Wildweek #242

On commence le week-end en bonne compagnie avec The War on Drugs et leur 4ème extrait « Pain » du prochain album à paraître en fin de mois.

Arcade Fire reprend le titre de John Lennon « Mind Games » car « There’s so much fucking poison in the air. We need love and peace, and we need it now ». Tout est dit.

James Righton alias Shock Machine et officiant précédemment comme chanteur de Klaxons revient avec un titre « Unlimited Love » et une attitude à la Nick Cave.

The Shins nous propose un clip sympathique en stop motion pour leur titre « Half a Million ».
On termine avec la reprise réjouissante des Talking Heads par Hamilton Leithauser avec « Road to Nowhere ».
Bon week-end et bonne écoute !

Wildweek #241

On retrouve Ducktails, l’échappée belle d’un membre de Real Estate, Matt Mondanile, pour un titre envoûtant « Map to the Stars ».

The Orwells dévoile leur dernière vidéo pour « Vacation » plutôt décalée.
The Districts "Popular Manipulations" 2017
Le nouvel album de The Districts ‘Popular Manipulations’ est en écoute en avant-première et c’est à mettre illico dans la playlist du week-end ! À écouter sur NPR

La nouvelle perle du jour c’est « Mystery of love » laissée par un Sufjan Stevens inspiré pour accompagné le film de Luca Guadagnino « Call Me By Your Name » à découvrir à partir de 00:50.

On termine avec un titre délicieusement pop de BØRNS « Faded love », 1er single du nouvel album à paraître en janvier 2018, à suivre !
Bon écoute et bon week-end !

« Soft Sounds from Another Planet » Japanese Breakfast

Japanese Breakfast "Soft Sounds from Another Planet" 2017

Deuxième album solo de Michelle Zauner, Japanese Breakfast revient avec « Soft Sounds from Another Planet » composé de 12 titres. Le projet fais la part belle à l’indie pop avec la voix sensible de Michelle Zauner qui habite chacun des titres. L’artiste passe avec légèreté de sons électroniques à de la pop légère ou aux guitares plus nerveuses. Elle ira même à décontenancer l’auditeur dans un même titre, clôturant « Machinist » sur un solo de saxophone qui ne sera pas du meilleur goût et qui ajoute la petite touche de kitsch sur ce titre à tendance électro. Un des titres remarquables est « Road Head » avec son rythme particulier qui porte sans effort la mélodie jusqu’à devenir entêtant et vaporeux aidé par le chant.

Mon titre favori de l’album est le titre éponyme « Soft Sounds from Another Planet » et ça ne tient pas à grand chose car il s’agit du refrain qui agit comme une berceuse triste. Ici un couplet :

Say it to the soft sounds from another planet
Say it to the quiet place to lay this to rest
Striving for goodness while the cruel men win
There’s no part of me left that can feel or hear

« Boyish » quant à lui semble tout droit sorti d’une BO de film indépendant comptant les déboires de jeunes adultes… Bref addictif, touchant ce qui permet à l’auditeur de facilement s’identifier.
Et puis encore un coup de coeur pour la ballade, elle-aussi triste comme son titre l’indique « Till Death », pour la fin de l’album mais malheureusement un peu alourdie par le saxophone pas très subtil. Cependant si les chansons tristes sont personnellement mes préférées de l’album, celui-ci n’est pas totalement noir. Il oscille plutôt entre les humeurs. Malgré les quelques défauts et maladresses cités ci-dessus, certaines chansons vous hanteront après l’écoute. En tout cas Japanese Breakfast et très certainement un projet à suivre !
Si « Soft Sounds from Another Planet » de Japanese Breakfast n’est pas l’album de l’année, il apporte une fraîcheur bienvenue durant l’été.

Wildweek #240

Le clip idéal pour annoncer le week-end ou les vacances pour certains c’est celui de The Pains of Being Pure at Heart et de leur second single « When I Dance With You”.

Sylvan Esso nous offre une belle session studio de quelques titres de leur album paru cette année avec ci-dessus « Rewind » et puis « Die Young », « The Glow » et « Slack Jaw ».
The Districts ont dévoilé le premier extrait de leur 3ème LP à paraître le mois prochain, en écoute sur SoundCloud « Violet ».

On retrouve avec plaisir les canadiens de Avvlays avec un nouvel extrait en écoute « Dreams Tonite » délicieusement nostalgique.

Vessels nous propose un petit ovni rafraîchissant avec un clip en stop motion pour « Deflect the light ».
Bonne écoute et bon week-end !

« Baby Driver », le ballet cinématographique

Baby Driver Edgar Wright 2017

Voici un petit article un petit peu inhabituel car il traite d’un film. Et pas une comédie musicale qui plus est, mais un film de gangsters avec des braquages et des courses poursuites en voiture, « Baby Driver ». Mais je vous rassure, « Baby Driver » est bien plus que ça et son rapport à la musique va très loin, très très loin.

Délibérément je ne mets aucun trailer ou extrait du film dans cet article car certains ne reflètent pas les qualités du film et d’autres en montrent beaucoup trop. Donc je vous invite vraiment à aller vous faire votre propre avis en salle. Il s’agit donc d’un film narrant l’histoire de Baby tombé malgré lui dans les filets d’un gangster qui va l’employer comme chauffeur pour des braquages, jusqu’à ce que la dette soit « payée ».

Ici Edgar Wright nous propose un film se reposant sur une structure musicale, le soundtrack qui va conditionner la durée des scènes, les mouvements des acteurs, l’émotion dégagée, bref l’histoire en elle-même.
Il ne s’agit pas d’un de ces énièmes films qui proposent une bande-son indé et hype comme « Garden State ». Ou encore de ces films surfant sur la nostalgie des années 80 comme « Gardiens de la Galaxie ». Si on peut aimer la bande-son de ces films, la musique dans « Baby Driver » fait partie intégrante de l’histoire et de l’oeuvre cinématographique en créant une chorégraphie du jeu des acteurs.

Petit rappel Edgar Wright n’en est pas à son premier essai en terme de film de genre comme avec « Shaun of the dead », « Hot Fuzz » ou encore « Scott Pilgrim vs the world ». Après le film de zombie, la comédie policière et le jeu vidéo filmé, on passe ici au film de gangster qui détourne et joue avec les codes du genre. Autant vous dire que c’est un vrai régal pour les yeux et les oreilles et le tout avec une histoire originale, vraiment ? Oui originale car c’est Edgar Wright qui a écrit le scénario, après la vraie originalité du film ne repose pas sur l’intrigue. Encore une fois son originalité c’est son rapport à la musique et au son au sens plus général. Cela va de la relation du héros avec un proche malentendant, de l’enfance avec sa mère chanteuse à l’évènement qui laissera une marque psychique et physique sur Baby ou encore sa difficulté à s’exprimer avec ses propres mots. C’est tout un univers propre au personnage de Baby dans lequel le spectateur va être immergé pendant presque 2 heures.

Les titres choisis ne le sont jamais au hasard et certains seront même détournés par certains personnages pour donner un nouveau sens à la scène comme sur le titre de Barry White. Ainsi la profondeur des scènes n’en est que plus riche et vous transporte littéralement comme avec un des titres phares du film « Easy ». Vous l’aurez compris pas de fausse note donc pour « Baby Driver » et cela va même jusqu’au mixage des bruitages du film dans la bande-son. Vous ne saurez plus si un crissement de pneu appartient à la musique ou à la scène, mais Edgar Wright vous dira qu’il appartient aux deux ! Pour ceux qui souhaitent avoir une analyse plus approfondie, je vous invite à lire l’excellent article de Capture Mag, « Mélodie pour un braquage ». Et à ceux qui cherchent des anecdotes de geek, Edgar Wright a eu la réponse :


Après deux visionnages en salle, et de nombreux qualificatifs en tête, je pense que je n’en ai pas fini de revoir le film et d’apprécier la maîtrise du réalisateur et des acteurs. Donc si vous ne l’avez pas encore vu, allez-y tant qu’il est encore en salle, ça vaut vraiment le coup !

Wildweek #239

À ne pas rater, c’est le dernier clip de Alt-J « Deadcrush » qui rend hommage à 3 femmes qui ont marqué leur temps : Sylvia Plath, Lee Miller et Ann Boleyn.

The Horrors dévoile un extrait de leur album à paraître le 22 septembre avec le titre « Machine ».

Découverte énergisante avec le duo rock bordelais Équipe de Foot et son titre « Faking Poetry ».

Le clip génialement étrange de la semaine on le doit à Broken Social Scene et à Kevin Drew pour le titre « Vanity Pail Kids », il a pour personnage principal des toilettes…
Bonne écoute et bon week-end !

Sufjan Stevens et son « Planetarium » clôturent Days Off

Planetarium Sufjan Stevens, Nico Muhly, Bryce Dessner & James McAlister

La Philharmonie de Paris nous proposait lundi soir, de voyager aux confins de l’univers avec la performance de « Planetarium » à l’occasion de la soirée de clôture de Festival Days Off 2017.
Mais avant de commencer, n’allons pas trop vite pour prendre le temps d’évoquer l’agréable découverte nommée This Is Kit, groupe mené par Kate Stables à la voix envoûtante. Les mélodies sont subtiles et fragiles et s’adaptent merveilleusement bien à l’espace de la salle Pierre Boulez qui devient un cocon intimiste où la voix et les cordes résonnent.

Puis arrive le moment de passer quelques minutes suspendues dans l’espace… Nico Muhly, Sufjan Stevens, James McAlister and Bryce Dessner font leur arrivée sur scène rejoints par un quatuor à cordes. La soirée se composera en plusieurs titres traitant du système solaire et inspirés par les dieux romains de la mythologie dont ils empruntent les noms. Si il s’agit de thématiques à dimension « universelle », nous avons affaire à des compositions pop sophistiquées et inventives qui surprennent, déstabilisent et intriguent mais plus que tout, touchent.

La chanson d’ouverture « Neptune », se fait fragile et humble pour entamer le set. Le chant n’est pas facile mais maîtrisé par un Sufjan Stevens éblouissant de sensibilité.

So if you won’t hold me, I have no objections
So if you won’t please me, I make no commands
So if you don’t trust me, it’s best if I drown

Les sons électroniques viennent habilement flirter avec l’ensemble des instruments et voix, bien que l’on peut regretter l’usage parfois systématique de vocodeur. La soirée se complète par la projection sur écran de visuels abstraits de la galaxie, collages, films ambiants. Si certains apportent un vrai complément au son comme sur « Venus », d’autres tombent dans les travers du « clip video » où Sufjan Stevens chantant est redondant avec le spectacle live.

Planetarium alternera des nappes douces et des passages turbulents comme sur le titre « Mars ». Puis terminera sur le morceau le plus émouvant de la série « Mercury ». Il prend la forme d’une course effrénée et vaine comme une excuse sur l’incapacité à saisir l’insaisissable.
On aura droit en grand final à une reprise qui a toute à fait sa place au sein de la soirée, je parle évidemment de « Space Oddity » de David Bowie qui venait juste de fêter ses 48 ans. Passé l’agréable surprise de la chanson culte, la cover aura malheureusement bien du mal à tenir la comparaison notamment au niveau de la voix.
Pour conclure si le premier contact avec « Planetarium » peut être ardu, c’est une expérience pour laquelle il faut se laisser porter dans ce voyage musical et exploratoire pour en revenir changé.
« Planetarium » se veut un questionnement sur le monde et l’univers qui nous entoure pour au final toucher à des thématiques universelles et intimes.

Setlist

Neptune
Jupiter
Venus
Uranus
Mars
Pluto
Moon
Saturn
Earth
Mercury

Over the rainbow (Harold Arlen cover)
Space Oddity (David Bowie cover)

Wildweek #238

Coup de coeur pour le titre « Road Head » de Japanese Breakfast, idéal pour entamer un week-end de détente aux airs de vacances et accompagné d’un clip délicieusement étrange.

Nouveau titre présenté par Arcade Fire où vous suivrez l’enquête pour des « Signs of Life » !
On ne s’éloigne pas trop d’Arcade Fire et on s’intéresse à Will Butler son solo « Anything You Want ».
Jolie découverte avec le groupe Omni et un titre « Equestrian », extrait de leur second album, et son rythme irrésistible.
On en profite pour rappeler que ce week-end c’est le Fnac Live Festival à l’Hôtel de ville de Paris et c’est gratuit !
Bon week-end et bonne écoute !

« Ti Amo » Phoenix

Phoenix "Ti Amo" 2017

Les versaillais de Phoenix sont de retour pour nous servir un nouvel album « Ti Amo », qui va repousser les limites de la pop et colorer votre été.
Attention je tiens à prévenir, Phoenix faisant partie des groupes dont j’affectionne particulièrement la musique, je ne peux être objective.
Si le groupe se tournait déjà vers les claviers, et avec succès, sur son précédent opus « Bankrupt », avec « Ti Amo » ils poursuivent l’expérience mais avec un envergure plus modeste et intimiste. C’est un album tout en légèreté et ironie qui fait du bien dans ces temps moroses. Les membres sautent le pas pour proposer des titres en anglais, italien et français. Si l’Italie est au coeur de cet album, c’est parce que le pays a des liens étroits avec plusieurs membres du groupe, de Thomas Mars à la famille Coppola aux frères Mazzalai et leur père italien. Mais plus que les histoires personnelles, l’album est une vraie ode à la dolce vita italienne et tous les fantasmes qui l’entourent en allant même lorgner du coté disco pour « J-Boy ».

Phoenix et leur « Ti Amo » nous permettent de renouer avec une certaine insouciance. Les titres s’enchaînent dans leur éblouissante décadence pop et revêtira votre été de ses plus beaux habits entre romance, glamour et glossy.
Cependant il faut bien reconnaître que tout n’est pas rose dans cet album, et certains titres peinent à se faire remarquer, et ont tendance à rester anecdotiques, Phoenix se perdant quelques fois dans les explorations jusqu’aux frontières de la pop. L’exercice de style reste réussi et il sera intéressant de voir comment le groupe inclut ces nouveaux titres dans une prestation live. Enfin si vous deviez faire une sélection des titres à ne pas rater, je vous recommanderais « J-Boy », « Fior di latte » ou la charmante « Lovelife » et « Role Model ».
En ce qui me concerne je vous donne rendez-vous fin septembre pour leur concert à l’AccorHotel Arena pour vous raconter leur prestation !

Wildweek #237

St Vincent est de retour pour notre plus grand plaisir avec une tournée, un nouvel album et un extrait intimiste qui promet le meilleur « New York ».

Premier extrait à découvrir pour Hercules & Love Affair avec « Omnion ».

Si vous ne connaissez pas encore The Lemon Twigs, c’est le moment avec la belle session de la Blogothèque.

Succombez à l’insouciance communicative des Rat Boys et de leur titre « Laidback », pour info, leur album sortira le 11 août prochain.
Découvrez la belle collaboration de Damon Albarn et Mura Masa sur la nouvelle ballade de ce dernier “Blu”.
Bon week-end et bonne écoute !