Wildweek #213

Et ainsi se clôture une année 2016 particulièrement dure pour la pop culture, et on remercie Wild Beasts pour leur reprise de Leonard Cohen « Hey, That’s No Way To Say Goodbye ».

Envie de se changer les idées et faire la fête? Alors on se tourne vers Beach Youth et le titre bien rythmé « Young » qui dépeint une belle jeunesse et illustré comme il se doit par Jonathan Perrut.

Laissez-vous envoûter par le titre éponyme du nouvel album d’Austra « Future Politics » prévu pour le 20 janvier.

Bonobo nous fait planer tout en douceur avec « Break Apart » en featuring avec le duo Rhye à savourer avec les oreilles et les yeux.
Et voilà quelques inspirations pour votre playlist du nouvel an !
Bon week-end et bonne écoute !

Wildweek #212

Kaiser Chiefs dévoilent une vidéo en 360° pour « We Stay Together », si le tournant musical n’a pas convaincu tout le monde, ce n’est pas le manque de créativité du clip qui rattrapera le tout.

PINS a mis en ligne son titre de noël avec « Come On Home (It’s Christmas) » titre doux amer.
Partez dans l’espace musical et psychédélique de Spaceface avec « Cowboy Lightning ».

Et parce qu’on peut pas terminer cette Wildweek sans un sourire, on en profite pour découvrir la reprise a capella de Jimmy Fallon, The Roots and guests de « Wonderful Christmastime ».
Si vous trouvez ça trop sage, vous pouvez toujours écoutez la Dirty Santa Party gracieusement partagée par Murdoc de Gorillaz ! Accédez à la playlist
Bonne écoute mais surtout bonnes fêtes à tous !

Wildweek #211

La bonne nouvelle de la semaine c’est le nouvel album de Why ? annoncé pour mars « Moh Lhean », avec un extrait en écoute ci-dessus « This Ole King ».

La collaboration entre Robyn et Metronomy se dote d’une vidéo pour « Hang Me Out To Dry ».
Clap Your Hands Say Yeah annonce un nouvel album également « The Tourist » pour février, et on peut en découvrir un titre « Fireproof ».

Et puis il ne faudrait pas oublier la période de l’année, et heureusement She & Him sont là pour nous faire une piqûre de rappel avec un clip parfait pour internet « Winter Wonderland ».

C’est au tour de Tim Kingsbury d’Arcade Fire de sortir son album solo avec un premier titre déjà dévoilé en clip « St. Sebastian ».
Bon week-end et bonne écoute !

Wildweek #210

Les Rolling Stones reviennent avec un nouvel album et un clip incroyablement hype avec Kirsten Stewart avide de liberté pour « Ride ‘Em On Down ».

Alors que le dernier épisode de la première saison a été diffusé cette semaine, c’est le moment d’en profiter pour apprécier la BO disponible sur Spotify.

Alors que je vous présentais leur nouvel album la semaine dernière, TOY dévoile la vidéo du titre « Another Dimension ».
Ça c’est du retour avec Jesus and Mary Chain et leur premier album depuis 18 ans qui se profile à l’horizon, en attendant on peut déjà écouter « Amputation ».

The Last Shadow Puppets continuent de faire parler d’eux avec la vidéo de la reprise de Glaxo Babies « This is your life » extrait de leur dernier EP « The Dream Synopsis ».
Bonne écoute et bon week-end !

Wildweek #209

Si une envie de danser vous prend ce week-end, faites comme Susan Sarandon et dansez sur le dernier single de JUSTICE « Fire ».

The XX est de retour au complet pour un troisième album et dès maintenant une vidéo de leur titre « On Hold ».
Father John Misty revient sur les élections américaines d’une manière tout à fait personnelle, une ballade au piano pour « Holy Hell ».

Si vous ne l’avez pas encore vu, profitez d’un moment de grâce avec le concert à emporter des Local Natives par La Blogothèque.

On termine avec Warpaint et leur vidéo « Billie Holiday » pour le festival Bedstock dans un environnement plutôt intimiste. Retrouvez toutes les performances de cette année ici.
Bon week-end et bonne écoute !

« Clear Shot » TOY

TOY "Clear Shot" 2016

Aujourd’hui je vais vous parler du groupe d’indie rock anglais issu de Brighton et de leur dernier album « Clear Shot » TOY. Il faut mentionner qu’il y a eu pas mal de changements depuis leur dernier opus avec le départ notamment d’Alejandra Diez aux claviers et l’arrivée de Max Oscarnold du groupe The Proper Ornaments. On note donc un changement de style au fil des 10 titres de cet album, qui se fait plus accessible et moins aventurier ou surprenant que « Join the Dots ».

Le groupe se prend au jeu, dramatisant ce qui se dégage de leurs titres et allant flirter furtivement du côté d’Enio Morricone, de mélodies cinématographiques comme l’indique le dernier titre de l’album. De temps en temps on semblerait deviner dans la noirceur de certaines mélodies, l’univers de The Cure. TOY continue de cultiver une atmosphère vaporeuse commune à l’ensemble de l’album même pour les titres qui commencent de manière classique comme sur « Another Dimension » où le refrain rompt le rythme. Il joue le rôle de bulle où le temps ralentis et vous permet de prendre le recul pour replonger la tête la première dans le titre. C’est dans ce type de démonstration que le titre prend tout son sens en parfaite harmonie avec la mélodie.
D’autres titres sont à notés comme la ballade « Clouds That Cover The Sun » et « We will Disperse ». Mais sur d’autres le groupe a tendance vite tomber dans le banal en usant des mélodies dreamy et psyché à ne plus savoir qu’en faire. La voix ne sauve rien car peut ajouter parfois une impression de monotonie.
Si « Clear Shot » n’est certainement pas l’album marquant de l’année, il vaut quand même le coup d’oreille, ne serait-ce que pour sortir des reprises de noël auxquelles on a le droit chaque année ! En tout cas on attend TOY au tournant pour leur prochain album en espérant un peu plus d’audace.

Wildweek #208

On ne se lasse pas des prouesses de vidéo clip de OK Go, cette fois-ci ils sévissent pour leur titre « The One Moment » faisant oublier la faiblesse du titre.

Ne ratez pas la reprise de « Looking for you » de Nino Ferrer par Matthew E. White et Flo Morrissey et laissez vous porter…

Faites le plein de pop ensoleillée avec le groupe australien Parcels qui nous offre en écoute « Older ».
On inaugure les chansons de saison en compagnie de Best Coast avec « Christmas and Everyday » écrit pour une production Amazon.

La saison de Nöel est définitivement là et on ne peut l’éviter alors autant l’embrasser avec l’humour d’un Jimmy Kimmel bien entouré par The Killers, Julia Roberts, Channing Tatum, Neil Patrick Harris, DJ Khaled, Kristen Bell, Halsey et Bono déguisé (oui oui) pour « We’re going to Hell ».
Bonne écoute et bon week-end !

Pete Doherty au Bataclan

Pete Doherty en concert au Bataclan le 16 novembre 2016

Difficile d’évoquer le concert de Pete Doherty au Bataclan sans évoquer les commémorations du 13 novembre et l’émotion forcément présente ce soir là. Mais cet article, je ne vais pas le traiter sous cet angle car je ne saurais trouver les bons mots, mais plutôt sous l’angle de la musique. Musique encore et toujours.
C’est donc pour le nouvel album du trublion anglais, son second album en solo pour être plus précise, prévu pour décembre que j’ai rejoins la foule. L’ayant déjà vu plusieurs fois sur scène, en acoustique seul sur scène, ou en électrique avec les libertines, je n’ai pu m’empêcher d’imaginer comment le concert serait.
Par exemple je ne m’attendais pas du tout à le voir accompagné d’un groupe sur la scène du Bataclan. J’imaginais, comme pour son premier album, la simplicité et la sincérité d’un set acoustique magnifiant la fragilité de l’artiste et la poésie de ses textes.
Mais parlons de ce concert, il commence par une minute de silence bien raccourcie pour laisser place à une Marseillaise au violon, rappelant la relation spéciale de Pete Doherty à la France.

Pete Doherty commence par le premier single du nouvel album « I Don’t Love Anyone (but You’re Not Just Anyone) ». Avec plaisir on retrouve un titre de son premier album solo et les fameuses danseuses avec des costumes étranges qui rendent la prestation encore plus décalée que d’habitude, à la limite du grotesque… Puis assez rapidement on passe sur une reprise de The Libertines avec une apparition remarquée et très bien accueillie de Carl Barât. Malgré sa présence, Pete Doherty ne se reconcentre pas sur le concert et semble se reposer complètement sur le groupe l’accompagnant. Il ne touchera pratiquement pas une guitare de la soirée et les rares fois où il le fera on aurait préféré qu’il s’en abstienne… Il passe son temps à jeter micro et guitare dans la foule, que le staff tente de récupérer à chaque fois. Il marmonne en titubant sur la scène des paroles inintelligibles même pour les plus entraînés au phrasé du chanteur. Et pourtant je n’ai pu m’empêcher d’espérer un moment de grâce de l’anglais, ce que j’ai pu avoir l’espace de quelques secondes de temps à autres.
Un concert donc étrange, avec une instrumentalisation trop grandiloquente qui ne correspond ni à la fougue et aux guitares virevoltantes des Libertines ni à la fragilité des compositions de Pete Doherty. On terminera cependant le set sur l’irrévérencieux et cathartique Fuck Forever, choix parfait jouant le rôle d’une délivrance du public.
Pete Doherty au Bataclan en 2016Même si ce concert n’a pas pu faire apprécier les nouveaux titres dans le décousu de la soirée, il aura eu tout de même le mérite de ramener un peu d’insouciance et de joyeux bordel au Bataclan.
En ce qui me concerne, j’attendrais donc la sortie de l’album pour tenter d’apprécier ou non le travail de l’artiste.

Setlist

La Marseillaise
I Don't Love Anyone (But You're Not Just Anyone)
Last of the English Roses
Kolly Kibber
You're My Waterloo (The Libertines)
Up the Bracket (The Libertines)
The Steam
The Whole World Is Our Playground
Oily Boker
Hell to Pay at the Gates Of Heaven
Killamangiro (Babyshambles)
Ride Into the Sun (The Velvet Underground cover)
Flags of the Old Regime

Albion (Babyshambles)
Time for Heroes (The Libertines)
Fuck Forever (Babyshambles)

Wildweek #207

Animal Collective dévoile « Mountain Game » qui aurait du faire partie de la BO du jeu Red Dead Redemption.
Entre Tame Impala et Pond certains sont des bourreaux de travail et ces derniers reviennent avec un nouveau titre en écoute « 30000 Megatons ».

Si vous n’avez pas encore écouté la reprise de Jacques Dutronc « Les Cactus » par The Last Shadow Puppets, c’est le moment pour ne pas rater le sacré accent de mister Alex Turner !

Pulled Apart By Horses revient l’année prochaine et dévoile un single inédit « The Big What If ».
On arrête pas Ty Segall et c’est tant mieux, car on le retrouvera en 2017 avec « Orange Color Queen » dont on peut écouter le titre éponyme.
Bonne écoute et bon week-end !

Glass Animals réssuscitent l’Elysée Montmartre !

Glass Animals en concert à l'Élysée Montmartre 2016

Alors qu’à la rentrée je vous parlais d’un de mes coups de coeur musical de l’année avec le nouvel album de Glass Animals, il ne m’a pas fallu attendre longtemps pour avoir la chance de les voir en concert.
C’est donc pour l’album « How to be a Human Being » que le groupe se produit à Paris, et pas n’importe où puisque c’est à l’Élysée Montmartre, salle réouverte depuis quelques semaines seulement !
Tout d’abord un petit mot sur la première partie Sébastien Forrester qui abandonne peu à peu son alias Holy Strays pour mieux s’affirmer. L’artiste a proposé un dj set intéressant où les percussions sont reines et inspirées, selon sa biographie, par un séjour en Afrique Centrale. Le choix de première partie était judicieux, préparant le public au groupe de la soirée Glass Animals.
Glass Animals en concert à Paris 2016Sur une scène revêtant la couleur orangée de l’album et un ananas triomphant en fond, les 4 membres du groupe britannique sont accueillis avec un engouement étonnant pour un second album ! Et pourtant il ne faut pas oublier le succès fulgurant du 1er album de Glass Animals « Zaba » avec des titres comme « Gooey » qui se sont propulsés directement au statut de classiques et en font des temps forts du concert. Mais leurs nouveaux titres n’ont rien à envier et prennent vie en live avec notamment « Youth » et « Life Itself » qui plonge le public directement dans l’ambiance !

La voix de Dave Bayley si reconnaissable, est indéniablement une des grande force du groupe et porte chacun des titres et anime la soirée. Si on album j’apprécie l’exotisme des mélodies et de l’instrumentalisation, en concert le groupe met l’accent sur la rythmique et cela offre une nouvelle approche de leur musique. Le groupe s’amuse sur scène et profite de ces instants pour être au plus près de son public, même littéralement lors de leur reprise d’un titre de Kanye West.
En tout cas le groupe nous a offert une magnifique soirée et je ne peux qu’être impatiente à l’idée d’un prochain album !