Rock en Seine, Jour 3

Pond Rock en Seine 2015

Je débute cette dernière journée de Rock en Seine, sous un soleil de plomb, une atmosphère moite règne, la foule est agglutinée devant la scène Pression Live pour attendre Pond. Pour la petite info, c’est un projet collaboratif de certains membres de Tame Impala qui joue plus tard dans la même journée sur la Grande Scène. C’est grâce au succès de Tame Impala, que le projet Pond a pu perdurer et atteindre une belle reconnaissance avec leur dernier album en date « Man, it feels like space again » où les influences psychédéliques se font plus discrètes. Si les corps sont fatigués, la musique de Pond porte le public d’une bien belle manière et donnera envie de se replonger dans leur album. C’est pour moi une des meilleures découvertes de l’année, tant au niveau album qu’en live !
Last Train Rock en Seine 2015Je me dirige alors pour mon premier et unique concert sur la scène de l’Industrie pas très loin, la foule tente de se préserver du soleil en occupant la colline à l’ombre. Mais Last Train tout jeune groupe français s’assure de garder une température élevée avec un show crasseux, hurlant qui ravira les fans du genre. Je passe mon tour, mais je reconnais l’énergie et la passion dégagée par le groupe !
Fuzz Ty Segall Rock en Seine 2015Je profite de la proximité de la scène de la Cascade pour ne pas rater le groupe Fuzz avec ni plus ni moins que Ty Segall. Le prolifique californien ne se contente pas de sortir des albums à son nom, mais en profite pour officier dans divers side project comme celui du jour, Fuzz. Flanqué de Charlie Moothart et de Chad Ubovich, le visage barbouillé de blanc, l’énergumène se place au centre du trio, derrière sa batterie pour nous déverser une heure de guitares délirantes et d’envolées de rock indépendant pour le bonheur des festivaliers de Rock en Seine. Je me suis un peu retrouvée malgré moi propulsée au coeur de la fosse pour très vite me mettre en place sûre. Mais on est jamais en tranquille avec eux, ils vont nous malmener pendant une heure au rythme de leurs différents titres et on en redemande !
Tame Impala Rock en Seine 2015Je fonce vers Tame Impala, bien que je suis loin d’être fan de tous leurs titres, ils ont des éclairs de génie fulgurant comme avec « Elephant » entres autres. Les nouveaux titres sont cependant à l’honneur en ouverture de concert avec les « Let it happen » et « ‘Cause I’m a man » fredonné par tout le public, les titres s’enchaînent dans une mécanique désormais bien huilée. Tame Impala était un des concerts que j’attendais le plus du festival et je n’ai pas été déçue. Je quitte à contre coeur Tame Impala avant la fin pour éviter le mouvement de foule et alors que je leur tourne le dos, un de mes titres préférés débute « Feels like we only go backwards »…
Parquet Courts Rock en Seine 2015Gros dilemme pour cette fin de festival, tiraillée entre Tame Impala, Parquet Courts et Alt-J, j’ai finalement terminé le festival avec le rock de Parquet Courts sur la scène Pression Live. J’aime pas mal leur album « Sunbathing Animal » paru l’année dernière. Cependant leur concert qui était mon final de Rock en Seine fut décevant. En ce qui me concerne, je n’ai pas accroché au jeu nerveux mais trop répétitif des trois garçons, ni au chant trop monotone.
Rock en Seine 2015 Parc de Saint Cloud Bien que cette édition ait eu un line-up un peu plus faible que les année précédentes, les conditions étaient idéales pour avoir de vrais bons moments de live. Et cela m’a permis de faire la connaissance de groupes encore trop méconnus et ça c’est une des valeurs phares d’un bon festival. L’ambiance générale des concerts fut assez sage mais pour une fois plus respectueuses par rapport aux précédentes éditions auxquelles j’ai assisté .
À l’année prochaine !

Rock en Seine 2015, Jour 2

Mini Mansions Rock en Seine 2015

Soleil et chaleur sont au rendez-vous pour cette deuxième journée de Rock en Seine qui se résumera à des allers-retous incessants entre la scène Pression Live et la Grande Scène toute la journée !
Un passage au stand Ben & Jerry’s s’impose avant de rejoindre, pour le 1er concert de la journée, la scène Pression Live et les Mini Mansions. Mini Mansions ce n’est ni plus ni moins que le bassiste de Queens of the Stone Age, Michael Shuman, le très fleuri Zach Dawes et Tyler Parkford planqué derrière son synthé, on rappellera également que notre crooner préféré, Alex Turner des Arctic Monkeys, avait fait une jolie apparition sur leur dernier album. Le trio domine la scène avec une facilité déconcertante et est bien loin du registre de Queens of the Stone Age pour surfer sur des sonorités psyche pop qui ne rend pas étonnant leur collaboration avec Brian Wilson de The Beach Boys. Bref une jolie découverte en live pour ce début d’après-midi à Saint-Cloud.
Stereophonics Rock en Seine 2015Je les quitte un peu avant la fin pour avoir le temps de rejoindre la Grande Scène afin de retrouver les Gallois de Stereophonics, mené par le charismatique Kelly Jones à la voix éraillée si singulière. Après les avoir vu à l’O2 à Londres il y a quelques années, j’ai découvert leur nouveau batteur Jamie Morrison qui a bien du mal à faire oublier le sympathique Javier Weyler… Le show nous fait remonter dans les classiques du groupe, étalant le savoir-faire d’un bon rock classique et efficace sans éviter certains écueils de leur récents titres ou de ballades mielleuses.
Glass Animals Rock en Seine 2015À peine le concert fini, que je suis déjà en route pour ne pas manquer un groupe que je souhaitais voir depuis quelques temps déjà, Glass Animals. Dave Bailey est déjà en train d’hypnotiser la foule avec sa voix suave et ses danses hantées quand j’arrive à me glisser devant la scène. Les titres planants prennent une nouvelle dimension en live pour nous garder sous leur influence planante. Si l’album « Zaba » peut être difficile d’accès, tant la musique est vaporeuse et insaisissable, en concert, l’énergie du groupe fait tomber les barrière de leur pop indé.
Years & Years Rock en Seine 2015À à 21h50 tapantes je suis déjà en place pour découvrir un groupe londonien que je connais à peine Years & Years mené d’une voix de maître par Olly Alexander. Les effets visuels du groupe nous transporte directement dans un nouvel univers dance electro. Vainqueur du BBC Sound of 2015, Years & Years revient devant un public conquis pour animer la nuit parisienne. Si personnellement je n’écoute pas leur album, leur prestation live est assez irrésistible dans un festival.
The Libertines Rock en Seine 2015Le quatuor anglais prend possession de la Grande Scène pour le grand final tant attendu de ce Samedi soir. Autant dire tout de suite, le concert a eu l’effet d’un pétard mouillé tant le jeu des poètes maudits d’Albion était tranquille. Certes, sur les premiers titres, on avait du mal à discerner les mélodies, seul les connaisseurs reconnaissaient les titres tellement la balance était dans les choux. Mais il y a eu beaucoup trop de temps morts, le show était saccadé et même la reprise « Les copains d’abord » de Pete Doherty est tombé à l’eau. Le point positif est que le duo sulfureux, formé par Carl Barât et Pete Doherty, nous a moins servi son fan service artificiel pour une attitude plus mature et honnête et j’ai été agréablement surprise par les quelques nouveaux titres joués en live qui rendent plutôt bien. Après les avoir vu tant en solo, en acoustic ou en réunion à Hyde Park, c’était le concert le plus mou que j’ai vu de leur part, est-ce qu’ils se sont préservés pour leur prestation de Reading le lendemain ?

Sur cette réflexion, je m’en vais profiter de cette dernière journée au Parc de Saint Cloud… à très vite !

Rock en Seine 2015, Jour 1

Rock en Seine Parc de Saint Cloud 2015

C’est un peu comme si les éléments s’étaient tous mis d’accord pour que l’édition Rock en Seine 2015 soit épargnée par le mauvais temps, car je craignais le pire pour ce week-end.
Et pourtant ce 1er jour de la 13ème édition du festival parisien s’ouvre sur un rayon de soleil comme pour adoucir la rentrée. À peine la sécurité franchie, que l’on patauge déjà dans la gadoue entretenue par l’installation du festival Rock en Seine et le temps pourri des derniers jours. Et ce n’est pas les millers de festivaliers qui vont épargner les brins d’herbe engloutis du Parc de Saint Cloud !
FFS Franz Ferdinand & Sparks Rock en Seine 2015En ce qui me concerne, ce vendredi sera plutôt light en concerts, boulot oblige ! Mais j’ai pu être au rendez-vous pour voir la fusion de Franz Ferdinand & Sparks sur scène. Le public est impatient et déborde comme d’habitude sur le chemin qui longe la scène, la renommée des écossais de Franz Ferdinand attire. Personnellement j’ai été beaucoup moins séduite par l’autre moitié de FFS, Sparks, même si le charisme des frères Mael est indéniable avec une démonstration de danse donnée par Ron. En tout cas cela faisait longtemps que je souhaitais voir la bande d’Alex Kapranos en live et je n’ai pas été déçue. Dès que les premières notes d’un titre de Franz Ferdinand se laissaient entendre, la foule leur faisait écho. Les titres comme « Take me out » restent efficaces et parfaits pour un lancement de festival. FFS terminera le show sur leur joyeux « Piss Off ».
Pour des raisons de « je retrouve des potes à Rock en Seine », je me suis retrouvée par hasard devant les vétérans de The Offspring qui, si ils ont pris un sérieux coup de vieux, ont déballé leur son punk rock américain avec visiblement beaucoup de plaisir, un plaisir qui contamina très vite la foule. Sagement planquée en arrière, je me suis surprise à connaître la grande majorité des titres qui ont bercé nos années 90, tout en regardant des jeunes et moins jeunes pogoter dans une ambiance bonne enfant.
Exposition Rock en Seine 2015  Manuel CohenUne heure après, il est temps de retrouver le groupe qui, pour ma part, clôturera cette première journée, Kasabian. On retrouve les mauvaises têtes de Tom Meighan et du guitariste, chanteur, showman, Serge Pizzorno. Heureusement pour leur égo, ils sont sur la grande scène et laissent libre court à leur délire scénique mégalo. Certes je ne suis pas fan du groupe, mais ils ont beaucoup de très bons titres, qu’il joueront en masse pour introduire la soirée avant de dévier vers leurs dernières sonorités plus électro. C’est la troisième fois que j’assiste à un de leur concert, et force est de constater qu’ils ne gagneront jamais en modestie et que leur attitude dénote sérieusement avec leur talent ou reconnaissance ce qui peut donner des moments un poil gênant. Non les mecs vous n’êtes ni Jim Morrison, ni Liam Gallagher ou autres pilier du rock. Cela n’empêchera pas la soirée d’avoir de vrais moments qui feront honneur à la brit pop qu’on aime tant.

Bon il est temps de me mettre en route pour le 2ème jour de Rock en Seine 2015 avec une programmation lourde et belle place laissée aux bad boys anglais ! A demain pour la suite…

Bosco Rogers @ Social Club

Bosco Rogers Social Club 1er juillet 2015

Je vous en parlais il y a peu dans la Wildweek #143, c’est le groupe Bosco Rogers que j’ai eu le plaisir de découvrir en live au Social Club et officiait comme première partie des américains de Crocodiles.
Alors que Paris était plongée en pleine canicule, le Social Club s’est présenté comme un vrai oasis de fraîcheur, des conditions idéales pour découvrir en live ce duo franco-anglais composé respectivement de Barthélémy Corbelet et Delphinius Vargas.

Social Club Paris 1er juillet 2015Ces derniers, qui forment donc Bosco Rogers, étaient sur scène afin de promouvoir leur dernier EP « French Kiss », déjà disponible sur Spotify pour les curieux.
Comme pour leur premier EP, les chansons sont écrites, composées, produites et enregistrées par ces deux gars et respirent bon la pop anglaise et le garage avec des mélodies efficaces et leurs chants nonchalants. Le cocktail est revigorant et ce n’est pas pour rien que le groupe s’est fait remarqué pour leur single « The Middle » par la BBC radio 6, The Guardian… rien que ça. Le single est entêtant, le clip gentiment décalé ce qui rend le duo terriblement attachant car ils ne se prennent pas au sérieux.

En live les chansons prennent de la puissance pour virer flower punk à coup de fuzz de guitares, un vrai régal à ne pas manquer !
En ce qui concerne le live, les titres prennent de la puissance pour virer flower punk à coup de fuzz de guitares, un vrai régal à ne pas manquer !
Bref vous avez 2 EP à vous mettre sous la dent, et ils contiennent des tubes parfaits pour votre son de l’été alors ne vous privez pas. Le dernier EP lui laisse un plus grande place aux claviers notamment sur l’intro du titre éponyme et se fait plus sophistiqué. Le duo Bosco Rogers nous réserve encore de bonnes surprises et je vous conseille d’y tendre l’oreille et de les suivre sur leur page facebook.

Crocodiles Social Club, le 1er juillet 2015Cette soirée fut également l’occasion de découvrir sur scène le groupe originaire de San Diego Crocodiles avec un Brandon Welchez charismatique au chant et guitare et un Charles Rowell à la danse abstraite !
Le show fut survitaminé mais le retour du public assez timide ce qui laissa un peu perplexe le groupe. On sentait également le soulagement de Crocodiles car cette soirée était également la clôture de leur tournée européenne.

Setlist

Bosco Rogers
Googoo
Banana Socks
Anvers
The Middle
French Kiss
The Million
Soupoli
Corner to Corner
Buttercup
True Romance
In Stereo

Crocodiles
Mirrors
Foolin' Around
Marquis de Sade
Billy Speed
Kool TV
Cockroach
Crybaby Demon
Peroxide Hearts
Refuse Angels
Me and My Machine Gun
Do The Void
I Wanna Kill

Jet Boy, Jet Girl (Elton Motello cover)

The Go! Team @ la Maroquinerie

The Go! Team à la Maroquinerie le 26 juin 2015

Vendredi dernier, je suis retournée avec plaisir à la Maroquinerie, petite salle cosy du 20ème pour The Go! Team, à l’occasion de la tournée de leur 4ème album « The Scene Between ».

Je n’étais pas très familière avec le groupe jusqu’à il y a peu mais j’avais été séduite par les singles du dernier album « The Scene Between », « What D’You Say? » aux mélodies pop efficaces et dansantes.
Bref The Go! Team c’est cocktail indie pop de bonne humeur et d’énergie portée par une troupe fort sympathique.
La formation est menée par Ian Parton qui a conçu l’album dans son coin dans un premier temps. Et dès le début du concert, si la présence et l’énergie sur scène de Ninja est impressionnante, on comprend vite que Ian Parton mène la danse.

Les deux chanteuses, de leur côté, échangent souvent de place pour alterner entre l’irrésistible Ninja et la fragile Angela Won-Yin Mak (et non Kaori Tsuchida qui profite de sa vie de famille). Le concert est varié, il n’y a pas un moment pour reprendre son souffle et on sent que le groupe The Go! Team prend un vrai plaisir à être sur scène à Paris. Ninja fait participer le public à plusieurs reprises, dit quelques mots en français et on est séduit par son dynamisme hip-pop contagieux !
Cela n’est pas la même chanson pour Angela Won-Yin Mak, qui joue l’ingénue un poil agaçante et qui surtout chantera particulièrement faux sur certains titres. Je crois que c’est la première fois que j’ai été choquée à ce point !
Malgré ce point noir, la performance de The Go! Team fut un joyeux bordel même si avec 4 albums au compteur on aurait pu attendre une prestation un peu plus longue, vendredi le concert a duré moins d’1h30…
C’est un groupe parfait pour l’été et les festivals et si vous n’avez pas l’occasion de les voir, leur dernier album vous consolera !

Setlist

The Power Is On
The Scene Between
Waking the Jetstream
Grip Like A Vice
Huddle Formation
What D'You Say?
She's Got Guns
Get It Together
Gaffa Tape Bikini
T.O.R.N.A.D.O.
Everybody Is A VIP to Somebody
Blowtorch
Keys to the City
The Art of Getting By (Song for Heaven's Gate)

Buy Nothing Day
Apollo Throwdown

Tahiti 80 @ Café de la Danse

Tahiti 80 au Festival Clap Your Hands au Café de la Danse le 28 avril 2015

En fin d’année dernière, je vous ai présenté le dernier album des français Tahiti 80 intitulé « Ballroom », qui porte très bien son nom tant il donne envie de danser au rythme des tubes qui composent l’album… Ce bijou indie pop qui flirte avec l’éléctro a été un de mes gros coups de coeur de l’année et je continue à l’écouter régulièrement.

"Ballroom" de Tahiti 80 2014Cet album fait partie de ceux qui vous donne du baume au coeur et vous font voir la vie avec un nouvel oeil rafraîchissant. Et pourtant ce groupe a été fondé en 1995 et a bien roulé sa bosse avec 6 albums au compteur et une belle reconnaissance aux USA mais surtout au Japon. Ça devient une habitude, ces groupes français reconnus pour leur qualité à l’étranger mais trop peu mis en avant en France (petite pensée pour les débuts de Phoenix et Air…).

Le point positif de ma découverte tardive du groupe, est que j’ai pu savourer la découverte de 5 autres albums ! Bref vous l’aurez compris, j’avais vraiment envie de les voir sur scène, à l’arrivée du printemps « Ballroom » est presque une célébration ! Grâce à l’invitation du Café de la Danse, j’étais donc au festival Clap Your Hands en ce mardi 28 avril 2015.

Un festival est toujours l’occasion de découvrir des formations montantes et ce soir-là, c’est Le A et Shorebilly, ce dernier n’étant pas vraiment une étoile montante. En effet c’est le projet solo d’un des membres de Syd Matters, un groupe que j’écoutais durant mes études… houla !
Si le premier groupe a un univers assez éloigné du son de Tahiti 80, le projet de l’évadé de Syd Matters Rémi Alexandre, est étonnant et sympathique ce qui laisse entrevoir des compositions prometteuses.
Mais venons-en à nos 5 garçons de Rouen de retour à Paris pour porter leur album sur la scène du Café de la Danse.

La salle est bien remplie et le public connaisseur, moi, je trépigne d’impatience pendant le changement de scène.
Le groupe débutera le concert avec « Made First (Never Forget) », le titre est un peu faible pour un lancement de soirée. Ils enchaînent avec « Come around » à la mélodie assez festive, un de mes titres préférés hors dernier album. Mais là rien ne se passe, le son est plat, le rythme traîne, les voix manquent d’assurance… La foule ne bouge pas et écoute, tandis que j’attends le refrain pour voir si l’ambiance monte un peu. Le groupe est généreux, faisant défiler toute leur discographie dans un timing de festival, ce qui laisse peu de place à l’échange avec son public et moi j’attends toujours que la soirée commence…
Tahiti 80 Festival Clap Your Hands 2015 Café de la Danse
Je n’ai pas compris ce qui s’est passé, mais on aurait dit que les chansons ont toutes été ramollies pour le concert. Quand il m’est arrivé de douter du rendu d’un album sur scène à cause d’une production très lisse comme avec The Drums, j’avais été emballée par la prestation car les morceaux avaient été arrangés pour la scène avec plus de puissance au niveau des guitares pour flirter vers le rock et dynamiser le tout. Ici c’est l’effet inverse, je ne doutais pas une seconde de l’ambiance du concert ou du rendu des chansons, mais l’interprétation a manqué de force et d’énergie. C’est vrai que le dernier album a pas mal d’effets que je n’ai pas retrouvé en live… la faute à une production d’album trop lourde ?

C’est peu après la moitié du concert avec « Soul Deep », que les garçons se sont déridés et amusés sur scène pour atteindre une énergie de concert « normal ». J’ai pu apprécié des titres comme « Coldest Summer » et l’irrésistible « Crush! » qui démangea les mollets de la foule. Au final le concert s’est terminé alors que l’ambiance commençait à être top… dommage.
Etaient-ils fatigués ? Peu motivés par une reconnaissance encore trop timide en France ?
Ce que je sais, c’est que ça ne m’arrêtera pas de danser sur leur album chez moi !

Setlist

Made first (Never forget)
Come around
Yellow Butterfly
Missing
A love from outer space
Gate 33
Kounty Volks
Seven seas
The God of the H
Love by numbers
Easy
All around
Soul deep
T.D.K.
Roberr
Big day
1.000 Times
Coldest summer
Crush!

Heartbeat

Django Django @ L’Album de la Semaine

Album de la Semaine Canal Plus

Aujourd’hui je vais vous parler d’un groupe de rock psychédélique britannique Django Django.
Ils étaient à l’Album de la Semaine pour présenter leur second album « Born Under Saturn » à paraître le 4 mai prochain.

Je vous invite à découvrir le 1er single phare de ce nouvel album « First Light » qui est la chanson qui est la plus radiophonique de l’album que nous offrent ces 4 lads.
Django Django "Born Under Saturn" 2015En tout cas pour avoir assisté à pas mal de tournages d’émissions de l’Album de la Semaine, Django Django est un des rares groupes à avoir su mettre une vraie ambiance sur le plateau ! Ces 4 garçons sont sympathiques, échangent d’instruments sur les chansons et montrent une vraie symbiose en concert. Le mariage des deux voix masculines marchent à merveille, même si j’aurais aimé un usage plus modéré de l’effet de reverb, qui en devient à certains moments, caricatural.
Leur second album semble plus facile d’accès que leur premier opus, mais cela reste à confirmer avec une écoute des pistes studio. Le groupe reste fidèle à ses envolées musicales barrées, et c’est un de leur plus bel atout ! Cela peut déstabiliser à la première écoute, mais on se laisse vite apprivoiser par leurs arrangements riches et pleins de surprises.

Bref « Born Under Saturn » est sans conteste, un des albums à suivre de l’année, et on se donne rendez-vous en mai pour le verdict !
Pour ceux qui regrettent de ne pas les avoir vu en concert, rassurez-vous ils seront au Festival We Love Green le samedi 30 mai 2015.

Setlist

First light
Beginning to fade
Pause Repeat
Reflections
WOR
Silver Rays

Ty Segall @ L’Album de la Semaine

Album de la Semaine Canal Plus

Ty Segall est un artiste difficile à suivre tant il compte à son actif un nombre étonnant d’albums solos, side projects et divers groupes.
Je ne me risquerais donc pas à essayer de définir le personnage au risque de réduire son apport artistique et même si je n’adhère pas à toutes ses oeuvres, il est bien difficile de ne pas y trouver son compte à un moment donné.
Ty Segall "Manipulator"En tout cas en ce lundi soir frileux, le public a largement répondu présent, et c’était dans une ambiance festive que le show fut lancé.
Le groupe fut introduit non pas par la traditionnelle caméra de Canal + qui les suit depuis les backstages jusque sur le plateau mais plutôt par un Mr Loyal costume et tout ce qui va avec qui nous présentera The Manipulators.
Le ton est donné, délire et avalanche de rock son au programme…
Ty Segall nous a offert des chansons dans un rock on ne peut plus classique, mais ça fonctionne et c’est l’important. Et pourtant le ton reste étonnamment sage durant cette soirée, Ty Segall s’avère assez timide et se tortille uniquement pour sa guitare à laquelle il accorde toute son importance. Quelques titres plus tard il prendra son envol et fera naître une jolie complicité avec le public, dommage que la soirée soit trop courte pour dévoiler tout son potentiel.

Il est certain que le concert donné le lendemain soir à la Cigale lui aura permis de marquer les esprits !

Setlist

Manipulator
The Connection Man
Tall man skinny lady
Feel
The Faker
Green Belly
The Crawler
The Feels

The Libertines 2014, un horror show délavé

The Libertines Zénith de Paris 2014

On se souvient tous de The Libertines qui retourna nos oreilles en 2002 avec ses guitares virevoltantes. Le groupe a eu une carrière fugace mais précieuse pour le rock anglais, qui influence encore les groupes d’aujourd’hui.
C’est l’emblème de cette jeunesse qui se sent complètement décalée par rapport à la société dans laquelle elle doit se confiner, un cri de révolte déchirant et terriblement romantique. Mais douze ans après on peut se poser la question si la recette fonctionne toujours, le public évolue et les individus formant The Libertines aussi.

Si le show à Hyde Park fut mémorable, j’ai pu le vivre directement dans la foule et laisser mon coeur de fan prendre le dessus ce soir là. Bien que je pense que ce fut réellement une bonne prestation. Mais ce Mardi 30 septembre ne peut être qualifié de succès ou rassurant quant à l’avenir du groupe.

Bien que les 3 premières parties anecdotiques aurait pu entamer le moral du public, il n’en était rien. J’étais sagement installée au premier rang sur le côté gauche pour avoir un peu de recul tant au sens propre qu’au figuré. L’arrivée à 21H30 passée de John Hassal, Gary Powell, Pete Doherty et Carl Barât réveilla l’ardeur des fans et le show commença sur les chapeaux de roue égrenant les classiques du groupe pour le plus grand plaisir du public. J’ai pu retrouver le jeu de guitares que j’affectionne tant et qui me transporte à chaque écoute.
J’ai également apprécié le moment d’intimité que Carl Barât et Pete Doherty se sont octroyés sur scène chacun leur tour.

Mais avec un peu plus de recul et une tournée déjà bien entamée de leur côté, les masques tombent et l’on découvre un Carl Barât arrangeant, faisant bien attention d’aller flirter au micro de Pete Doherty comme l’attende tous les fans. En gros le message c’est « Regardez, on est bien réconciliés » et ça en est tellement évident que ça manque de naturel et de sincérité. Ensuite si le groupe a très bien su s’adresser à la foule de Hyde Park, ce soir là il n’y a eu aucun échange avec son public et après une telle attente c’est quand même un comble ! Un petit « Bonsoir paris » par là, quelques petits mots par ci, mais pas de réel regard. Je n’ai pas vu ce moment où l’artiste scrute la salle et prend conscience du moment, l’harmonie et la communion d’un concert.
Je ne dis pas que je n’ai pas été émue à certains passages mais c’est resté isolé. Enfin au court de la soirée, on a vite sentit la tension et le rythme retomber pour clôturer sur un final saboté par Pete Doherty. Celui-ci semble bien imbibé à cette heure et après avoir abandonné sa guitare, se jette sur le dos de Carl Barât pour finir par s’écrouler ensemble sur la batterie de Gary Powell à l’air consterné. Pendant plusieurs minutes on a pu regarder Carl Barât parler ou essayer de raisonner (je ne peux que extrapoler ici) son compère étalé sous lui pour finalement le relever par la veste et lui céder sa guitare.
Comme un gentil garçon, Pete Doherty finira le morceau à la guitare tandis que Carl Barât tentera de chanter dessus.
Une fin de soirée assez minable il faut le dire, et qui est symptomatique des Libertines. On sent toute l’ironie des titres « What a waster » et « What became of the likely lads » après cette soirée.
Alors si les deux compères nous assurent à tour de rôle durant le show, qu’ils reviendront avec des nouvelles chansons, j’attends de voir la limite de patience des 3 compères pour babysitter Pete Doherty…

Setlist

We'll Meet Again
The Delaney
Campaign of Hate
Vertigo
Time for Heroes
Horror Show
Begging
The Ha Ha Wall
The Ballad Of Grimaldi (Carl acoustic solo)
Music When the Lights Go Out
What Katie Did
The Boy Looked at Johnny
Boys in the Band
Can't Stand Me Now
Last Post on the Bugle
Don't Look Back Into the Sun
The Saga
Death on the Stairs
Tell the King
The Good Old Days
Fuck Forever
(Babyshambles cover) (Pete Solo, followed by Don't Be Shy snippet)

What became of the likely lads
Up the Bracket
What a Waster
I Get Along

Baxter Dury @ l’Album de la Semaine

Album de la Semaine Canal Plus

J’ai découvert Baxter Dury avec « Palm trees » assez tard donc, car il s’agit d’un single de son dernier album « It’s a pleasure » pour lequel il a été invité à l’Album de la Semaine.
J’avoue être tombée sous le charme de ce premier titre, et j’ai accroché au clip de « Pleasure » et ses sonorités synth-pop qui accompagnent des textes poétiques et sophistiqués. Autant vous dire que ce sont les 2 titres où l’on peut dire que Baxter Dury chante…
Et malheureusement je n’ai jamais apprécié les chanteurs-parleurs. Car pour moi Baxter Dury ne chante pas non, il énonce son texte, avec un duo de filles qui font des « La-la » en arrière-plan. Les fans de Serge Gainsbourg s’y retrouveront sûrement.

Baxter Dury "Pleasure"Le ton est donné, il n’en faut pas beaucoup pour deviner que j’ai été très déçue par ce concert, où je me suis ennuyée. Le bon côté des choses, c’est que la majorité des chansons sont courtes donc c’est passé relativement rapidement.
C’est bien dommage car le personnage est terriblement sympathique il faut bien l’admettre. Même si ce dernier arbore une attitude détachée de sa musique, notamment quand la guitare et la basse ont leur moment de gloire sur l’un des titres. J’ai l’impression d’avoir été témoin d’une occasion manquée, avec pleins de bonnes idées mélodiques, jamais soutenues par un chant las et monotone.
Je vais me reporter malgré tout sur l’album et faire ma sélection des quelques titres efficaces.

Setlist

Pleasure
Palms tree
Claire
Police
Lips
Whispered
Trellic