Wildweek #253

Coup de coeur pour la découverte de Pi Ja Ma alias Pauline de Tarragon, et de son titre accompagné d’un clip tout aussi charmant « By the river ».

Le titre « Heartstruck (Wild Hunger) » de Hamilton Leithauser et Angel Olsen se dote d’un clip à ne pas rater.

Le nouvel album de Teleman se dévoile un peu plus avec un second extrait addictif « Repeater ».

The War on Drugs illustre un de ses titres en vidéo avec « Nothing to find ».
Bon week-end et bonne écoute !

St. Vincent prend possession du Trianon !

St. Vincent, alias Annie Clark en concert à Paris au Trianon en 2017

St. Vincent, était de passage à Paris dans la salle du Trianon ce mardi soir, pour une performance remarquable à l’occasion de son dernier album « Masseduction » paru ce mois-ci.
J’avais eu un véritable coup de coeur pour son précédent album « St. Vincent » qui m’a permise de m’intéresser de plus près à son univers à l’époque. J’avais eu d’ailleurs la chance de la voir en performance pour l’album de la semaine. Et avec la sortie de « Masseduction », le concert d’Annie Clark était donc un des concerts que j’attendais le plus cette année. J’étais également ravie de me retrouver dans la salle du Trianon, qui fait partie de mes salles parisiennes préférées !
Pas de première partie pour ce soir, mais un court-métrage d’horreur réalisé par St. Vincent projeté dans la salle, « The Birthday Party » dont vous pouvez voir le teaser ci-dessous.

Puis encore une demie heure, qui se fait longue à patienter avant de voir arriver sur le côté de la scène St. Vincent. Le rideau de scène légèrement entrouvert pour laisser passer la silhouette de l’artiste afin d’interpréter le premier morceau. Alors que le public se masse vers la gauche de la scène pour tenter de l’apercevoir, elle lance le show imperturbable dans sa tenue rose fuchsia. Revêtue d’un body rose fuchsia et fermement fixée sur ses jambières du même style, avec des petits manchons en fourrure de la même couleur, elle n’est accompagnée que de sa guitare de la même couleur. On verra défiler d’ailleurs tout au long de la soirée, une collection impressionnante de guitares, sur le même modèle signature, la sienne.
La première partie de la soirée sera dédiée aux titres de ses précédents album dans l’ordre chronologique de ses albums « Marry me », « Actor », « Strange Mercy » et « St. Vincent ». Durant cette partie, elle ira se placer à différents endroits de la scène, tirant le rideau de scène au fur et à mesure pour se dévoiler entière et fière.

Après un bref interlude, Annie Clark revient flamboyante pour interpréter son dernier album intégralement sur scène devant le public du Trianon. Chaque titre sera illustré de morceaux vidéos qui reprennent l’univers de ses clips parus jusqu’ici. Tons pop, scènes dérangeantes, répétitions et montages rendent la projection fascinante. Et cela a tendance à détourner l’attention du coeur du spectacle, St. Vincent maîtrisant à la perfection son show avec une voix aux multiples subtilités et une guitare endiablée.
Étant très adeptes des lives, ce n’est pas souvent que je me retrouve devant un artiste jouant en solo accompagné uniquement de sa guitare et je suppose, d’une bande son enregistrée. Et c’est peut-être ici le reproche que je ferais à la soirée, même si cela était cohérent avec le propos de l’album. En effet si je viens en concert c’est pour cet air de fraîcheur sur les titres, ce soupçon d’inattendu que l’on espère même si il arrive rarement. Ici pas vraiment de place à l’improvisation, pas de répit non plus pour le public car les titres s’enchaînent avec une vitesse impressionnante ce qui peut prendre de court notamment pour la sublime « New York ».
J’espère que j’aurais la chance de la voir entourée de musiciens, laissant cette artiste hors pair rebondir et animer le show dans un cadre vivant. En attendant la soirée confirme pour moi que St. Vincent fait partie de ces grands artistes qui marqueront leur temps.
Je vais donc continuer à suivre sa carrière, guettant les prochaines sorties d’album ou concerts !
St. Vincent, alias Annie Clark en concert à Paris au Trianon en 2017

Setlist

Marry Me
Now, Now
The Strangers
Actor Out of Work
Cruel
Cheerleader
Strange Mercy
Digital Witness
Rattlesnake
Birth in Reverse

Hang on Me
Pills
Masseduction
Sugarboy
Los Ageless
Happy Birthday, Johnny
Savior
New York
Fear the Future
Young Lover
Dancing With a Ghost
Slow Disco
Smoking Section

Sgt. Pepper Live à la Philharmonie, Happy birthday!

Sgt. Pepper Live concert à la Philharmonie avec Gaz Coombes, Carl Barât, Pete Doherty, Steve Mason et Ed Harcourt

Avec Sgt. Pepper Live, cette après-midi fut sous le signe des Beatles avec un concert anniversaire, à la Philharmonie de Paris, de l’album « Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band » oeuvre majeure interprétée par un supergroupe réuni pour l’occasion.
Initié par Ed Harcourt, le projet éphémère rassemble pour notre plus grand bonheur, des membres de The Libertines (Carl Barât et Pete Doherty), Supergrass (Gaz Coombes et Danny Goffey), The Coral (Paul Duffy), The Beta Band (Steve Mason) et Little Barrie (Barrie Cadogan). Autant dire qu’il y a du lourd pour ces deux concerts résolument rocks prévus ce dimanche. Vous pouvez d’ailleurs revivre le concert de 20h30 enregistré ci-dessous, en ce qui me concerne j’étais présente au concert de 16h30.

Placée au troisième rang dans le parterre, j’étais moi-même surprise d’être aussi bien située vu les prix très abordables. J’avais un point de vue juste parfait sur la scène et j’en ai bien profité. Étant fan des Beatles, je n’étais pas trop inquiète sur mon appréciation du concert mais j’ai tout de même été agréablement surprise. Le concert commence avec Ed Harcourt et Gaz Coombes au chant et à la guitare et la bonne ambiance est palpable.
Puis Pete Doherty fera son arrivée, mal assuré les quelques premières minutes, il s’en sortira plutôt bien avec des titres qui lui correspondent bien niveau chant comme « Lucy in the Sky with Diamonds » et « Getting Better ». Et puis les invités se succèdent avec Steve Mason et Carl Barât jusqu’à tous se retrouver en même temps sur scène. J’ai été particulièrement émue sur « A Day in the Life ». Si on devait trouvé à y redire je dirais qu’il manquait une voix féminine pour ancrer cette collaboration dans une interprétation plus moderne. J’aurais aimé aussi peut-être un peu plus d’appropriation sur l’instrumentalisation des morceaux pour les revisiter réellement, mais je ne vais pas bouder mon plaisir.
Ce Sgt. Pepper Live hommage se terminera de manière grandiose avec un public debout pour ovationner les artistes.
On aura droit à un rappel avec « Penny Lane » et « Strawberry Fields Forever » et on aurait aimé que ça se poursuive encore, mais c’est avec un grand sourire et des étoiles pleins les yeux que le public quitta les lieux.

Setlist

Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band
With a Little Help from my Friends
Lucy in the Sky with Diamonds
Getting Better
Fixing a Hole
She's Leaving Home
Being for the Benefit of Mr. Kite!
Within You Without You
When I'm Sixty-Four
Lovely Rita
Good Morning Good Morning
Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band
A Day in the Life

Penny Lane
Strawberry Fields Forever

Wildweek #252

La grosse claque de la semaine c’est la dernière folle série de la Blogothèque pour laquelle il faut en créditer l’idée à Damien Rice. Le kidnapping d’une personne du public pour un One2One avec un artiste pour une session inoubliable. Découvrez ici Justin Vernon pour « 8 (circle) », on attend la suite avec impatience.

MGMT est de retour avec le premier extrait de leur nouvel album, que l’on pouvait attendre avec un point d’appréhension. Et pourtant le premier extrait est plutôt accessible jouant sur les années 80 et un look à la Robert Smith pour le clip de « Little Dark Age ».

Certainement un des meilleurs albums de la rentrée, je ne pouvais pas résister à l’envie de partager la performance de LCD Soundsystem sur le plateau de Jimmy Kimmel Live pour « Tonite ».

On termine avec la jolie collaboration de Kurt Vile et Courtney Barnett où la complicité est flagrante et d’un naturel désarmant pour « Over Everything ».
Bon week-end et bonne écoute !

Wildweek #251

Beaucoup de sorties d’album en ce vendredi 13,
je vais donc m’attarder sur ceux non encore parus avec notamment Son Lux.
Découvrez dès maintenant le premier titre illustré « Dream State » annonçant la sortie de « Brighter Wounds » en février 2018.

On retrouve également Django Django, avec le premier single « Tic Tac Toe » de leur prochain album prévu pour janvier 2018 « Marble Skies ».
Découverte sympathique avec Ryder The Eagle alias Adrien Cassignol, originellement batteur de Las Aves et The Dodoz avec son premier EP en écoute « The Ride Of Love ».

On termine la semaine tout en douceur avec la petite perle offerte par Sufjan Stevens « Wallowa Lake Monster ».
Bon week-end et bonne écoute !

Wildweek #250

Tom Petty nous a quitté cette semaine et de nombreux artistes lui ont rendu hommage, ici Father John Misty reprend « To Find A Friend ».

Faites de nouveau une virée dans l’univers pop du dernier album de St Vincent avec le clip cauchemardesque de « Los Ageless ».

Belle découverte pour ce titre désenchanté de Oddisee « You Grew Up » et habilement illustré en animation par le studio belge Eugene and Louise.

Girls in Hawaii revient avec un nouvel album « Nocturne » paru la semaine dernière. C’est donc l’occasion d’y prêter l’oreille avec ici le clip de « Guinea Pig ».
Ryan Adams reprend Tegan and Sara avec le titre « Back in your Head » à l’occasion du disque anniversaire des jumelles.
Bon week-end et bonne écoute !

Phoenix de retour à Paris pour son « Ti Amo » tour !

Phoenix à l'Accor Hôtel Arena à Paris pour le Ti Amo Tour 2017

Ce vendredi, Phoenix a investi l’AccorHotel Arena à l’occasion de leur nouvel album « Ti Amo » paru cet été pour un concert mené de main de maître. C’est la troisième fois que j’ai la chance de voir le groupe en concert. Une première fois en cadre privilégié du tournage de la Musicale, puis au Palais des Sports à l’occasion de leur précédent album « Bankrupt! ».
Si « Ti Amo » ne s’est pas hissé à la hauteur d’un « Bankrupt! » ou « Wolfgang Amadeus Phoenix », il n’en reste pas moins un très bon cru du groupe. Même si j’aurais du mal à être objective les concernant, je me faisons donc une joie de les revoir !

The Parcels

Mais parlons tout d’abord de la première partie The Parcels. Tout jeune groupe, dont on a du vous rabattre les oreilles tout l’été avec leur titre qui n’en finit plus d’inonder les ondes « Overnight ». Et bien ce fut une découverte bien sympathique en live. Chaque membre, fringué comme si il venait directement des années 70, chante à un moment donné du show. Mais au-delà de leur style vestimentaire, ils réjouissent par leur spontanéité, leur plaisir et étonnement à jouer sur scène devant une salle pas si vide que ça. Les rythmes sont extrêmement dansants et les harmonies vocales maîtrisées. Ce qui permettra à The Parcels de remplir à merveille leur rôle de première partie. Les australiens en profiteront pour nous donner rendez-vous pour leur prochaine date à La Cigale le 13 novembre prochain.

Phoenix

Durant le changement de scène, j’en ai profité pour observer le système de retransmission du concert, filmé une fois de plus avec les complices de Phoenix, les talentueuses personnes de La Blogothèque. Vous pouvez découvrir le concert dans sa « presque » intégralité ci-dessus.
C’est une setlist généreuse à laquelle le public de Phoenix aura droit, mêlant principalement les deux derniers opus du groupe tout en glissant ici et là les grands classiques. Les titres s’enchaînent sans laisser le temps de faire retomber la pression. Les versaillais maintiendront le public en haleine tout au long de la soirée entre rythmes et effets de lumières magistraux. Bref on en prend plein les yeux et les oreilles.
Cette année l’installation scénographique se veut ambitieuse. Un miroir est maintenu au-dessus du groupe et reflète ce dernier évoluant sur un sol/écran projetant lumières et images. Étonnante et résolument moderne, cette installation permet à Phoenix de donner une nouvelle dimension à ses titres en les revisitant sur scène.

Thomas Mars de Phoenix à l'AccorHotel Arena pour le Ti Amo Tour 2017
Photo par Jérome Keinborg (@jeromekeinborg)

Si le groupe n’est pas connu pour être particulièrement expressif lors de ses prestations, ce soir-là je les ai trouvé plus présents et communicatifs avec le public. Peut-être que la petite phrase de Thomas Mars précisant qu' »ils attendaient cette date depuis le début de la tournée », a fait son petit effet.
Le final qui n’est pas visible dans la vidéo ci-dessus pour cause de problème technique avec le micro du chanteur n’arrivera même pas à jeter une ombre sur la soirée. Thomas Mars comme à son habitude, ira se balader et faire le tour de la salle pendant que ses acolytes assureront l’instrumental de « Ti Amo Di Piu ».
On quitte la salle à regret mais impatients de les retrouver pour le prochain album !

Phoenix à l'AccorHotel Arena à Paris pour le Ti Amo Tour 2017
Photo par Jérome Keinborg (@jeromekeinborg)

Setlist

J-Boy
Lasso
Entertainment
Lisztomania
Trying to Be Cool
Role Model
Lovelife
Tuttifrutti
Consolation Prizes
Girlfriend
Sunskrupt! (Bankrupt! / Love Like a Sunset)
Long Distance Call
Ti Amo
Armistice
If I Ever Feel Better
Rome

Goodbye Soleil
Telefono
Fior di Latte
1901
Ti Amo Di Piu

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« V » The Horrors

The Horrors "V" 2017

Ok c’est la rentrée et ça se ressent particulièrement avec les sorties d’album. Si de grands noms incontournables ont sorti des albums tout autant incontournables, ici je pense à LCD SoundSystem et son « American Dream » particulièrement réussi, ça me semblait un peut trop évident. C’est pourquoi je vais aborder le retour d’un autre groupe anglais The Horrors avec leur 5ème opus nommé « V ».
Pour être transparente, c’est un groupe que j’avais un peu délaissé ces dernières années entre « Skying » et « Luminous ». Mais 2017 marquera un tournant dans la discographie du groupe. On commence avec un titre d’ouverture, « Hologram », qui fait comme un pont communiquant entre le précédent et le nouvel album avec ces airs de grandeur et son ambition affichée. Mais le son et notamment l’électronique qui va mener l’album du début à la fin, donne une vraie profondeur et noirceur que recherche The Horrors. Rassurez-vous, les guitares restent présentes et auront la part belle sur « Machine » notamment.
En tout cas une chose que vous ne pourrez pas manquer de remarquer, c’est le chant de Faris Badwan, qui dans cet opus, se fait bien plus présent et fort, ce qui est relativement nouveau. On est pas encore dans la prestation parfaite car ce dernier a besoin de gagner en profondeur et prise de risque mais on est loin de l’interprétation parfois plate des précédents albums.

Le titre ci-dessus « Something To Remember Me By » est un des premiers en single et pourtant est peut-être celui qui reflète le moins l’album dans son ensemble bien qu’efficace. Si on ne peut pas dire que « V » de The Horrors contient des hits, les titres et leur mélodies ne vous laisseront pas indifférent avec de jolies subtilités. Pour information on retrouve à la production Paul Epworth, qui a travaillé avec Adèle et Coldplay mais sans oublier Bloc Party ou Babyshambles…
Donc « V » n’est pas un album dansant, ni un album qui vous permettra de vous défouler mais qui cherche plutôt à hypnotiser. C’est ainsi que je l’ai ressenti et la cohérence entre les différents titres vous transporte dans une bulle sonore bien agréable. Si il y a donc de vrais moments en apesanteur comme sur « Ghost », le groupe sait ramener l’auditeur au sol sans jamais le perdre en route.

It’s the right place, wrong time
Through this two-way mirror
No sign of life
The point of no reply

La force de cet album réside dans les ballades telles que « Point of no Reply » ou encore mon coup de coeur avec « Weighed Down » où la voix de Faris Badwan le transforme en crooner de son temps.
Avec « V » The Horrors prennent une nouvelle direction surprenante mais prometteuse et on ne peut qu’attendre ce que le groupe nous réserve pour la suite !

Wildweek #249

Alors que Wild Beasts annonce sa séparation pour poursuivre chacun leur route, ils en profitent pour partager un dernier EP donc il faut en profiter avec le titre phare « Punk Drunk And Trembling » !

Difficile de résister à la vidéo de la collaboration entre Kurt Vile et Courtney Barnett qui semble comme une belle évidence avec « Continental Breakfast ».

Michael Cera en plus d’être acteur (Juno, Scott Pilgrim), navigue aussi dans le monde de la musique et nous offre un titre avec Sharon Van Etten « Best I Can ».

Grizzly Bear continue de dévoiler des clips et cette semaine c’est l’étonnant et étrange clip pour « Losing All Sense ».
Bon week-end et bonne écoute !

Wildweek #248

Découvrez la ville de Hong Kong avec la visite guidée de Sonnfjord pour leur titre délicieusement pop « Lights ».

Alors que leur nouvel album est tout juste sorti en début de mois, The Pains of Being Pure at Heart nous dévoile le clip de l’un des titres « So True ».

Pour ceux qui comptent assister au concert de l’excentrique Mac DeMarco en cette fin d’année, vous ne serez pas dépaysé par la première partie qui sera assurée par Montero. Soft-pop et univers psychédélique seront au programme !
Christopher Owens revient pour notre plus grand plaisir avec un nouveau groupe « Curls » et un titre en écoute avec « Emotion ».
Et avant de partir, on n’oublie pas qu’en octobre se déroule un petit festival à la programmation rock pointue, c’est l’Eldorado Festival au Café de la Danse du 11 au 14 octobre.
Bon week-end et bonne écoute !