Put Your Clothes On ». Groupe à suivre…

On retrouve avec plaisir Nicolas Godin (Air) avec la vidéo de « The Foundation » en collaboration avec Cola Boyy, pour annoncer un deuxième album solo, « Concrete and Glass », prévu le 24 janvier.

Les français de Pépite dévoilent le clip de « Monte-carlo » réalisé par Robin Lachenal. Le groupe sera en concert à Paris au Trianon le 24 janvier.

Gorillaz revient avec un documentaire sur le groupe intitulé « Reject False Icons ». Il sera projeté pour une séance unique le 16 décembre dans plusieurs cinéma à travers le monde et a été réalisé par Denholm Hewlett, fils de Jamie Hewlett, graphiste et créateur du groupe aux côtés de Damon Albarn.

Bonne écoute et bon week-end !

L’écorché Ezra Furman donne une leçon de puissance à la Maroquinerie

Ezra Furman à la Maroquinerie, le 19 novembre 2019

En ce mardi soir de novembre froid et humide à Paris, l’américain Ezra Furman était de passage à la Maroquinerie pour présenter son dernier album sorti plus tôt cette année et intitulé « 12 nudes ».

Le concert était complet et le public, aussi varié qu’étonnant composé de tous âges et styles, trépignant d’impatience devant la première partie.

Le groupe qui ouvrait la soirée était le trio français Bops et s’est très bien défendu. C’était la première fois que je les découvrais et on sentait un vrai plaisir à être sur scène. Très pop et gentiment garage, les titres sentent bons la douce nostalgie des 60s et on comprend tout à fait la pertinence de les avoir en ouverture ce soir là. Le groupe rennais est très sympathique et le duo à la voix efficace.

Une fois le premier set terminé, le public n’a pas eu à attendre très longtemps l’arrivée d’Ezra Furman, flamboyant et fier accompagné de ses acolytes musicaux. Ce mardi, il expliquait à la foule que la Maroquinerie est, le temps d’une soirée, un lieu sûr et protecteur où l’on peut être qui l’on est vraiment sans peur. Le ton est donné avec le premier titre « Such the blood from my wound ».

Le dernier album « 12 nudes » est plus punk et ça se ressent dans le concert. Les titres les plus rocks sont interprétés avec une urgence fiévreuse communicative tandis que les titres plus lents mettent à nu la sensibilité à fleur de peau d’Ezra Furman. Le set est parfaitement équilibré et le public maintenu en haleine du début à la fin du show. Beaucoup de titres font des clins d’oeil à la culture américaine de manière plus ou moins ironique et décalée comme avec « Driving down to L.A. » ou encore « In America ».

Ezra Furman n’était pas avare en parole et le cadre intimiste de la Maroquinerie était un très bon choix pour les privilégiés de cette soirée. On a eu droit à quelques blagues et anecdotes. Cependant on a pas échappé malheureusement à quelques lourdauds profitant de l’excuse de titres punks pour bousculer inutilement les voisin·e·s. En bon professionnel, Ezra Furman a attendu la fin du titre pour pousser un coup de gueule mais le mal était fait et le rêve de « safe space » brisé.

On retrouvera une certaine magie durant le moment suspendu du rappel avec l’interprétation du titre caché du dernier album « 12 nudes », un très beau moment. La voix toujours sur la brèche d’Ezra Furman plaît ou non mais on ne peut lui reprocher d’avoir des albums trop produits. Il est vrai et sincère du début à la fin.

La fin du concert est arrivée bien trop vite et nombreux, dont moi-même, se sont précipités vers le stand de merchandising pour repartir avec un vinyle par exemple.

Ce concert a confirmé la force et sensibilité du songwriter originaire de Chicago, Ezra Furman. Et j’espère qu’il ne se passera pas trop de temps avant qu’on le revoit dans la capitale française à l’occasion peut-être d’un neuvième LP !

Setlist

Suck the Blood from My Wound
Calm Down aka I Should Not Be Alone
Rated R Crusaders
Haunted Head
Trauma
My Teeth Hurt
Body Was Made
Psalm 151
In America
Maraschino-Red Dress $8.99 at Goodwill
I Wanna Be Your Girlfriend
My Zero
Transition From Nowhere to Nowhere
No Place
Driving Down to L.A.
Love You So Bad
Tip of a Match
Evening Prayer aka Justice
Thermometer

12 nudes
On Your Own
Police on My Back (The Equals cover)
What Can You Do but Rock 'n' Roll

Wildweek #407

Coup de coeur pour la collaboration à distance de Yann Tiersen et les new-yorkais de Blonde Redhead sur « Closer ». Ne ratez pas la sortie imminente du nouvel album de mister Tiersen intitulé « Portrait ».

Chouette découverte avec la pop indé des lyonnais de Fun Fun Funeral sur « Brazil ». Leur premier album « Everything is Okay » est déjà disponible en écoute !

On continue sur les découvertes avec les très barrés, bordelais cette fois-ci, Sweat Like An Ape et le clip réalisé par Sol Hess & Jérôme d’Aviau (le chanteur et batteur du groupe) pour « My silent house » au rythme irrésistible.

On amorce la descente en douceur en compagnie de Peter Bjorn and John et leur nouveau titre « Reason to be reasonable ».

Bonne écoute et bon week-end !

Wildweek #406

Tennis, le plus rétro des groupes actuels est de retour avec un nouvel album intitulé « Swimmer ». Un premier extrait est déjà illustré en vidéo ci-dessus « Runner ».

Un autre retour que j’attendais avec impatience c’est celui de Glass Animals en collaboration avec Denzel Curry pour « Tokyo Drifting ».

Metronomy met en images l’un de ses titres les plus rocks du dernier album « Insecurity ».

On termine en douceur avec les gallois de Boy Azooga et leur titre « O Silly Me ».

Bonne écoute et bon week-end !

Wildweek #405

La saison 2 de « The End of the F***ing World » est disponible et c’est toujours Graham Coxon (Blur) aux manettes de la BO. En plus de l’extrait ci-dessus, vous pouvez déjà découvrir l’intégralité de la BO aujourd’hui en écoute.

On continue dans la veine rock avec The Raconteurs et la vidéo de « Somedays (I Don’t Feel Like Trying) » réalisée par le copain des Arctic Monkeys, Ben Chappell. Pas étonnant qu’on y retrouve une certaine patte visuelle familière…

The Districts préparent leur retour avec l’album « You Know I’m Not Going Anywhere » prévu le 13 mars 2020 en dévoilant le titre « Hey Jo ».

Puis on termine en douceur avec Beck et son « Dark Places » en écoute pour patienter jusqu’au 22 novembre prochain pour l’album complet « Hyperspace ».

Bonne écoute et bon week-end !

Wildweek #404

Coup de coeur pour la découverte de Buvette et de ses « True Stories ». La vidéo vous fera replonger en été pendant 4 minutes 14.

L’association qu’on n’attendait pas c’est celle d’Archive et de Steve Mason sur « Lightning Love », et ça fonctionne à merveille, on en redemande !

Beck dévoile les titres de son nouvel album à paraître et « Uneventful Days » se dote d’une vidéo. Réalisée par Devonté Hynes, aka Blood Orange, on y retrouve les actrices Evan Rachel Wood et Tessa Thompson.

J’avais déjà présenté leur single « Heavenly » cet été et l’album sort aujourd’hui. Il ne faut pas rater le second album de Cigarettes After Sex intitulé « Cry » en écoute sur toutes les bonnes plateformes de streaming.

Bonne écoute et bon week-end !

Metronomy fait salle comble 3 soirs de suite à l’Olympia !

Metronomy à l'Olympia le 16 octobre 2019

Depuis la sortie de leur troisième album « The English Rivera » , Metronomy est un groupe bien connu du grand public. La vitesse à laquelle les places se sont vendues pour leur deux dates à Paris en est témoin. Et c’est ce qui justifia l’ajout d’une troisième date et me permit de les voir en ce mercredi 16 octobre 2019 à l’Olympia.
Au-delà de leurs plus grands succès comme « The Bay » ou de leur dernier album, je suis loin de connaître très bien la production du groupe et c’était donc l’occasion de m’y plonger un peu plus en live.

Georgia

La soirée commence doucement avec en première partie Georgia venue elle aussi de Grande Bretagne. Seule sur scène pour son set, elle est venue présenter son nouvel album à paraître le 10 janvier prochain et intitulé « Seeking Thrills ».
Alors que le boulot d’une première partie est de chauffer un public qui n’est pas venu pour vous est une tâche difficile, Georgia releva le défi avec une facilité déconcertante. Les titres electro taillés pour le dancefloor et sa performance sont venus à bout de la froideur d’un début de soirée, et ce malgré l’accro technique.
Anecdote intéressante, Georgia fut la batteuse de Kate Tampest et sur scène elle fait justement les percussions et la voix avec une belle maîtrise. J’ai rarement était aussi ravie par une première partie et l’énergie de l’artiste m’a définitivement conquise.
On se donne donc rendez-vous début janvier pour commencer l’année sur un pied dansant avec Georgia !

Metronomy

Un peu plus de 30 minutes après la fin de la première partie qui mit en jambes le public, le groupe sur scène sans cérémonie. Metronomy, avec ses succès internationaux à la frontière de l’electro et de la pop, est là en cette soirée d’octobre pour son dernier album « Forever ».
La scénographie est très sobre ce soir, pas d’univers pop ou graphique à l’image des clips ou artwork du groupe. Côté scénographie, Metronomy se contentera du minimum et ça sera malheureusement la tendance générale de la soirée. Le groupe a revêtu des survêts coordonnés, qui peuvent rappeler Kraftwerk et un rideau irisé habille le fond de la scène et va refléter les couleurs des projecteurs sans grands jeux de lumières non plus.

Du côté musique, on retrouve les titres qui ont fait la renommée du groupe ainsi que les titres du dernier album. Personnellement j’ai littéralement adoré les titres comme « Insecurity » et sa guitare affirmée, « Wedding Bells » et son refrain au synthé mémorable, « Lately » qui donne envie de fredonner ou encore le déjà hit très sucré « Salted Caramel Ice Cream » qui clôturera la soirée.

Well, I think I’m in love ’cause

La voix de Joseph Mount ne fait pas de fausse note et honore chacun des titres, c’est d’ailleurs un des éléments que j’aime le plus chez ce groupe.
Malheureusement entre ces titres à succès, il faut bien remplir la setlist avec d’autres titres moins forts et même anecdotiques du groupe et c’est un des points où ça blesse. Les titres ont une tendance à la répétition comme sur « Lying Low » et presque automatique avec un manque de mélodie qui fait que les percussions prennent le pas comme avec un mauvais morceau d’électro et on s’ennuie. Le public semble d’ailleurs moins emporté qu’à la première partie et c’est dommage.
Les titres sont exécutés certes mais pas interprétés. Si le groupe est sympathique, on dirait qu’il économise son énergie pour le dernier soir à Paris. Sauf que ce soir c’est le dernier soir de ce public avec Metronomy.
Le choix minimaliste étrange de la scénographie, l’irrégularité de la setlist et l’économie du groupe me donne l’impression que la soirée ne décolle pas et au dernier titre, je reste sur ma faim. Je n’ai rien ressenti en termes d’émotion à l’Olympia avec Metronomy, et j’attends qu’un groupe de leur envergure communique plus que dodeliner de la tête.

Setlist

Wedding
Lately 

The Bay 

Whitsand Bay 

Everything Goes My Way 

Wedding Bells 

Corinne 

She Wants 

Insecurity

Reservoir 

Walking in the Dark 

Boy Racers 

Lying Low 

I'm Aquarius 

The End of You Too 

Old Skool 

The Look 

Love Letters 

Sex Emoji 


Upset My Girlfriend 

Radio Ladio 

Salted Caramel Ice Cream

Marble Arch en toute intimité à la Boule Noire

Marble Arch à la Boule noire le 4 octobre 2019

Cet article s’est un peu laissé désiré, mais je tenais vraiment à vous parler du concert de Marble Arch. Il s’est déroulé à la Boule Noire le 4 octobre dernier. Le groupe y jouait son 3ème concert du mois à l’occasion de la sortie de leur second album. « Children of the Slump » est paru le 22 mars dernier sur le label Géographie.
Marble Arch, mené par le leader et compositeur Yann le Razavet, délivre avec cet album des chansons plus pop aux mélodies riches et délicates. Les titres sont tantôt contemplatifs, tantôt fragiles mais également savent s’affirmer.

Si « Gold » est un vrai coup de coeur, avec ses guitares aux accents de The Cure, c’est loin d’être le seul titre fort de l’album. Au-delà de ma musique, j’avais aussi craqué pour l’univers visuel du groupe avec des clips à l’esthétique recherchée notamment pour la vidéo de Moonstruck.

Ce qui m’a le plus surprise durant le concert, c’est l’identité de chaque titre qui se différencie bien du précédent malgré une belle cohérence de l’album. Ce second album « Children of the Slump » n’est clairement pas un coup d’essai et démontre une belle maturité mélodique. Pour mon plus grand plaisir, les solos de guitare ne se font pas timides comme sur « Instant Love » ou « Today ». Et en ce sens cela me rappelle The Strokes, frissons inclus. C’est le genre de chansons que vous fredonnerez facilement tout au long de la journée.

Les guitares ne sont pas les seules à l’honneur et j’aime beaucoup la rythmique avec la batterie et la basse qui ne sont pas en reste. Encore une fois cela démontre la profondeur des titres. Marble Arch sait surprendre pour délivrer une nouvelle facette de la chanson comme avec le très beau « I’m on My Way » pour lequel il est difficile de rester insensible.

Si l’on devait trouver quelque chose à redire à cet album, c’est peut-être côté chant. La voix est éthérée mais je dirais un peu trop ce qui rend les paroles encore difficile à discerner et c’est dommage. Il y a eu également quelques fausses notes durant le concert mais qui seront, j’en suis certaine, effacées avec la pratique.

En tout cas cette soirée dans le cadre intimiste de la Boule Noire convenait parfaitement à Marble Arch. Le groupe a su conquérir le public, composé d’amis mais également déjà de fans…

Du côté du label Géographie, ce dernier commence fort pour sa première publication et on ne peut qu’attendre les prochains groupes et artistes qui seront signés !

Bref, vous l’aurez compris, Marble Arch est un groupe à suivre. Bonus, le groupe sera en concert au Plan à Ris-Orangis le 18 octobre, profitez-en pour ne pas les rater.

Wildweek #403

Alors que la saison 5 de Peaky Blinders vient de sortir, la BBC en profite pour inviter Snoop Dogg à reprendre le thème emblématique, « Red Right Hand », originellement par Nick Cave and the Bad Seeds. Le timing est parfait puisque le groupe a dévoilé leur nouvel album inattendu « Ghostseen » déjà en écoute.

Le canadien Caribou revient en grande forme avec « Home » développé sur la base d’un sample de Gloria Barnes et qui amorce peut-être un retour vers un son un peu plus pop.

Panda Bear a partagé une nouvelle vidéo accompagnant le titre « Playing the long game » et réalisée par Fernanda Pereira.

À ne pas rater c’est le documentaire proposé par la BBC et disponible sur Arte dédié à David Bowie. L’épisode produit par Francis Whately traite des 5 premières années de la carrière de l’artiste de 1965 à 1969.

Bonne écoute et bon week-end !