Rencontre avec les anglais de Beach Baby

Beach Baby Festival Fireworks 2016 Badaboum

C’était une programmation hétéroclite que nous proposait hier soir le Festival Fireworks au Badaboum avec LA Priest, Beach Baby et Alxndr London. Mais chez Wildsession, on va s’attarder avec les 4 jeunes anglais de Beach Baby qui commencent à faire bien parler d’eux avec la sortie d’un EP « Limousine » sorti en fin d’année dernière.
Et comme j’ai eu la chance de faire leur connaissance autant vous proposer de faire de même avec un interview.
Beach Baby Festival Fireworks 2016 Badaboum LawrenceBonjour, les gars, ravie de vous rencontrer !
On vous connaît pas encore très bien, alors pour commencer, est-ce que vous pouvez vous présenter ?

J : Je suis Josh et je joue de la batterie.
I : Je suis Iraklis, je joue de la basse.
O : Je suis Ollie, je joue de la guitare, je chante et je fais le clavier.
L : Je suis Lawrence, je joue de la guitare, je chante également, et parfois je joue du clavier.

Comment décririez-vous Beach Baby à quelqu’un qui ne connaît pas encore votre musique ?
O : Léger, rafraîchissant, mélodieux et un tantinet provocant.

On vous rattache souvent au son Californien de part votre nom Beach Baby, vous reconnaissez-vous là-dedans ?
O : Je pense que ce qui s’est passé, c’est que nous avons choisi un nom qui a eu un effet boule de neige, et maintenant la connexion est inévitable.
L : Quand il s’agit d’un nouveau groupe, les gens n’ont pas beaucoup d’information, donc le nom du groupe, surtout si il fait référence ou se rapproche d’un style particulier, peut devenir très emprisonnant. C’est marrant car les gens prêtent bien plus à notre nom que ce que nous y avons pensé à l’origine.
O : Quand on a choisi le nom, le but n’était pas de se donner l’allure d’un groupe californien, on s’est juste dit que ça sonnait bien.
L : Le nom met l’accent sur les différents éléments qui composent notre son comme les riffs de guitares, les harmonies vocales… et quand on prononce Beach Baby les gens pensent aux Beach Boys.
J : Je suis de Sheffield et il n’y a pas de plage là-bas !
Si vous dites que vous êtes de Sheffield, les gens vont vous rattacher aux Arctic Monkeys maintenant !
J : Je ne connais pas personnellement les Arctic Monkeys, j’aime ce qu’ils font. C’est un cliché mais toutes les personnes vivant à Sheffield aiment les Arctic Monkeys.

Quand vous êtes-vous rencontrés ?
J : Je suis dans l’aventure depuis 2 ans et demie et c’est à ce moment là que Beach Baby a vraiment commencé, mais avant ça les gars jouaient déjà ensemble depuis quelques années.
L : Ollie et on moi ses rencontrés il y a 6 ou 7 ans à l’université, on a joué dans plusieurs groupes puis on a quitté l’université pour aller à Londres. On a rencontré Iraklis, il joue avec nous depuis 4 ans et on a finalement trouvé Josh et c’est à ce moment là que le projet est devenu Beach Baby.

J’aime beaucoup les vidéos qui accompagnent vos titres comme « No mind, no money », « Ladybird » et la dernière « Sleeperhead », elles ont une vraie cohérence esthétique, jusqu’où êtes-vous impliqués dans ces vidéos ?
O : La cohérence esthétique vient qu’elles ont toutes été faites par la même personne qui est ma copine, Lily Rose Thomas.
L : Elle a été sur le projet depuis le tout début, avant même que l’on soit géré notamment avec la première vidéo « Ladybird »
O : Et ça a juste marché !
L : C’était son premier clip de musique et c’était notre premier clip également, c’est une excellente photographe et elle est venue avec un super pitch, c’était plutôt excitant et nous avons tout fait avec pour ainsi dire pas d’argent. C’est une chouette expérience.
C’est une chance de l’avoir rencontrée à ce moment là. Pour revenir à l’une des vidéo, j’aime beaucoup l’image de la coccinelle prenant son envol sur « Ladybird » !
O : C’était un pur hasard ! La vidéo a été filmée chez moi, c’est vraiment bizarre mais nous avons eu cette infestation de coccinelle. Quand j’allais dans la salle de bain pour prendre un bain, il y avait genre 50 coccinelles dans la baignoire ! C’était vraiment bizarre.

Comment vous sentez-vous à l’approche de votre première tournée en tant que tête d’affiche ?
O : Plutôt excités
J : Un peu flippés aussi.
O : Je pense que nous serons à la hauteur du challenge !

Vous avez donné votre premier concert en France fin 2015, avez-vous vu une différence par rapport à votre public habituel ?
O : Les gens arrivent plus tôt et sont un peu plus impliqués. À Londres les gens sont plus difficiles à impressionner. L’Angleterre est censé être un des contributeurs majeurs de la musique pop mais les gens ont tendance à être blasés. C’est différent quand on s’éloigne de Londres et qu’il y a moins de concerts à voir, il y a donc plus d’attente et d’excitation.
L : On a une expérience différente à l’extérieur de Londres.

Vous avez sorti votre EP « Limousine » en 2015, est-ce qu’on peut s’attendre à un LP cette année ?
O : Il est prêt
L : Il est en train d’être mixé. On ne sait pas encore si il sortira cette année ou en début d’année prochaine.

Merci pour votre temps et bon concert !
Beach Baby Festival Fireworks 2016 Badaboum OllieUne fois l’interview, il est temps de rejoindre le Badaboum pour ne pas manquer le début de la soirée. Comme je le disais en introduction la programmation du soir était très variée, même un peu trop à mon goût, on se demandait où était le fil conducteur dans tout ça.
Je n’ai tout de même pas boudé Alxndr London et sa voix impressionnante ou le show plus électronique de LA Priest.
Mais parlons plutôt de la prestation de nos rockers londoniens. La salle est déjà un peu plus remplie et ça fait plaisir d’avoir le public au rendez-vous pour se groupe si prometteur. Sans plus attendre, les 4 potes envoient le son avec une bonne humeur et un plaisir bien visible. Les chansons prennent un boost d’énergie en live qui apporte une nouvelle saveur aux compositions. Il faut dire que les 4 titres présents sur l’EP avec leur mélodies accrocheuses ont tout pour trouver leur public. Le chanteur Ollie saura séduire tout particulièrement le public français avec quelques mots et phrases dans la langue de Molière.
Pour ma part j’ai été agréablement surprise par le concert où les 4 garçons se révèlent sous un autre jour, loin de la production lisse de l’EP qui a ses avantages. J’espère juste qu’Ollie et Lawrence sauront garder de la place pour le chant qui perd un peu de force en live, mais il est certain que leur première tournée en tant que headliner leur apportera l’expérience nécessaire.
La soirée de Beach Baby se terminera par une impro instrumentale endiablée aux accents psychédéliques pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

Impatiente d’entendre leurs prochains titres, Beach Baby rythmera sans aucun doute votre été !

Merci au label Caroline International d’avoir rendu cette rencontre possible.