Rock en Seine 2015, Jour 2

Mini Mansions Rock en Seine 2015

Soleil et chaleur sont au rendez-vous pour cette deuxième journée de Rock en Seine qui se résumera à des allers-retous incessants entre la scène Pression Live et la Grande Scène toute la journée !
Un passage au stand Ben & Jerry’s s’impose avant de rejoindre, pour le 1er concert de la journée, la scène Pression Live et les Mini Mansions. Mini Mansions ce n’est ni plus ni moins que le bassiste de Queens of the Stone Age, Michael Shuman, le très fleuri Zach Dawes et Tyler Parkford planqué derrière son synthé, on rappellera également que notre crooner préféré, Alex Turner des Arctic Monkeys, avait fait une jolie apparition sur leur dernier album. Le trio domine la scène avec une facilité déconcertante et est bien loin du registre de Queens of the Stone Age pour surfer sur des sonorités psyche pop qui ne rend pas étonnant leur collaboration avec Brian Wilson de The Beach Boys. Bref une jolie découverte en live pour ce début d’après-midi à Saint-Cloud.
Stereophonics Rock en Seine 2015Je les quitte un peu avant la fin pour avoir le temps de rejoindre la Grande Scène afin de retrouver les Gallois de Stereophonics, mené par le charismatique Kelly Jones à la voix éraillée si singulière. Après les avoir vu à l’O2 à Londres il y a quelques années, j’ai découvert leur nouveau batteur Jamie Morrison qui a bien du mal à faire oublier le sympathique Javier Weyler… Le show nous fait remonter dans les classiques du groupe, étalant le savoir-faire d’un bon rock classique et efficace sans éviter certains écueils de leur récents titres ou de ballades mielleuses.
Glass Animals Rock en Seine 2015À peine le concert fini, que je suis déjà en route pour ne pas manquer un groupe que je souhaitais voir depuis quelques temps déjà, Glass Animals. Dave Bailey est déjà en train d’hypnotiser la foule avec sa voix suave et ses danses hantées quand j’arrive à me glisser devant la scène. Les titres planants prennent une nouvelle dimension en live pour nous garder sous leur influence planante. Si l’album « Zaba » peut être difficile d’accès, tant la musique est vaporeuse et insaisissable, en concert, l’énergie du groupe fait tomber les barrière de leur pop indé.
Years & Years Rock en Seine 2015À à 21h50 tapantes je suis déjà en place pour découvrir un groupe londonien que je connais à peine Years & Years mené d’une voix de maître par Olly Alexander. Les effets visuels du groupe nous transporte directement dans un nouvel univers dance electro. Vainqueur du BBC Sound of 2015, Years & Years revient devant un public conquis pour animer la nuit parisienne. Si personnellement je n’écoute pas leur album, leur prestation live est assez irrésistible dans un festival.
The Libertines Rock en Seine 2015Le quatuor anglais prend possession de la Grande Scène pour le grand final tant attendu de ce Samedi soir. Autant dire tout de suite, le concert a eu l’effet d’un pétard mouillé tant le jeu des poètes maudits d’Albion était tranquille. Certes, sur les premiers titres, on avait du mal à discerner les mélodies, seul les connaisseurs reconnaissaient les titres tellement la balance était dans les choux. Mais il y a eu beaucoup trop de temps morts, le show était saccadé et même la reprise « Les copains d’abord » de Pete Doherty est tombé à l’eau. Le point positif est que le duo sulfureux, formé par Carl Barât et Pete Doherty, nous a moins servi son fan service artificiel pour une attitude plus mature et honnête et j’ai été agréablement surprise par les quelques nouveaux titres joués en live qui rendent plutôt bien. Après les avoir vu tant en solo, en acoustic ou en réunion à Hyde Park, c’était le concert le plus mou que j’ai vu de leur part, est-ce qu’ils se sont préservés pour leur prestation de Reading le lendemain ?

Sur cette réflexion, je m’en vais profiter de cette dernière journée au Parc de Saint Cloud… à très vite !