Rock en Seine 2017, Jour 3

The XX Rock en Seine 2017

La dernière journée de Rock en Seine 2017 débute déjà, mais heureusement une sacrée liste de concerts m’attend !
Pour commencer du bon pied, rendez-vous sur la Grande Scène afin d’accueillir King Khan and the Shrines. Peu de monde est présent et pourtant le roi Khan réserve un show décalé dont je profite à l’ombre salutaire de la scène. Entre costumes, énergie débordante, des titres oscillant entre soul, garage, pop et autres influences, on ne voit pas le temps passer.
Car Seat Headrest Rock en Seine 2017Pour ne pas manquer le prodige Will Toledo au sein du groupe Car Seat Headrest, direction scène de la Cascade sous le soleil écrasant de l’après-midi. Entre une balance plus que moyenne, une voix inexistante et l’attitude renfermée de Will Toledo, on est bien loin de ce à quoi je m’attendais. Dommage car on entraperçoit malgré tout le potentiel avec l’irrésistible « Drunk Drivers/Killer Whales ». Et puis ce n’est pas parce qu’une corde pète sur la dernière chanson, qu’on doit manquer de respect au public en quittant furieusement la scène tel Liam Gallagher.

Puis un nouvel aller-retour sur la Grande Scène et la Cascade pour profiter dans un premier temps du groupe français Deluxe. Un vrai moment de fun qui réussira à faire bouger la foule feignante de ce dimanche. Puis un aperçu de Ty Segall qui investit pour la seconde fois, la scène de la Cascade pour un déballage de guitares enragées.
Mac DeMarco Rock en Seine 2017
Enfin direction de nouveau la Grande Scène pour le deuxième artiste de cet édition Rock en Seine 2017 que je ne voulais pas manquer, le trublion Mac DeMarco. Autant dire qu’il a fait honneur à sa réputation de joyeux branleur avec une bonne humeur communicative, des synthés enveloppants et des notes de guitares insouciantes.

Il fera une blague de près de 10 minutes sur une reprise de Vanessa Carlton « A Thousand Miles » en chantant « Making my way Downton » en boucle, le tout en menant par le bout du nez le public, oui oui… Juste pour le plaisir je mets le titre que vous connaissez très certainement ci-dessus ! Passée la blague, le personnage est très sympathique n’hésitant pas à aller au contact de ses fans et à les accueillir sur scène. Cet aperçu me donne vraiment envie de le voir en concert « long format » et ça tombe bien, il sera à l’Olympia le 14 novembre. En espérant qu’il sera un peu plus occupé à jouer les titres qu’à se jouer de son auditoire.
The Lemon Twigs Rock en Seine 2017La surprise de la journée, ça reste les new-yorkais de The Lemon Twigs sur la scène de l’Industrie avec les frères D’Addario, déjantés et littéralement élastiques Brian et Michael. Non seulement l’énergie déployée sur scène est incroyable mais les deux frères échangent d’instruments comme de chemises, passant de la batterie au chant à la guitare et j’en passe. La logique derrière cette dynamique est que celui qui compose le titre l’interprète sur scène, tandis que l’autre se place à la batterie. Le duo fonctionne à merveille et le set oscille entre 60’s et 70’s et par cela me rappelle les Foxygen vu cette année. Les voix s’accordent particulièrement bien aidées par Danny Ayala notamment sur « These Words ». Clairement la prestation à ne pas manquer si vous en avez l’occasion !

Après cette débauche d’acrobaties et de guitares virevoltantes, me voici sur la scène du Bosquet pour faire la connaissance avec Slowdive, groupe formé en 1989 tout de même. C’est un changement d’ambiance un peu violent entre les deux performances et malheureusement la balance étouffait la voix de Rachel Goswell. Si personnellement je n’ai pas été transportée, le public lui clairement l’a été.

Enfin cette édition Rock en Seine 2017 se clôture avec le trio de The XX. Pour ne pas déroger à la règle, encore un problème de balance pour cette dernière prestation avec des basses écrasantes. Malgré tout The XX fait passer un bon moment et leur musique minimaliste installe l’ambiance dès les premières notes de « Intro ». Là où on pouvait leur reprocher de paraître froids et distants, en live c’est plutôt une sincère timidité qui transparaît. On obtient une prestation touchante et un vrai moment privilégié avec le groupe. La dynamique sur scène est intéressante avec le bassiste Oliver Sim et la guitariste Romy Madley Croft, tous deux chanteurs échangent et se répondent avec une belle harmonie de voix. Jamie XX lui, veille du haut de ses claviers et assure l’ambiance électro du show jusqu’à transformer l’espace de la grande scène en boîte de nuit géante.
En tout cas pari remporté cette année, avec une programmation peut-être plus modeste mais de qualité et qui a permis de renouer avec cette ambiance relaxe de festival.
À l’année prochaine pour la prochaine édition peut-être !

Rock en Seine 2017, Jour 2

Band of Horses Rock en Seine 2017

La température monte et les flaques s’assèchent pour ce deuxième jour de Rock en Seine 2017.
Je commence la journée allongée sur l’herbe maltraitée de la Grande Scène pour les américains de Band of Horses, parfaite programmation pour ce début d’après-midi chaud. Ben Bridwell assure bien le show et on a des jolis moments avec les titres plus anciens « No One’s Gonna Love You » et « The Funeral ».
Girls in Hawaii Rock en Seine 2017Je retourne ensuite pour la scène de la Cascade pour revoir les belges de Girls in Hawaii et leur pop éthérée. En effet j’avais déjà eu le plaisir de les voir lors du Disquaire Day de 2013 à la Gaîté Lyrique. Ça sera un sans faute pour le set de Girls in Hawaii, mêlant habilement leurs titres pop aériens avec ceux un peu plus électro, ce qui donne un set varié mais cohérent. Je fus même assez étonnée d’apprendre que c’était leur premier passage à ce festival parisien pour Rock en Seine 2017 ! Le concert fut aussi l’occasion de présenter au public quelques nouveaux titres du groupe à paraître en album le 29 septembre prochain sous le nom « Nocturne ».
Her Rock en Seine 2017Après une petite pause, une prestation pas convaincante de Timber Timbre et une oreille lointaine pour Little Dragons, j’ai décidé d’aller voir Her à la scène du Bosquet. Alors que le groupe a perdu l’un de ses chanteurs, Simon Carpentier, le 13 août dernier, Victor Solf assure malgré tout les concerts. Simple curiosité ou sincère affection envers leur musique, en tout cas le public était au rendez-vous et la scène du Bosquet s’est retrouvée engloutie sous les pieds des festivaliers. Avec une prestation tout en sobriété, émouvante et de discrets hommages à l’attention de son comparse parti trop tôt, il faut dire que la moitié de Her a parfaitement assuré le show. Belle découverte donc pour ce groupe et un rendez-vous donné le 5 décembre au Bataclan.
PJ Harvey Rock en Seine 2017Malheureusement je n’ai pas pu assister au concert de The Kills cependant j’étais quand même particulièrement bien placée pour profiter de la prestation de PJ Harvey, surnommée la grande prêtresse du rock. Je n’étais absolument pas familière avec sa musique, c’était donc l’occasion parfaite de la découvrir. Elle arriva sur scène dans une sorte de procession en file indienne accompagnée de chacun de ses musiciens, installant l’ambiance du show dès le début. Le set proposé fut très dark dans une ambiance pseudo gothique, elle-même tel un corbeau, s’était coiffée d’ailes noires. N’étant pas sensible ni à sa voix, ni aux instruments à vents et ne connaissant pas au préalable son univers, j’ai abandonné la prestation après 30 minutes. Ce n’était pas pour moi.
À voir ce que nous réserve la dernière journée de Rock en Seine avec notamment Car Seat Headrest et Mac DeMarco !

Rock en Seine 2017, Jour 1

The Jesus and Mary Chain Rock en Seine 2017

Cette année Rock en Seine nous propose une affiche plutôt modeste, parsemée de belles pépites mais sans mastodontes qui attirent les foules. Un choix qui m’a étonné mais qui ne me déplaît pas et permettra peut-être à Rock en Seine 2017 de renouer avec une ambiance de festival bon enfant.
Ce premier jour, la météo capricieuse de la matinée nous a préparé un terrain avec tout juste ce qu’il faut de petites flaques d’eau pour commencer à remuer tout ça et sauter dans la gadoue en fin de soirée. Armée de bonnes chaussures prêtes à endurer ces trois jours de concerts, j’arrive sur place.
Beach Fossils Rock en Seine 2017
Là on commence bien la journée en compagnie des new-yorkais de Beach Fossils sur la scène du Bosquet. Le groupe venait défendre en live leur dernier album paru cette année et intitulé « Somersault ». Je vous ai déjà partagé plusieurs fois leurs titres rafraîchissants en wildweek.

Puis on se dirige vers la scène de la Cascade pour un groupe emblématique, rien que ça, The Jesus and Mary Chain. Venus présenter leur dernier album sorti cette année « Damage and Joy », le premier depuis 1998, le défi était donc de taille. Et dès le premier titre The Jesus and Mary Chain, l’air de rien, a simplement enflammé Rock en Seine avec leurs titres efficaces. Avec un groupe formé avant même avant que j’existe, la maîtrise de la scène n’est plus à questionner. C’était sans aucun doute, en ce qui me concerne, le meilleur moment de cette première journée avec l’indémodable « Just Like Honey ».

On s’enfonce encore un peu plus dans le Parc de Saint-Cloud pour rejoindre la Grande Scène et les écossais Franz Ferdinand très attendus. On retrouve un Alex Kapranos peroxydé comme s’il essayait de se réinventer… Si j’avais été emballée en 2015 lors du concert de Franz Ferdinand / Sparks également à Rock en Seine, le set de cette année n’a pas tenu la longueur. Passé leurs grands succès, Franz Ferdinand propose un set relativement monotone avec des titre où le chant est égal partout et les rythmes similaires.
The Shins Rock en Seine 2017Heureusement je n’ai pas terminé la journée sur cette note, puisque The Shins prenaient possession de la scène de l’Industrie. Là encore, respect pour ce groupe formé en 1997, habitués des BO des films de Zach Braff, ce qui leur a permis d’atteindre une belle renommée. Cette fin de soirée sera donc délicieusement pop-rock avec The Shins et leurs titres rayonnants, qui fait terminer cette première journée de Rock en Seine 2017 sous le signe de la bonne humeur.
Aller en route pour le deuxième jour !

Wildweek #244

Grizzly Bear a dévoilé son dernier album la semaine dernière et on en profite pour découvrir le clip décalé du titre « Mourning Sound ».
Le nouvel album de The Pain of Being at Heart « The Echo Of Pleasure » est disponible en pré écoute sur NPR.

Le duo Tennis se rappelle à nous, alors qu’ils ont sorti un album cette année, ils continuent en dévoilant un inédit. Ils ne sont jamais complètement léger, toujours situés dans cet entre-deux doux amer ici avec « No Exit ».

On oublie pas le joli duo français Pépite et son titre « Sensations » à suivre.

Beck annonce la sortie d’un nouvel album « Colors » le 13 octobre et dévoile un nouvel extrait tout aussi coloré que les précédent avec « Dear Life ».
Bon week-end et bonne écoute !

Wildweek #243

Une semaine difficile pour les droits de l’homme, Wilco a dévoilé une chanson en réponse avec « All Lives, You Say? » dont tous les bénéfices seront reversés à the Southern Poverty Law Center.

Dans un tout autre registre, Foxygen nous propose une vidéo assez délirante pour leur titre « Avalon », à ne pas rater.

Un roman graphique de Reinhard Kleist traitant et extrapolant la vide Nick Cave ça ne peut que séduire !

Yellow Ostrich a terminé sa mue en Human Heat et dévoile 3 extraits de l’album à paraître le 15 septembre prochain, on a hâte ! Découvrir les 3 morceaux sur SoundCloud
Bon week-end et bonne écoute !

Wildweek #242

On commence le week-end en bonne compagnie avec The War on Drugs et leur 4ème extrait « Pain » du prochain album à paraître en fin de mois.

Arcade Fire reprend le titre de John Lennon « Mind Games » car « There’s so much fucking poison in the air. We need love and peace, and we need it now ». Tout est dit.

James Righton alias Shock Machine et officiant précédemment comme chanteur de Klaxons revient avec un titre « Unlimited Love » et une attitude à la Nick Cave.

The Shins nous propose un clip sympathique en stop motion pour leur titre « Half a Million ».
On termine avec la reprise réjouissante des Talking Heads par Hamilton Leithauser avec « Road to Nowhere ».
Bon week-end et bonne écoute !

Wildweek #241

On retrouve Ducktails, l’échappée belle d’un membre de Real Estate, Matt Mondanile, pour un titre envoûtant « Map to the Stars ».

The Orwells dévoile leur dernière vidéo pour « Vacation » plutôt décalée.
The Districts "Popular Manipulations" 2017
Le nouvel album de The Districts ‘Popular Manipulations’ est en écoute en avant-première et c’est à mettre illico dans la playlist du week-end ! À écouter sur NPR

La nouvelle perle du jour c’est « Mystery of love » laissée par un Sufjan Stevens inspiré pour accompagné le film de Luca Guadagnino « Call Me By Your Name » à découvrir à partir de 00:50.

On termine avec un titre délicieusement pop de BØRNS « Faded love », 1er single du nouvel album à paraître en janvier 2018, à suivre !
Bon écoute et bon week-end !

« Soft Sounds from Another Planet » Japanese Breakfast

Japanese Breakfast "Soft Sounds from Another Planet" 2017

Deuxième album solo de Michelle Zauner, Japanese Breakfast revient avec « Soft Sounds from Another Planet » composé de 12 titres. Le projet fais la part belle à l’indie pop avec la voix sensible de Michelle Zauner qui habite chacun des titres. L’artiste passe avec légèreté de sons électroniques à de la pop légère ou aux guitares plus nerveuses. Elle ira même à décontenancer l’auditeur dans un même titre, clôturant « Machinist » sur un solo de saxophone qui ne sera pas du meilleur goût et qui ajoute la petite touche de kitsch sur ce titre à tendance électro. Un des titres remarquables est « Road Head » avec son rythme particulier qui porte sans effort la mélodie jusqu’à devenir entêtant et vaporeux aidé par le chant.

Mon titre favori de l’album est le titre éponyme « Soft Sounds from Another Planet » et ça ne tient pas à grand chose car il s’agit du refrain qui agit comme une berceuse triste. Ici un couplet :

Say it to the soft sounds from another planet
Say it to the quiet place to lay this to rest
Striving for goodness while the cruel men win
There’s no part of me left that can feel or hear

« Boyish » quant à lui semble tout droit sorti d’une BO de film indépendant comptant les déboires de jeunes adultes… Bref addictif, touchant ce qui permet à l’auditeur de facilement s’identifier.
Et puis encore un coup de coeur pour la ballade, elle-aussi triste comme son titre l’indique « Till Death », pour la fin de l’album mais malheureusement un peu alourdie par le saxophone pas très subtil. Cependant si les chansons tristes sont personnellement mes préférées de l’album, celui-ci n’est pas totalement noir. Il oscille plutôt entre les humeurs. Malgré les quelques défauts et maladresses cités ci-dessus, certaines chansons vous hanteront après l’écoute. En tout cas Japanese Breakfast et très certainement un projet à suivre !
Si « Soft Sounds from Another Planet » de Japanese Breakfast n’est pas l’album de l’année, il apporte une fraîcheur bienvenue durant l’été.

Wildweek #240

Le clip idéal pour annoncer le week-end ou les vacances pour certains c’est celui de The Pains of Being Pure at Heart et de leur second single « When I Dance With You”.

Sylvan Esso nous offre une belle session studio de quelques titres de leur album paru cette année avec ci-dessus « Rewind » et puis « Die Young », « The Glow » et « Slack Jaw ».
The Districts ont dévoilé le premier extrait de leur 3ème LP à paraître le mois prochain, en écoute sur SoundCloud « Violet ».

On retrouve avec plaisir les canadiens de Avvlays avec un nouvel extrait en écoute « Dreams Tonite » délicieusement nostalgique.

Vessels nous propose un petit ovni rafraîchissant avec un clip en stop motion pour « Deflect the light ».
Bonne écoute et bon week-end !

« Baby Driver », le ballet cinématographique

Baby Driver Edgar Wright 2017

Voici un petit article un petit peu inhabituel car il traite d’un film. Et pas une comédie musicale qui plus est, mais un film de gangsters avec des braquages et des courses poursuites en voiture, « Baby Driver ». Mais je vous rassure, « Baby Driver » est bien plus que ça et son rapport à la musique va très loin, très très loin.

Délibérément je ne mets aucun trailer ou extrait du film dans cet article car certains ne reflètent pas les qualités du film et d’autres en montrent beaucoup trop. Donc je vous invite vraiment à aller vous faire votre propre avis en salle. Il s’agit donc d’un film narrant l’histoire de Baby tombé malgré lui dans les filets d’un gangster qui va l’employer comme chauffeur pour des braquages, jusqu’à ce que la dette soit « payée ».

Ici Edgar Wright nous propose un film se reposant sur une structure musicale, le soundtrack qui va conditionner la durée des scènes, les mouvements des acteurs, l’émotion dégagée, bref l’histoire en elle-même.
Il ne s’agit pas d’un de ces énièmes films qui proposent une bande-son indé et hype comme « Garden State ». Ou encore de ces films surfant sur la nostalgie des années 80 comme « Gardiens de la Galaxie ». Si on peut aimer la bande-son de ces films, la musique dans « Baby Driver » fait partie intégrante de l’histoire et de l’oeuvre cinématographique en créant une chorégraphie du jeu des acteurs.

Petit rappel Edgar Wright n’en est pas à son premier essai en terme de film de genre comme avec « Shaun of the dead », « Hot Fuzz » ou encore « Scott Pilgrim vs the world ». Après le film de zombie, la comédie policière et le jeu vidéo filmé, on passe ici au film de gangster qui détourne et joue avec les codes du genre. Autant vous dire que c’est un vrai régal pour les yeux et les oreilles et le tout avec une histoire originale, vraiment ? Oui originale car c’est Edgar Wright qui a écrit le scénario, après la vraie originalité du film ne repose pas sur l’intrigue. Encore une fois son originalité c’est son rapport à la musique et au son au sens plus général. Cela va de la relation du héros avec un proche malentendant, de l’enfance avec sa mère chanteuse à l’évènement qui laissera une marque psychique et physique sur Baby ou encore sa difficulté à s’exprimer avec ses propres mots. C’est tout un univers propre au personnage de Baby dans lequel le spectateur va être immergé pendant presque 2 heures.

Les titres choisis ne le sont jamais au hasard et certains seront même détournés par certains personnages pour donner un nouveau sens à la scène comme sur le titre de Barry White. Ainsi la profondeur des scènes n’en est que plus riche et vous transporte littéralement comme avec un des titres phares du film « Easy ». Vous l’aurez compris pas de fausse note donc pour « Baby Driver » et cela va même jusqu’au mixage des bruitages du film dans la bande-son. Vous ne saurez plus si un crissement de pneu appartient à la musique ou à la scène, mais Edgar Wright vous dira qu’il appartient aux deux ! Pour ceux qui souhaitent avoir une analyse plus approfondie, je vous invite à lire l’excellent article de Capture Mag, « Mélodie pour un braquage ». Et à ceux qui cherchent des anecdotes de geek, Edgar Wright a eu la réponse :


Après deux visionnages en salle, et de nombreux qualificatifs en tête, je pense que je n’en ai pas fini de revoir le film et d’apprécier la maîtrise du réalisateur et des acteurs. Donc si vous ne l’avez pas encore vu, allez-y tant qu’il est encore en salle, ça vaut vraiment le coup !