Wildweek #336

Mikal Cronin annonce un nouvel album intitulé « Seeker », un nouvel album attendu le 25 octobre chez Merge Records, et en profite pour dévoiler le premier extrait « Show Me ». Il sera également en concert au Petit Bain le 22 février prochain.

Coup de coeur pour la savoureuse pépite pop Clairo et son titre « Sofia » extrait de son premier album qui a reçu la collaboration de Rostam, rien que ça…

The New Pornographers publieront leur 8ème album, « Dubbed In the Morse Code of Brake Lights », le 27 septembre prochain. Découvrez dès maintenant en écoute le titre « Falling Down the Stairs of Your Smile ».

On termine avec légèreté grâce au dernier titre de Razorlight « Cops And Robbers », qui se dote d’une vidéo réalisée par Remy Holwick.

Bonne écoute et bon week-end !

The Strokes au sommet de Bilbao pour le BBK Live Festival

The Strokes Bilbao BBK Live festival 2019

Cela faisait un petit bout de temps que je ne m’étais pas aventurée à l’étranger pour un festival. L’unique autre fois fut pour la réunion du groupe de garage rock The Libertines pour un concert mythique à Hide Park pour le British Summer Time Festival. Cette année je ne pouvais pas rater les américains The Strokes, de retour en Europe pour le Bilbao BBK Live Festival.

J’ai donc profité des 3 jours de festival pour redécouvrir la vieille ville de Bilbao, la collection moderne du Guggenheim en journée et danser la nuit sur les hauteurs de Kobetamendi surplombant la ville. À savoir que comparé aux autres festivals que j’ai pu faire, le BBK Live commence plutôt tard puisque le premier concert est à 17h30, et permet d’éviter les grosses chaleurs de l’été.

Et ce qui est sûr c’est que face au mastodonte du Primavera Sound Festival, la ville de Bilbao met le paquet pour attirer son public avec une logistique bien pensée et efficace ! Il y avait notamment des navettes 24h sur 24h entre le stade de San Mamés en ville et le site du festival.

En ce qui concerne le site du festival en lui-même, ce n’est pas si étendu que ça malgré 7 scènes. Ça permet aux festivaliers de rejoindre relativement facilement chacune des scènes mais le son de l’une se fera cannibalisé par d’autres scènes.

Jeudi 11 juillet 2019

Une fois arrivée sur les lieux et avoir fait un repérage, comme tout bon festivalier, des différentes scènes et stands, je commencais le premier jour sur la scène Bestean au son de la voix de velour de John Grant jouant au piano. Jolie découverte de cet auteur-compositeur-interprète américain dont j’avais beaucoup entendu parlé mais que je n’avais jamais écouté jusqu’ici.
Puis direction vers la plus grande scène du site, Nagusia, pour retrouver le trublion de la brit pop Liam Gallagher. Ce dernier se produit maintenant sous son propre nom et non plus avec Beady Eye comme lorsque je l’avais vu en 2011 aux Eurockéennes de Belfort. Si le nom de scène a changé, la qualité de la prestation est restée la même. On se retrouve en face d’un quarantenaire qui reste figé dans son attitude d’ado, la rage et la sincérité laissant la place à l’ennui. Les chansons en solo sont inconséquentes et si les titres d’Oasis sont applaudis par la foule, Liam subit littéralement le concert. J’espère qu’un jour il saura trouver de l’apaisement comme son frère Noel a pu.

Puis vient le moment de la tête d’affiche de la soirée avec Thom Yorke Tomorrow’s Modern Boxes, sur lequel je ne m’étendrais pas. C’était un spectacle autant visuel que sonore avec aux manettes le leader de Radiohead, visiblement ravi d’explorer de nouvelles sonorités. Je ne pourrais pas en dire autant en ce qui me concerne car je suis restée insensible à la performance.
Ce qui m’amène à MA tête d’affiche de la soirée, évidemment The Voidz, groupe mené par Julian Casablancas qui se produit ce soir sur la scène moyenne de Txiki avant de conquérir le lendemain la grand scène avec The Strokes. Je n’ai pas boudé mon plaisir, même si la qualité du son n’était pas au rendez-vous. Le concert était brut, mal dégrossi mais c’était bon et rien que le titre tel que « Leave it in my dreams » à l’arrière goût Strokes était fabuleux ou encore le lourd mais efficace « Pyramid of bones ».

Vendredi 12 juillet 2019

La deuxième journée du festival espagnol démarre avec l’ovni Jonathan Bree sous la tente de Gora!, tout le groupe ayant revêtu l’étrange masque anonyme. Les titres s’enchaînent avec deux danseuses effectuant les chorégraphies puis l’une s’emparant du micro ou de la guitare tandis que les images des clips défilent sur le grand écran en fond. Mais c’est surtout la voix et les mélodies qui captivent comme si le temps était suspendu pour un bouquet de titres. Si le son est loin d’être convaincant, le groupe intrigue par son univers musical et donne vraiment envie de poursuivre l’écoute post festival.
Puis on se dirige de nouveau vers Bestean pour retrouver les vétérans de Suede avec un Brett Anderson déchaîné sur scène livrant un des meilleurs concerts de ces 3 jours de festival. Allant jusqu’à se mêler à la fosse pour y mêler sa voix au grain si reconnaissable à celle de la foule dans une belle communion. Le leader nous livrera également un joli moment d’émotion avec le classique « The wild ones ». Le plaisir du groupe d’être ce soir à Bilbao était flagrant et le public le leur a bien rendu !

Puis c’est avec regret mais également excitation que je quitte les anglais pour traverser l’Atlantique, direction le rock nonchalant des New Yorkais The Strokes. Le groupe pour lequel j’ai craqué sur un coup de tête pour le festival de Bilbao car « You Only Live Once », je sais facile. Quand on aime le rock, c’est quand même difficile de ne pas succomber aux riffs ravageurs et diablement efficaces de Nick Valensi. Dès les premières notes, le coeur accélère et plus rien ne compte, seulement l’instant présent pour un set d’une maîtrise parfaite presque chronométré.

Some people think they’re always right
Others are quiet and uptight
Others, they seem so very nice-nice-nice-nice, oh
Inside they might feel sad and wrong, oh no

Ce soir-là je n’ai pas été déçue, avec une avalanche des meilleurs titres du groupe comme un Best of live de la carrière du groupe. On remarquera d’ailleurs l’absence flagrante des titres des deux derniers opus paru respectivement en 2013 et 2011, « Comedown Machine » et « Angles ». Mais qu’importe si The Strokes ont fait du fan service ce soir-là, cela reste un des meilleurs groupes de rock aujourd’hui et les voir en live est un rêve réalisé. Chaque membre du groupe joue dans son coin, et la voix traînante de Julian Casablancas ne se démode pas. Maintenant je n’ai plus qu’à attendre une nouvelle tournée officielle…

Difficile de redescendre sur terre après le concert épique, et j’écouterais d’une oreille distraite le groupe The Blaze qui a la difficile tâche d’enchaîner sur la chaîne Bestean.

Samedi 10 juillet 2019

Dernier jour du festival, les corps sont fatigués et saouls de musique. Pas forcément le meilleur jour pour faire saigner les oreilles avec une Nathy Peluso, tout ce qu’il y a de plus irritant et désagréable, surpassant la prestation de Rosalía la veille. On a beau essayer de se réfugier ailleurs dans le festival, quand la plus grande scène Nagusia est en action, on ne peut pas y échapper. Les regards consternés se croisent en essayant de trouver une lueur de compréhension dans cette programmation.

Une fois le supplice terminé, c’est avec plaisir que je retrouve le leader de Blue / Gorillaz / The Good, The Bad and The Queen, Damon Albarn sur la scène Bestean. Alors que le concert solo de Damon Albarn reste un de mes meilleurs souvenirs de live, ce soir là l’anglais était loin, très loin… À part quelques titres très beaux, généralement dans le premier album plus accessible du groupe, le concert était inégal et les artistes un peu inaccessibles.

On retourne lorgner du côté de Nagusia où les vétérans de Weezer vont réussir à faire oublier le mauvais souvenir du tout début de journée en inondant leur set de reprises. Le groupe s’amuse et embarque facilement le public avec lui à chaque reprise sans jamais s’offenser du manque de réaction sur ses propres titres… Bon joueur. C’est comme ça que tout d’un coup, les premières notes du mythique « Everybody Wants to Rule the World » de Tears for Fears, une de mes chansons préférées, retentissent. La foule s’exclame comme si la fête venait de commencer. On aura droit aussi à « Happy Together » de The Turtles, « Africa » de Toto et enfin « Take on me » de A-ha. Tous ces titres bien sûr passés à la sauce Weezer, comme si on leur avait appliqué un filtre de légèreté, on aime ou pas, en tout cas cela ne nous a pas empêché de nous amuser, au contraire.

Je clôturerais le festival en compagnie de Hot Chip, très belle surprise de ce samedi soir avec un univers unique. Cela faisait longtemps que je souhaitais les découvrir et le Bilbao BBK live fut une belle occasion. Groupe britannique dont certaines sonorités feront écho à LCD Soundsystem d’ailleurs.

Ce rêve de 3 jours se termine avec une programmation variée et de qualité pour ce festival espagnol.

Setlist

Heart in a Cage
You Only Live Once
Ize of the World
The Modern Age
New York City Cops
Under Control
Hard to Explain
I Can't Win
On the Other Side
Reptilia
Meet Me in the Bathroom
Razorblade
12:51
What Ever Happened?
Soma
Someday


Is This It
Last Nite

Wildweek #335

Sleater-Kinney dévoile un nouveau titre en écoute avec « Can I Go On » extrait d’un album prévu pour ce mois-ci, et pour rappel, produit par St. Vincent, patience…

Childish Gambino nous offre une session acoustique toute en délicatesse avec la reprise « Lost in You » de Chris Gaines paru en 1999.

On enchaîne avec un autre session acoustique en Tiny Desk, cette fois-ci en compagnie de Calexico et Iron & Wine pour leur album collaboratif.

Une wildweek décidément féminine puisqu’on retrouve avec plaisir les soeurs de Haim pour la vidéo du doux-amer « Summer Girl ». Le titre avec son « doot-doot » emprunté à Lou Reed et son saxo, sonne comme un fin d’été.

Bonne écoute et bon week-end !

Wildweek #334

Avec cette semaine passée sous la chaleur écrasante, le rythme des californiens Allah-Las et de leur « In the Air » fait du bien. Pour info, le groupe sera en concert à l’Elysée Montmartre, le 4 octobre.

Le prolifique Ty Segall continue de surprendre et cette fois c’est avec le très beau « Ice Plant » largement porté par la voix de l’artiste et sans guitare, grande absente ici. Le titre est extrait de l’album « First Taste » prévu pour 2 août prochain. Rendez-vous à la Cigale, les 9 et 10 octobre prochain pour l’apprécier en live.

Metronomy continue d’explorer les contrées pop sans jamais se prendre au sérieux comme le prouve ce clip psychédélique avec abus de fond vert pour « Walking in The Dark « . Le mois d’octobre est décidément chargé car le groupe tournera en France tout le mois avec une date parisienne à l’Olympia prévue le 16 octobre.

On termine avec un petit clin d’oeil à la série Stranger Things dont je viens de terminer la saison 3. Et pour prolonger l’expérience dans un autre registre on retrouve notre cher Steve Harrington, Joe Keery dans la vraie vie, ou encore ici Djo dans sa carrière musicale. Djo nous livre donc le titre « Roddy » redoutablement efficace.

Bonne écoute et bon week-end !

Wildweek #333

Alors que le nouvel album est prévu pour le 30 août, Ezra Furman dévoile le clip magnifique du titre tout aussi poignant « I Wanna Be Your Girlfriend ». Vous pouvez également découvrir le single « Evening Prayer » en écoute ici. Ezra Furman sera également en concert à la Maroquinerie le 19 novembre prochain.

Coup de coeur également pour le clip complètement trippy de Marbel Arch pour « Moonstruck » qui a été réalisé par l’artiste multimédia américain Vinyl Williams et qui prolonge l’univers onirique du titre. Marble Arch sera d’ailleurs également en concert le 4 octobre à la Boule Noire.

Bill Ryder-Jones rayonne dans sa réinterprétation de « And Then There’s You » tiré de l’album à paraître la semaine prochaine « Yawny Yawn ». Il revisitera au piano tous les titres de son précédent album, prometteur…

Métronomy interprète son dernier single « Salted Caramel Ice Cream » en session acoustique au showroom de Gibson à Paris pour Les Inrocks.

Bonne écoute et bon week-end !

Wildweek #332

Beach Baby annonce son retour le 30 août prochain avec « Songs From The Limbo Lounge » dont on peut écouter le single « Human Remains » ci-dessus.

Bonobo dévoile un nouveau single « Linked » qui vous fera voyager très loin et idéal en bande son de ces chaudes soirées d’été.

Belle and Sebastian revient avec un nouvel album qui sera la BO de « Days of the Bagnold Summer » dont vous pouvez découvrir le trailer et le premier titre « Sister Buddha » ci-dessus.

On termine avec un très beau moment suspendu, en compagnie de Jesca Hoop et de son neveu Justis, pour une belle interprétation folk de « Outside of Heaven ».

Bonne écoute et bon week-end !

Wildweek #331

Le coup de coeur de la semaine c’est la vidéo animée par Margaux Chetteau pour le groupe Lysistrata et leur titre « Mourn ».

On retrouve le duo de Singtank dans un nouveau groupe appelé Film Noir dont on peut en découvrir le single « La mariée ».

Friendly Fires annonce un nouvel album pour le 18 août avec un premier titre en écoute « Silhouettes ».

On termine en douceur avec The Soft Cavalry et leur titre « Never Be Without You » en prenant rendez-vous pour la sortie de leur album dans une semaine.

Bonne écoute et bon week-end !

Wildweek #330

Alors que le beau temps décide de pointer le bout de son nez, le son nouveau single de Metronomy tombe à point nommé « Salt Caramel Ice Cream ». Le nouvel album du groupe est attendu pour le 13 septembre et est intitulé « Metronomy Forever ».

Blossoms est de retour avec un second album « Cool Like You » et accompagne l’annonce du premier single « Your Girlfriend » en vidéo.

Le clip à ne pas rater c’est celui réalisé par Giraffe Studios pour Devendra Banhart pour « Kantori Ongaku » qui se traduit « musique country » en français. Le titre rend hommage à Haruomi Hosono, icône de la pop japonaise dont Mac DeMarco avait repris un des titres « Honey Moon ».

On termine en compagnie de Petit Prince qui nous offre “Un bisou dans le cou” avec pour toile de fond, le Sacré-Coeur.

Bonne écoute et bon week-end !

Wildweek #329

WHY? annonce un nouvel album « AOKOHIO » et dévoile un nouvel extrait intitulé « II. I’ve been carving my elbows, I might just take flight ».

Karen O et Danger Mouse poursuivent leur collaboration avec une émouvante reprise de Lou Reed avec « Perfect Day ».

Blood Red Shoes propose une version revisitée de leur titre « Howl ».

Matthew Murphy de The Wombats revient cette fois en solo sous le nom de Love Fame Tragedy avec un premier titre « My Cheating Heart ».

Bonne écoute et bon week-end !

Wildweek #328

Un de mes coups de coeur de la fin 2018 c’est le superbe album « And Nothing Hurt » de Spiritualized. Découvrez la performance au Late Show with Stephen Colbert pour ‘I’m Your Man’.

Japanese Breakfast nous propose une magnifique et envoûtante reprise du titre phare de Tears for Fears « Head Over Heels », à ne pas rater !

Jolie découverte avec Jay Som et son titre pop « Superbike » qui annonce le nouvel album à paraître fin août « Anak Ko ». Elle sera d’ailleurs en concert au supersonic le 15 novembre prochain.

Découvrez en avant première l’album issu de la collaboration de Iron & Wine et Calexico à paraître le 14 juin prochain « Years To Burn ». Il est disponible en écoute en intégralité sur NPR Music.

Bonne écoute et bon week-end !