Au Revoir Simone @ La Gaîté Lyrique, un air de Brooklyn à Paris

Au Revoir Simone, Gaîté Lyrique 2014

Alors que je ne les connaissais pas il y a quelques mois, obstinée par mon à priori contre les voix féminines, je me retrouve ce soir en face de ces demoiselles.
Et pourtant ces voix éthérées ne m’étaient pas inconnues car elles sont présentes sur l’un des titres de l’album « Le voyage dans la lune » de AIR, un de mes coup de coeur de début 2012.
Ces 3 filles originaires de New York ont balayé d’un album mes doutes. Avec chacune un timbre de voix différent, c’est 3 personnalités se dévoilent sur scène en toute simplicité et évidence. Ce trio fait face au public s’exposant complètement avec une générosité étonnante. Car elles n’en sont plus à leurs débuts, « Move in Spectrums » marque le 4ème essai et confirme leurs qualités. Des mélodies envoûtantes et pop et une insouciance qui rappelle l’univers désenchanté de Sofia Coppola.
La basse et la guitare qui viendront tantôt faire une apparition sur scène sont bienvenues, apportant de l’amplitude et de la variété à la soirée.

Si le cadre de la Gaîté Lyrique n’est pas des plus flatteur niveau son et ambience, j’ai regretté qu’il n’y ait pas de recherche graphique et visuelle plus poussée. Leur musique se prête bien à ce genre de scénographie et j’en attendais un peu plus.

Au final je n’ai pas trouvé le concert à la hauteur de l’album mais la sympathie qui se dégage de ces 3 filles m’encouragent à guetter leur prochain passage dans la capitale pour me faire un second avis.

L’heureuse surprise je l’ai eu avec la première partie et c’est assez rare pour le souligner. C’est par le projet musical The Pictish Trail de l’artiste écossais Johnny Lynch que la soirée fut entamée de la plus belle des manière. Avec une prestation toute en poésie et mélodies principalement à la guitare, l’artiste est aussi un clown truffant le show de mini sketches à l’humour et un second degré irrésistibles.

San Fermin @ l’Album de la Semaine

Album de la Semaine Canal Plus

Je vous avais parlé de San Fermin, lors de l’Album du Mois en fin d’année 2013. C’était un de mes gros coup de coeur 2013.
C’est donc avec grande impatience que j’attendais de voir le groupe se produire sur scène. Mais première surprise, l’interprète féminine a changé, je trouve ça particulièrement étonnant lorsqu’on fait attention à la communication du groupe et du succès de « Sonsick » !

Le groupe s’installe tranquillement et confirme l’impression sympathique que je m’en faisais… à une chose près… Bien que la tête du groupe soit le jeune homme discret caché derrière son synthé, la voix qui porte les paroles et fait face au publique est très importante. Et malheureusement je n’ai pas été convaincue par la nouvelle interprète, ni par le chanteur qui n’a aucun charisme malgré sa voix.
Le problème de balance entre le groupe et les chants n’a pas aidé non plus, ce qui lors de chaque envolée musicale, noyait littéralement les performances vocales."San Fermin" San Fermin 2013Il n’y a aucune alchimie entre ces deux chanteurs et j’avais l’impression de voir d’un côté les musiciens formidables et de l’autre, 2 interprètes posés là.
Le groupe est vraiment super, les mélodies magnifiques, avec une jolie improvisation pendant un problème technique, bref ils savent y faire !
Mais je suis restée sur l’envie de réecouter l’album studio. J’en attendais sûrement trop… Je guetterais tout de même leur passage dans des festivals à l’occasion pour me refaire une idée dans des conditions différentes…

Setlist

Renaissance!
Crueler kind
Casanova
Sonsick
Methuselah
Torero
Parasites
Bar
Oh darling
The count

Voyagez au coeur de la jungle avec Beaty Heart

Beaty Heat à la Flèche d'Or le 11 avril 2014

C’est avec curiosité que je reviens à la Flèche d’Or pour assister aux débuts d’un groupe anglais Beaty Heart.
Avec les beaux jours, rien de mieux qu’une musique ensoleillée parsemée de quelques grains d’excentricité pour exciter les oreilles. Si vous êtes dans ce mood, je vous conseille fortement d’aller vous balader du côté des londoniens Beaty Heart et de leur multiples influences des quatre coins du monde. Leur musique est un bricolage de sons et de mélodies pour une mosaïque multicolore où l’on retrouvera des samples, percussions de toutes sortes avec un soupçon de psychédélisme enrobé dans une jolie pop portée par la voix de Josh Mitchell.
Avec eux, il ne faut pas s’attendre à de la musique convenue, il faut au contraire écouter sans préjugé et absorber ces expérimentations qui ne tombe pour l’instant jamais dans l’inaudible.

Concernant la prestation, ce sont trois membres réservés, la tête sur leur instruments que j’ai pu observer. Mais pour le taux de remplissage de la salle, ils ont honoré le public comme ils pouvaient. Leur présence sur scène marche très bien et je ne doute pas que devant un public plus fourni, l’ambiance montera vite surtout avec ce type de sons qui nous invitent à l’introspection si ce n’est à une transe.

En tout cas c’est avec impatience que j’attends leur album et que je guetterais leur prochain passage dans la capitale.

Back in the 90’s avec Texas au YOYO !

Texas au Yoyo le 10 avril 2014

Groupe phare de mes années collège, me voici ce soir attendant leur entrée sur la scène du YOYO du Palais de Tokyo.
Je n’ai pas honte de dire que j’ai acheté (et j’ai encore) « The Hush » sorti en 1999 et que je me souviens encore des paroles de « In our lifetime » ou « Summer son », j’ai pu le vérifier lors du concert…
Et c’est sans surprise que j’ai retrouvé une Sharleen Spiteri bien changée mais avec beaucoup d’humour. Le concert a été organisé pour remercier les fans des 25 de fidélité et pour ça, le groupe joue le jeu parfaitement. Elle ira même jusqu’à en appeler certains par leur prénom et à poser devant les objectifs afin de créer de beaux souvenirs.

Et pourtant on sent la magie s’essoufler, à part les tubes du groupe, l’ambiance retombe vite lors de chansons que l’on pourrait qualifier d’anecdotiques… J’ai eu la désagréable impression que Sharleen Spiteri jouait la comédie sur certains morceaux en débordant d’une énergie qui ne correspondait pas vraiment au titre joué. Heureusement pour moi, les tubes du groupe sont nombreux et relancent à coup sûr le show. La leader incroyablement charismatique arpente la scène de long en large et ravi ses fans.

La voix de l’ecossaise est magnifique et parfaitement maîtrisée avec des nuances de chant d’une grande beauté qui contraste bien avec son sens du rythme.
Une des raisons pour laquelle j’appréciais particulièrement ce groupe, c’était la capacité de la chanteuse à ne pas hurler ou pleurer sur chaque titre. Elle apporte une interprétation sensuelle et subtile.
Si je suis ressortie avec une impression partagée, j’ai pris un réel plaisir à renouer avec ce groupe le temps d’une soirée.

Setlist

Detroit City
Halo
When We Are Together
If This Is Real
Once in a Lifetime
Lover
The Conversation
Big World
Summer Son
Black Eyed Soy
Say What You Want
Inner Smile
Dance to the Music
River Deep

Johnny Borrell and Zazou colorent le Truskel

Johnny Borrell and Zazous au Truskel le 27 mars 2014

Je guette toujours la programmation du Truskel, petit bar sur les Grands Boulevards, où les occasions d’un concert à l’ambiance unique ne manquent pas. Et cette fois c’est l’étonnant Johnny Borrell et son groupe Zazou qui s’y collent.

Pour replacer l’énergumène dans son contexte, Johnny Borell a été le bassiste de The Libertines (Pete Doherty, Carl Barât) avant d’aller voguer vers d’autres cieux en fondant son groupe Razorlight.
Aujourd’hui on le retrouve dans une configuration inattendue, entouré d’une dizaine de musiciens dont Darren Barry , entre violonistes, contrebasse, percus, violoncelle et accompagné d’un saxophoniste charismatique d’origine brésilienne João Mello.

Alors que toute la bande prend au moins la moitié de la petite salle de concert en étant serré comme des sardines, le public leur fait face à moins d’un mètre distance, histoire de ne pas marcher sur les enceintes. Je remarque au fond un drapeau Basque… l’histoire, c’est que les chansons sont nées d’une session de ces musiciens de talents dans la maison de Johnny Borrell au Pays Basque ! Il devient de plus en plus sympathique ce petit gars :)

Rapidement le concert débute, les musiciens s’échangent les rôles, la proximité avec le public donne une ambiance particulière à la soirée. Si le groupe n’est pas des plus à l’aise dans cet espace étriqué, il nous offre une prestation haute en couleur et en mélodies.
Les sons sont jazzy et de type bossa nova et l’harmonie du groupe rend l’ensemble excellent ! Quelques titres tirent vers l’expérimental et le répétitif, trop prise de tête et opaque pour mes oreilles, mais chaque titre est unique et le concert nous le prouve !


La chanson la plus représentative et la plus irrésistible de cette soirée reste « Cacambo’s March » où l’ampleur du saxophone fait écho au chant de Borrell. Entre morceaux expérimentaux et véritables rayons de soleil, il est certain que je vais rester à l’affût du prochain album de mister Johnny Borrell !

Setlist

In the City
The Artificial Night
Black God
Cacambo's March
Dagger Song
Man gave Names to All the Animals
We cannot Overthrow
Ladder to your Bed

Camera Song
The Artificial Night
Cacambo's March

St. Vincent @ l’Album de la Semaine

Album de la Semaine Canal Plus

Alors que St. Vincent alias Annie Clark fait partie du cercle d’artistes que j’affectionne particulièrement, l’Album de la Semaine était une occasion rêvée de découvrir son dernier album éponyme.

En effet elle a côtoyé Sufjan Stevens, Arcade Fire, Andrew Bird, Death Cab for Cutie et Grizzly Bear entre autres et cela donne un bon aperçu de son oeuvre.
Je parle d’oeuvre et non de composition, car St.Vincent est une artiste de plusieurs manières, musicalement parlant biensûr mais elle s’exprime également visuellement et dans sa gestuelle. C’est à dire que lorsqu’elle est arrivée sur le plateau, le lieu était déjà modifié selon ses besoins scénographiques avec une sorte d’estrade à plusieurs étages, les lumières accordées et elle-même avec son style et une tenue très graphique.
St Vincent "St Vincent" 2014 Dès le démarrage du premier titre, elle se met à faire des mouvements que l’on ne peut pas vraiment assimiler à de la danse mais donnant une profondeur supplémentaire à la prestation. Ces gestes tantôt coordonnés avec son groupe tantôt en solo, structurent la chanson, en se répétant sur les refrains notamment.

J’ai donc eu une véritable surprise et claque artistique en voyant St. Vincent se produire à quelques mètres.

Elle ira même jusqu’à se contorsionner sur l’estrade dans une gestuelle sophistiquée, pleine de sensualité et de grâce. Pour revenir à sa musique, sa voix est impressionnante, et elle s’en sert comme d’un instrument dont elle tord les sonorités. Sans avoir besoin de forcer, elle module son chant et a une maîtrise complète de ses possibilités vocales, moi qui ne suis pourtant pas fan des voix féminines, j’ai été bluffée.
Enfin au niveau des titres proposés, l’album est plutôt très accessible même si je n’ai pas adhéré au dernier titre « Bring me your loves » trop expérimental à mon goût. Mais je me réconforte avec les autres, tels que « Birth in Reverse » et « Prince Johnny » qui sont mes coups de coeur.

Setlist

Rattlesnake
Digital Witness
Birth in reverse
Regret
Jesus
Prince Johnny
Huey Newton
Bring me your loves

Temples @ l’Album de la Semaine

Album de la Semaine Canal Plus

Alors que j’étais passée à côté de l’excitation suscitée par ce nouveau groupe britannique, leur passage à l’Album de la Semaine m’a permis de les découvrir dans un cadre privilégié.
Un cadre qui ne convient pas à tous les groupes, le public est formaté par l’équipe de tournage : « si possible restez debout car c’est un groupe de rock anglais ». Malheureusement pour ma part cela portera préjudice à la prestation de Temples qui tient plus du rock psychédélique à la The Doors, la tignasse en cadeau.
C’est donc un vrai défi que de rester debout pendant 50 minutes totalement sobre et conscient en écoutant de la pop glam psyché sur laquelle il est difficile de danser « normalement ». Je n’ai pas apprécié l’attitude du groupe que l’on qualifie soit de snob ou de timide selon si l’on soutient le groupe ou non. Même si il s’agit d’un tournage TV, il faut essayer de communiquer avec son public d’autant plus qu’il y avait des fans ce soir là. Enfin je n’ai jamais été fan des jeunes groupes plein de style et il faut admettre que lorsque les membres du groupe débarque sur scène, on a droit à tout un déballage de tignasse plus ou moins longue et plus ou moins bouclée flanquée sur des pantalons à patte d’eph…
Je serais méchante, je dirais qu’ils cherchent à être une caricature des 60’s.
Temples "Sun structures" 2014Et pourtant une fois rentrée j’ai tout de même eu envie d’écouter l’album confortablement installée dans mon canap’ et c’est une réelle belle découverte, beaucoup plus accessible qu’en concert où les solos de guitares s’étirent.
Si on cherche à faire des parallèles, ils empruntent tantôt à T-Rex, aux Beatles jusqu’aux Pink Floyd et autres du même style.
Cependant il faut tout de même se dire que le groupe n’invente rien et ne révolutionne certainement pas, même si il réussit à éviter le plagiat. Pour le prochain album, il suffirait de se concentrer un peu plus sur l’album en lui-même que sur le style de poseur du groupe.

Setlist

Colours to life
Sun Structures
Question isn't answered
Move with the Season
Keep in the Dark
Sand Dance
Ankh
Mesmerise
Shelter Song

Phoenix pour les grands et les petits !

Phoenix Palais des Sports 2014

Si je devais choisir un groupe ou artiste pour définir l’année 2013, pour moi cela serait sans aucune hésitation Phoenix et son « Bankrupt! »
J’ai déjà longuement parlé du dernier album du groupe chez Positron. C’était donc difficile de passer à côté des deux concerts parisiens en ce début de février. D’autant plus qu’après avoir vu le groupe en concert intimiste sur le plateau de la Musicale, j’avais envie de les tester en grand.
Le choix de la salle du Palais des Sports (Porte de Versailles) est assez étonnant si on met de côté la petite référence à l’origine du groupe. Je ne connaissais pas cet endroit donc je n’avais aucun à priori, mais désormais je sais que j’éviterais cet endroit classé avec le Zénith de Paris et le Trabendo dans le top 3 des pires salles parisiennes. Même si l’on ne va pas en concert pour écouter l’album comme en studio, il y a une certaine qualité à avoir et ce n’était pas le cas ce vendredi soir, heureusement la prestation du groupe m’a vite fait oublier ces déboires sonores.
L’ambiance était très sympa, le placement était libre on retrouve donc les plus jeunes dans la fosse et un public assez mature dans les gradins pour généraliser. À ma grande surprise je me suis retrouvée au milieu des lycéens pour ne pas dire collégiens, mais j’assume ! Et cet éclectisme est une des grandes qualité de ce groupe qui au fur et à mesure des années n’a jamais posé de frontières sur sa musique tout en se renouvelant à chaque album. Enfin c’est avec un naturel désarmant que les membres du groupe arrivent sur scène et entament directement « Entertainement » qui donnera le ton du show.

Un show maîtrisé et envoûtant où chaque membre a sa place et joliment mis en scène avec des lumières qui transcendent chaque morceau.
En effet pas de décor extravagant sur scène, un « simple » mur led dans le dos du groupe suffira à éblouir la foule dans le bon sens du terme ! De très beaux jeux de couleurs et de lumières habillent les titres sans jamais balancer les projecteurs dans les yeux du public !
En ce qui concerne la musique, les titres s’enchaînent avec une efficacité imparable ne laissant jamais retomber l’engouement du public du début à la toute fin du concert. Thomas Mars sait parler au public, s’approchant des premiers rangs et en montant sur les barrières, se donnant littéralement à ses fans. On peut leur reprocher de rester assez secrets mais le plaisir qu’ils ont à être sur scène est indéniable. Ils communiqueront avec nous uniquement par leurs titres ou presque et le chanteur fera son traditionnel tour de salle pour les remerciements. Ce qui est assez impressionnant vu la foule amassée dans la salle !

Lors du rappel Sébastien Tellier est venu jouer l’intro de « La ritournelle » et le très beau titre « L’amour et la violence » avec Thomas Mars le rejoignant au chant.

Phoenix est un groupe incontournable de la scène musicale et il y a fort à parier qu’ils ont encore pas mal de choses à nous faire découvrir pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

Setlist

Entertainment
Lasso
Lisztomania
Long Distance Call
Too Young / Girlfriend
Trying to Be Cool
Chloroform
The Real Thing
Run Run Run
Love Like a Sunset Part I / Bankrupt! / Love Like a Sunset Part II
Consolation Prizes
S.O.S. in Bel Air
Armistice
1901

Countdown
If I Ever Feel Better / Funky Squaredance
La Ritournelle (Sébastien Tellier cover)
L'Amour et la Violence (Sébastien Tellier cover)
Funky Squaredance
Rome
Entertainment

Palma Violets et Miles Kane @ Festival Fnac Live

Festival Fnac Live 2013

C’est sous un soleil radieux et longtemps attendu que cette édition du Festival Fnac Live aura lieu au plus grand plaisir des parisiens coincés dans la capitale !
Pour ma part je vais juste aborder les prestations des Palma Violets et de Miles Kane pour lesquels j’ai pu me libérer. Dommage car j’aurais bien profiter des airs nostalgiques de Villagers juste avant…
Tout d’abord la scène avec une déco simple mais impeccable, placarde en fond de toutes les photos qui seront faites, le logo du festival.
L’avantage de cet évènement est la richesse de la programmation qui pour le lancement balance 6 artistes les uns après les autres le même soir !
Les sets se suivent mais ne se ressemblent pas, ne laissant pas le temps à l’ambiance de redescendre et tant mieux !Palma Violets Festival Fnac Live 2013Par contre si vous venez pour un artiste précis, vous serez probablement frustré par la brièveté de la prestation. Pour ma part j’aime avoir de bonnes surprises en festival pour ensuite faire mes choix de concerts l’année suivante.
Lorsque les 4 garçons de Palma Violets arrivent sur scène, on est frappé par la différence de style de chacun. Entre le bassiste bad boy qui fera tomber les midinettes, le leader sage et mature, le claviériste rêveur, le public peut choisir son chouchou.
Mais il sera difficile de quitter des yeux ce bassiste irrévérencieux qui canalise l’attention du public, le titille et en redemande. Les titres sont efficaces et font leur effet sur le public.

Ne comptez pas sur Miles Kane pour faire redescendre la pression, rien qu’avec son costume et sa classe naturelle, il électrise à lui tout seul le petit peuple amassé sur la place de l’Hôtel de Ville de Paris.
Si le second album laisse plus de place à une sympathique pop plutôt qu’au morceaux rock de son répertoire, je n’ai pas boudé mon plaisir. Il sait y faire et la reprise de Jacques Dutronc pour « Le Responsable » lui sied à merveille !

Bref ce festival Fnac Live est un rendez-vous incontournable en plus d’être gratuit, qui donne un joli prétexte pour redécouvrir les quais de Seine en fin d’après-midi, alors à l’année prochaine !

Setlist

Palma Violets
Johnny Bagga' Donuts
Rattlesnake Highway
Chicken Dippers
Step up for the cool cats
Best of friends
We Found Love
Tom the Drum
"Brand New Song"

Miles Kane
Taking Over
Kingcrawler
Rearrange
Better than that
Responsible
Darkness in our hearts
Inhaler
Don't forget who you are
Give up
Come closer

Babyshambles @ Festival Soirs d’été

Babyshambles Soirs d'été

Organisé depuis plusieurs années par la mairie du 3ème et en partenariat avec Oui Fm, cette année le Festival Soirs d’été prend son envol en prenant place sur la toute rénovée place de la République.

Cette édition marque le retour tant attendu par les fans des Babyshambles, deuxième groupe de l’imprévisible Pete Doherty, tellement imprévisible que le concert était une surprise, en gardant secret jusqu’au dernier moment, le groupe invité. On suppose aisément que c’était pour ne pas décevoir les fans enragés…
Avec presque 7 ans sans album, c’est pourtant devant un public conquis que le groupe fait son entrée sur scène, à l’heure, avec un Pete Doherty titubant mais tenant debout !
La foule jusqu’ici pas trop bousculée, même si Puggy a su bien commencer la soirée et Jack Bugg plaire aux minettes, commence à taper du pied et la Place de la République tremble d’impatience !Pete Doherty Soirs d'été Babyshambles 2013 Mais ce soir là Pete Doherty semble pressé et c’est un set expédié auquel on a droit sans même un rappel pour clôturer la première soirée de ce festival Soirs d’été. On renoue avec ce rock sale et jeté et la foule répond aux moindres caprices du leader. Il faut dire que l’image de poète désanchanté et maudit de la star plaît bien aux français. Et il l’a bien compris, glissant un clin d’oeil à la Brassens avec quelques paroles de « Les copains d’abord »…Festival Soirs d'été Ouï FMOn aura droit aux grands classiques du groupe comme « Delivery », « Pipedown » et « Fuck Forever » dont ce dernier marquera le départ du groupe devant une foule déchaînée. Il en profitera pour faire le lancement de son premier single « Nothing comes to nothing » diffusé le même soir pour la première fois sur la BBC.
Même si la soirée se terminera sur une note de déception pour l’absence de rappel, je garde en mémoire le plaisir d’avoir vu les titres des Babyshambles joués en électrique ! Le Pete rock’n’ roll est de retour

Setlist

Fireman
Delivery
Nothing Comes To Nothing
Maybelline
I Wish
Killamangiro
Pipedown
Fuck Forever