Rock en Seine 2017, Jour 2

Band of Horses Rock en Seine 2017

La température monte et les flaques s’assèchent pour ce deuxième jour de Rock en Seine 2017.
Je commence la journée allongée sur l’herbe maltraitée de la Grande Scène pour les américains de Band of Horses, parfaite programmation pour ce début d’après-midi chaud. Ben Bridwell assure bien le show et on a des jolis moments avec les titres plus anciens « No One’s Gonna Love You » et « The Funeral ».
Girls in Hawaii Rock en Seine 2017Je retourne ensuite pour la scène de la Cascade pour revoir les belges de Girls in Hawaii et leur pop éthérée. En effet j’avais déjà eu le plaisir de les voir lors du Disquaire Day de 2013 à la Gaîté Lyrique. Ça sera un sans faute pour le set de Girls in Hawaii, mêlant habilement leurs titres pop aériens avec ceux un peu plus électro, ce qui donne un set varié mais cohérent. Je fus même assez étonnée d’apprendre que c’était leur premier passage à ce festival parisien pour Rock en Seine 2017 ! Le concert fut aussi l’occasion de présenter au public quelques nouveaux titres du groupe à paraître en album le 29 septembre prochain sous le nom « Nocturne ».
Her Rock en Seine 2017Après une petite pause, une prestation pas convaincante de Timber Timbre et une oreille lointaine pour Little Dragons, j’ai décidé d’aller voir Her à la scène du Bosquet. Alors que le groupe a perdu l’un de ses chanteurs, Simon Carpentier, le 13 août dernier, Victor Solf assure malgré tout les concerts. Simple curiosité ou sincère affection envers leur musique, en tout cas le public était au rendez-vous et la scène du Bosquet s’est retrouvée engloutie sous les pieds des festivaliers. Avec une prestation tout en sobriété, émouvante et de discrets hommages à l’attention de son comparse parti trop tôt, il faut dire que la moitié de Her a parfaitement assuré le show. Belle découverte donc pour ce groupe et un rendez-vous donné le 5 décembre au Bataclan.
PJ Harvey Rock en Seine 2017Malheureusement je n’ai pas pu assister au concert de The Kills cependant j’étais quand même particulièrement bien placée pour profiter de la prestation de PJ Harvey, surnommée la grande prêtresse du rock. Je n’étais absolument pas familière avec sa musique, c’était donc l’occasion parfaite de la découvrir. Elle arriva sur scène dans une sorte de procession en file indienne accompagnée de chacun de ses musiciens, installant l’ambiance du show dès le début. Le set proposé fut très dark dans une ambiance pseudo gothique, elle-même tel un corbeau, s’était coiffée d’ailes noires. N’étant pas sensible ni à sa voix, ni aux instruments à vents et ne connaissant pas au préalable son univers, j’ai abandonné la prestation après 30 minutes. Ce n’était pas pour moi.
À voir ce que nous réserve la dernière journée de Rock en Seine avec notamment Car Seat Headrest et Mac DeMarco !

Rock en Seine 2017, Jour 1

The Jesus and Mary Chain Rock en Seine 2017

Cette année Rock en Seine nous propose une affiche plutôt modeste, parsemée de belles pépites mais sans mastodontes qui attirent les foules. Un choix qui m’a étonné mais qui ne me déplaît pas et permettra peut-être à Rock en Seine 2017 de renouer avec une ambiance de festival bon enfant.
Ce premier jour, la météo capricieuse de la matinée nous a préparé un terrain avec tout juste ce qu’il faut de petites flaques d’eau pour commencer à remuer tout ça et sauter dans la gadoue en fin de soirée. Armée de bonnes chaussures prêtes à endurer ces trois jours de concerts, j’arrive sur place.
Beach Fossils Rock en Seine 2017
Là on commence bien la journée en compagnie des new-yorkais de Beach Fossils sur la scène du Bosquet. Le groupe venait défendre en live leur dernier album paru cette année et intitulé « Somersault ». Je vous ai déjà partagé plusieurs fois leurs titres rafraîchissants en wildweek.

Puis on se dirige vers la scène de la Cascade pour un groupe emblématique, rien que ça, The Jesus and Mary Chain. Venus présenter leur dernier album sorti cette année « Damage and Joy », le premier depuis 1998, le défi était donc de taille. Et dès le premier titre The Jesus and Mary Chain, l’air de rien, a simplement enflammé Rock en Seine avec leurs titres efficaces. Avec un groupe formé avant même avant que j’existe, la maîtrise de la scène n’est plus à questionner. C’était sans aucun doute, en ce qui me concerne, le meilleur moment de cette première journée avec l’indémodable « Just Like Honey ».

On s’enfonce encore un peu plus dans le Parc de Saint-Cloud pour rejoindre la Grande Scène et les écossais Franz Ferdinand très attendus. On retrouve un Alex Kapranos peroxydé comme s’il essayait de se réinventer… Si j’avais été emballée en 2015 lors du concert de Franz Ferdinand / Sparks également à Rock en Seine, le set de cette année n’a pas tenu la longueur. Passé leurs grands succès, Franz Ferdinand propose un set relativement monotone avec des titre où le chant est égal partout et les rythmes similaires.
The Shins Rock en Seine 2017Heureusement je n’ai pas terminé la journée sur cette note, puisque The Shins prenaient possession de la scène de l’Industrie. Là encore, respect pour ce groupe formé en 1997, habitués des BO des films de Zach Braff, ce qui leur a permis d’atteindre une belle renommée. Cette fin de soirée sera donc délicieusement pop-rock avec The Shins et leurs titres rayonnants, qui fait terminer cette première journée de Rock en Seine 2017 sous le signe de la bonne humeur.
Aller en route pour le deuxième jour !

Sufjan Stevens et son « Planetarium » clôturent Days Off

Planetarium Sufjan Stevens, Nico Muhly, Bryce Dessner & James McAlister

La Philharmonie de Paris nous proposait lundi soir, de voyager aux confins de l’univers avec la performance de « Planetarium » à l’occasion de la soirée de clôture de Festival Days Off 2017.
Mais avant de commencer, n’allons pas trop vite pour prendre le temps d’évoquer l’agréable découverte nommée This Is Kit, groupe mené par Kate Stables à la voix envoûtante. Les mélodies sont subtiles et fragiles et s’adaptent merveilleusement bien à l’espace de la salle Pierre Boulez qui devient un cocon intimiste où la voix et les cordes résonnent.

Puis arrive le moment de passer quelques minutes suspendues dans l’espace… Nico Muhly, Sufjan Stevens, James McAlister and Bryce Dessner font leur arrivée sur scène rejoints par un quatuor à cordes. La soirée se composera en plusieurs titres traitant du système solaire et inspirés par les dieux romains de la mythologie dont ils empruntent les noms. Si il s’agit de thématiques à dimension « universelle », nous avons affaire à des compositions pop sophistiquées et inventives qui surprennent, déstabilisent et intriguent mais plus que tout, touchent.

La chanson d’ouverture « Neptune », se fait fragile et humble pour entamer le set. Le chant n’est pas facile mais maîtrisé par un Sufjan Stevens éblouissant de sensibilité.

So if you won’t hold me, I have no objections
So if you won’t please me, I make no commands
So if you don’t trust me, it’s best if I drown

Les sons électroniques viennent habilement flirter avec l’ensemble des instruments et voix, bien que l’on peut regretter l’usage parfois systématique de vocodeur. La soirée se complète par la projection sur écran de visuels abstraits de la galaxie, collages, films ambiants. Si certains apportent un vrai complément au son comme sur « Venus », d’autres tombent dans les travers du « clip video » où Sufjan Stevens chantant est redondant avec le spectacle live.

Planetarium alternera des nappes douces et des passages turbulents comme sur le titre « Mars ». Puis terminera sur le morceau le plus émouvant de la série « Mercury ». Il prend la forme d’une course effrénée et vaine comme une excuse sur l’incapacité à saisir l’insaisissable.
On aura droit en grand final à une reprise qui a toute à fait sa place au sein de la soirée, je parle évidemment de « Space Oddity » de David Bowie qui venait juste de fêter ses 48 ans. Passé l’agréable surprise de la chanson culte, la cover aura malheureusement bien du mal à tenir la comparaison notamment au niveau de la voix.
Pour conclure si le premier contact avec « Planetarium » peut être ardu, c’est une expérience pour laquelle il faut se laisser porter dans ce voyage musical et exploratoire pour en revenir changé.
« Planetarium » se veut un questionnement sur le monde et l’univers qui nous entoure pour au final toucher à des thématiques universelles et intimes.

Setlist

Neptune
Jupiter
Venus
Uranus
Mars
Pluto
Moon
Saturn
Earth
Mercury

Over the rainbow (Harold Arlen cover)
Space Oddity (David Bowie cover)

Rufus Wainwright enchante la Philharmonie de Paris

Rufus Wainwright © M. Clamer

Ce week-end, la Philharmonie de Paris nous proposait une programmation étonnante avec notamment une soirée dédiée à Rufus Wainwright pour la thématique week-end Divas. Celle-ci était découpée en deux parties, la première mettait en lumière son opéra « Prima Donna » par quelques extraits et la seconde nous faisait retourner à la pop du monsieur, le tout accompagné de l’Orchestre National d’Île de France.
Autant vous dire que rien que le déplacement à la Philharmonie de Paris pour découvrir la salle Pierre Boulez vaut le coup. Vous pénétrez dans une salle magistrale à la fois impressionnante par sa taille et son audace architecturale et à la fois intimiste grâce à son organisation. Je dois avouer que j’ai eu un vrai coup de coeur pour le lieu et je n’ai certainement pas été déçue par la qualité du son.
L’Opéra « Prima Donna » fut une vraie découverte en ce qui me concerne. Oeuvre originale de Rufus Wainwright, il en proposait ici quelques extraits interprétés en français par Lyne Fortin, Pauline Texier et Antonio Figueroa. Le tout est accompagné d’une projection de l’oeuvre vidéo réalisée pour cet opéra par Francesco Vezzoli qui immortalise la performance de l’artiste Cindy Sherman. Si je n’ai pas été emballée par cette première partie c’est pour plusieurs raisons. Il est difficile de rentrer dans l’histoire avec uniquement des extraits de l’opéra, l’opéra c’est aussi l’interprétation théâtrale ici « remplacée » par l’oeuvre vidéo un peu trop contemplative. Enfin la pauvreté des paroles n’aident pas à se projeter malgré des mélodies entêtantes et malheureusement les voix étaient un peu étouffées par l’orchestration.
Rufus Wainwright "Prima Donna" Opera
La deuxième partie était la principale raison pour laquelle je souhaitais venir, découvrir en live les titres phares de Rufus Wainwright pour une interprétation magistrale et des arrangements repensés pour l’Orchestre National d’Île de France. Rufus Wainwright a su satisfaire toutes les attentes ce soir-là, avec une sélection de tous ses titres majeurs et nous fera le plaisir de quelques perles. La première est la réinterprétation du dernier extrait de « Prima Donna » par lui-même qui donne une nouvelle dimension au titre. Puis un invité surprise en la personne de Woodkid pour venir rendre un hommage émouvant à Barbara avec « Dis, quand reviendras-tu ? », les deux voix très différentes se complètent merveilleusement bien. Lyne Fortin a eu la gentillesse de revenir sur scène pour un duo sur une chanson traditionnelle irlandaise, là le chant d’opéra et le chant pop se sont plutôt confrontées qu’unies. Enfin Rufus Wainwright nous offrira deux reprises incroyables avec son habituel « Hallelujah » dans une réappropriation exceptionnelle puis son hommage à Paris avec « La complainte de la butte ». Pour cette dernière il fera chanter la salle et l’espace d’un instant la Butte de Montmartre a pris possession de la Philharmonie de Paris. C’est également ce titre qui m’a fait connaître Rufus Wainwright dans le film magistral de Baz Luhrmann « Moulin Rouge » et sa BO tout aussi marquante. Cependant le moment d’émotion le plus fort en ce qui me concerne, fut « Going to a town » dans des arrangements sublimes qui ont transcendé le titre.

Ce fut une grande soirée par la qualité de celle-ci, et son association originale entre l’opéra classique et le parcours pop de Rufus Wainwright.

Setlist

April Fools
Vibrate
The Art Teacher
Les feux d'artifice t'appellent
Dis, quand reviendras-tu ? (Barbara cover) (with Woodkid)
Traditional Irish song (with Lyne Fortin)
Tiergarten
Little Sister
I Don't Know What It Is
Cigarettes and Chocolate Milk
Oh What a World

Going to a Town
Hallelujah (Leonard Cohen cover)
Poses

La Complainte de la Butte (Jean Renoir cover)

Foxygen en concert, le show à New York !

Foxygen Terminal 5 New York 2017

En déplacement à New York pour quelques semaines, je ne pouvais pas manquer l’expérience d’assiter à Foxygen en concert dans The Big Apple ! Par chance 2 groupes que je voulais voir ont joué durant mon séjour. Le premier était complètement Sold Out pour le nouvel album de Tennis, j’ai donc opté pour les californiens de Foxygen qui présentaient eux aussi leur dernier album « Hang » chroniqué plus tôt sur le blog.
La soirée commence avec 2 premieres parties, dont Purr, jeune groupe qui en était à son deuxième live seulement. Agréable surprise avec un charmant duo vocal féminin et masculin qui s’harmonise bien. La seconde partie et plus connue, c’est Sunflower Bean, mais ne sera pas aussi plaisant. La chanteuse et bassiste Julia Cumming a une belle voix quand elle ne force pas, mais malheureusement elle a tendance à se la jouer « voix rauque », ce qui devient très vite désagréable à l’oreille, dommage.
Je patiente donc durant le set pour attendre la tête d’affiche de la soirée, Foxygen formé par Jonathan Rado and Sam France. Si il n’y a pas d’orchestre symphonique pour accompagner sur scène leur 5ème album « Hang », on va pouvoir tout de même apprécier le show avec une formation de cuivres. Pas besoin d’attendre très longtemps pour rentrer dans l’ambiance d’ailleurs, car Sam France est visiblement en forme et applique des chorégraphies reprises par la vocaliste. Ils changeront même de tenues, accordées, durant la soirée. Toute cette représentation rappelle le single phare du dernier album « Follow the leader » sans jamais voler la vedette à la musique. La grandiloquence du show et contrebalancée par une dérision bienvenue. Cela se ressent à la fois dans les titres et leur attitude.
Bien que la soirée fut courte, avec à peine 1 heure de concert pour la présentation de leur album, elle a tenu ses promesses avec un groupe qui fait prendre vie aux titres sur scène.

Setlist

We Are the 21st Century Ambassadors of Peace & Magic
San Francisco
Shuggie
Follow the Leader
Avalon
Mrs. Adams
America
On Lankershim
Upon a Hill
Trauma
Rise Up

On Blue Mountain
How Can You Really
No Destruction

Pete Doherty au Bataclan

Pete Doherty en concert au Bataclan le 16 novembre 2016

Difficile d’évoquer le concert de Pete Doherty au Bataclan sans évoquer les commémorations du 13 novembre et l’émotion forcément présente ce soir là. Mais cet article, je ne vais pas le traiter sous cet angle car je ne saurais trouver les bons mots, mais plutôt sous l’angle de la musique. Musique encore et toujours.
C’est donc pour le nouvel album du trublion anglais, son second album en solo pour être plus précise, prévu pour décembre que j’ai rejoins la foule. L’ayant déjà vu plusieurs fois sur scène, en acoustique seul sur scène, ou en électrique avec les libertines, je n’ai pu m’empêcher d’imaginer comment le concert serait.
Par exemple je ne m’attendais pas du tout à le voir accompagné d’un groupe sur la scène du Bataclan. J’imaginais, comme pour son premier album, la simplicité et la sincérité d’un set acoustique magnifiant la fragilité de l’artiste et la poésie de ses textes.
Mais parlons de ce concert, il commence par une minute de silence bien raccourcie pour laisser place à une Marseillaise au violon, rappelant la relation spéciale de Pete Doherty à la France.

Pete Doherty commence par le premier single du nouvel album « I Don’t Love Anyone (but You’re Not Just Anyone) ». Avec plaisir on retrouve un titre de son premier album solo et les fameuses danseuses avec des costumes étranges qui rendent la prestation encore plus décalée que d’habitude, à la limite du grotesque… Puis assez rapidement on passe sur une reprise de The Libertines avec une apparition remarquée et très bien accueillie de Carl Barât. Malgré sa présence, Pete Doherty ne se reconcentre pas sur le concert et semble se reposer complètement sur le groupe l’accompagnant. Il ne touchera pratiquement pas une guitare de la soirée et les rares fois où il le fera on aurait préféré qu’il s’en abstienne… Il passe son temps à jeter micro et guitare dans la foule, que le staff tente de récupérer à chaque fois. Il marmonne en titubant sur la scène des paroles inintelligibles même pour les plus entraînés au phrasé du chanteur. Et pourtant je n’ai pu m’empêcher d’espérer un moment de grâce de l’anglais, ce que j’ai pu avoir l’espace de quelques secondes de temps à autres.
Un concert donc étrange, avec une instrumentalisation trop grandiloquente qui ne correspond ni à la fougue et aux guitares virevoltantes des Libertines ni à la fragilité des compositions de Pete Doherty. On terminera cependant le set sur l’irrévérencieux et cathartique Fuck Forever, choix parfait jouant le rôle d’une délivrance du public.
Pete Doherty au Bataclan en 2016Même si ce concert n’a pas pu faire apprécier les nouveaux titres dans le décousu de la soirée, il aura eu tout de même le mérite de ramener un peu d’insouciance et de joyeux bordel au Bataclan.
En ce qui me concerne, j’attendrais donc la sortie de l’album pour tenter d’apprécier ou non le travail de l’artiste.

Setlist

La Marseillaise
I Don't Love Anyone (But You're Not Just Anyone)
Last of the English Roses
Kolly Kibber
You're My Waterloo (The Libertines)
Up the Bracket (The Libertines)
The Steam
The Whole World Is Our Playground
Oily Boker
Hell to Pay at the Gates Of Heaven
Killamangiro (Babyshambles)
Ride Into the Sun (The Velvet Underground cover)
Flags of the Old Regime

Albion (Babyshambles)
Time for Heroes (The Libertines)
Fuck Forever (Babyshambles)

Glass Animals réssuscitent l’Elysée Montmartre !

Glass Animals en concert à l'Élysée Montmartre 2016

Alors qu’à la rentrée je vous parlais d’un de mes coups de coeur musical de l’année avec le nouvel album de Glass Animals, il ne m’a pas fallu attendre longtemps pour avoir la chance de les voir en concert.
C’est donc pour l’album « How to be a Human Being » que le groupe se produit à Paris, et pas n’importe où puisque c’est à l’Élysée Montmartre, salle réouverte depuis quelques semaines seulement !
Tout d’abord un petit mot sur la première partie Sébastien Forrester qui abandonne peu à peu son alias Holy Strays pour mieux s’affirmer. L’artiste a proposé un dj set intéressant où les percussions sont reines et inspirées, selon sa biographie, par un séjour en Afrique Centrale. Le choix de première partie était judicieux, préparant le public au groupe de la soirée Glass Animals.
Glass Animals en concert à Paris 2016Sur une scène revêtant la couleur orangée de l’album et un ananas triomphant en fond, les 4 membres du groupe britannique sont accueillis avec un engouement étonnant pour un second album ! Et pourtant il ne faut pas oublier le succès fulgurant du 1er album de Glass Animals « Zaba » avec des titres comme « Gooey » qui se sont propulsés directement au statut de classiques et en font des temps forts du concert. Mais leurs nouveaux titres n’ont rien à envier et prennent vie en live avec notamment « Youth » et « Life Itself » qui plonge le public directement dans l’ambiance !

La voix de Dave Bayley si reconnaissable, est indéniablement une des grande force du groupe et porte chacun des titres et anime la soirée. Si on album j’apprécie l’exotisme des mélodies et de l’instrumentalisation, en concert le groupe met l’accent sur la rythmique et cela offre une nouvelle approche de leur musique. Le groupe s’amuse sur scène et profite de ces instants pour être au plus près de son public, même littéralement lors de leur reprise d’un titre de Kanye West.
En tout cas le groupe nous a offert une magnifique soirée et je ne peux qu’être impatiente à l’idée d’un prochain album !

Rock en Seine 2016, Jour 3

Rock en Seine 2016

3ème et dernier jour du fameux festival parisien Rock en Seine, mais pas des moindres avec 5 concerts au programme à ne pas rater ! On commence en bonne compagnie sur la scène de la Cascade avec l’américain Kevin Morby qui aura fait le tour des festivals cet été. Il y a ceux qui l’attendent de pied ferme sous le soleil d’août et les autres qui se réfugient sous l’ombre bienveillante des arbres qui encadrent la fosse. Impatiente de le découvrir en live, je n’ai pas été déçue. On a eu droit à de vraies petites pépites folk qui ont adoucit le soleil assommant de ce début d’après-midi.
Editors à Rock en Seine 2016Puis c’est par défaut que je me dirige vers la grande scène pour les anglais de Editors. Je n’ai jamais été séduite par le rock pratiqué par le groupe, un peu trop lisse et fade à mon sens, mais j’aurais pu avoir une bonne surprise en live. Malheureusement ce n’est pas le cas, et ce n’est pas faute d’avoir essayé avec un Tom Smith qui se déchaîne sur scène et qui a l’air de vivre intensément ses titres à défaut du public.
Miike Snow à Rock en Seine 2016Je me dirige alors vers la scène de l’Industrie, une de mes préférées pour découvrir le groupe suédois d’indie pop Miike Snow. Les membres Andrew Wyatt, Christian Karlsson et Pontus Winnberg sont derrière plusieurs succès pop de ces dernières années. À les voir sur scène, on comprend rapidement leur réputation de machine à tubes, tant les titres sont accrocheurs et font bouger sans effort la foule. Et un public qui aurait tourné le dos à une Shakira, Britney Spears ou Justin Timberlake se retrouve à applaudir et acclamer les créateurs de certains de leurs tubes. Ce fut un moment particulièrement dansant que nous offre Rock en Seine même si on ne peut pas dire que ce sont des bêtes de scène.
Ghinzu à Rock en Seine 2016Me voilà de retour sur la scène de la Cascade pour voir Ghinzu. J’avais eu la chance de les voir une première fois à l’Aéronef de Lille en 2009 et c’était une belle surprise de les voir à l’affiche pour la première fois à Rock en Seine, il était temps ! Le groupe semble visiblement ravi d’être là et le fait partager généreusement à son public. Le leader s’est même laissé allé à gratifier d’un baiser fougueux une fan à l’avant de la scène. Et même si je n’ai pas suivi, comme j’aurais du, la carrière du groupe, j’ai pris un réel plaisir à découvrir et redécouvrir leurs titres avec l’apothéose d’un « Do you read me » qui n’a pas pris une ride ! C’était sans hésiter mon 2ème meilleur concert de ce festival avec un John Stargasm rayonnant de charisme, épaulé par les autres membres du groupe au top.
Chvrches à Rock en Seine 2016Je termine cette 14 ème édition de Rock en Seine avec le groupe écossais d’électropop Chvrches. J’avais déjà eu la chance de voir Iggy Pop déambuler sur scène donc je voulais donner sa chance à ce groupe qui fait pas mal parler de lui. Passé les quelques premières minutes à regretter le rock endiablé de Ghinzu, je me suis prise au jeu du trio sympathique. Au final Lauren Mayberry assure parfaitement le show pour la dernière date européenne de leur tournée. L’ensemble de leurs titres est cohérent jusqu’à sembler un peu répétitif à l’image des allers retours incessants de la chanteuse, mais cette dernière réussi à électriser la foule par sa voix bien maîtrisée.
Au final cette édition 2016 laisse une impression de programmation un peu faiblarde malgré les éblouissantes prestations de The Last Shadow Puppets et de Ghinzu et a fait sentir l’absence de groupes montants à l’affiche.

Rock en Seine 2016, Jour 2

Naive New Beaters à Rock en Seine 2016

2ème jour du festival Rock en Seine 2016, le Parc de Saint Cloud baigne dans une atmosphère de poussière provoquée par les millers de festivaliers foulant le sol.
Je commence la journée en faisant un saut de puce à la scène de la Cascade pour voir La Femme victime de son succès. Le public déborde sur les 2 côté de la fosse rendant la circulation un tantinet compliquée ! Le groupe est énergique et a déjà le public dans sa poche. J’en profite pour aller découvrir Papooz formé par Ulysse Cottin et Armand Penicaut à la scène Pression Live. Et là on a le plaisir d’écouter ce duo folk pop qui rafraîchira votre été, sous forme de cocktail de titres enjoués parfaits pour cet après-midi d’août ! Papooz à Rock en Seine 2016Je rejoins la Grande Scène pour découvrir le groupe californien d’Edward Sharpe and the Magnetic Zeros formé par Alex Ebert et une dizaine de musiciens. Ceux-ci sont amassés au centre de la scène comme si ils avaient peur de s’éparpiller sur la scène de Rock en Seine. En attendant le chanteur en profite pour faire de multiples bains de foule, faire chanter ou faire raconter des histoires à son public. Les chansons s’enchaînent et on a du mal à distinguer un titre d’un autre tant ils ne sont pas linéaires. Enfin l’hymne universel d’Edward Sharpe and the Magnetic Zeros « Home » arrive comme un cri salvateur. Tout le public reconnaît le titre et l’harmonie se fait instantanément.
Edward Sharpe and the Magnetic Zeros à Rock en Seine 2016J’ai terminé la soirée en compagnie des Naive New Beaters dont j’ai chroniqué leur dernier album le mois précédent. Une chose est sûre, les 3 garçons des Naive New Beaters savent mener un concert ! Leur énergie est communicative et le bagout de David Boring irrésistible. Le public est plutôt formé de connaisseurs qui réagissent avec force sur les chansons des premiers albums et restent plus froids sur ceux de « À la folie » plus accessibles au grand public. Et je dois dire que j’en fais partie ! Ils sont même allés jusqu’à gâter leur public avec l’apparition furtive mais remarquée d’Izia pour leur collaboration « Heal Tomorrow » qui remporta un engouement unanime. Cette 2ème journée de Rock en Seine se termine avec des pieds fatigués mais ravis.

Rock en Seine 2016, Jour 1

The Last Shadow Puppets à Rock en Seine 2016

Alors que Paris est frappé par une chaleur étouffante, le festival Rock en Seine ouvre ses portes pour 3 jours de concerts ! Je profite du vendredi pour faire une arrivée tardive, me promener un peu sur les différentes scènes et paramétrer le nouveau moyen de paiement testé cette année en partenariat avec Paypal. Les festivaliers auront le plaisir, en plus de payer le billet de festival qui ne fait pas partie des moins chers, de devoir débourser 1€ de plus pour pouvoir régler sur le lieu du festival. 1€ multiplié par le nombre de festivaliers, j’en connais qui ont réussi leur été…
Une fois ces détails effectués, je me suis dirigée tranquillement vers la Grande Scène pour les irlandais de Two Door Cinema Club, scène que je ne quitterais finalement pas de la soirée car le groupe à ne pas rater en ce qui me concerne est le duo The Last Shadow Puppets (Alex Turner des Arctic Monkeys et Miles Kane).
Mais concentrons-nous d’abord sur Two Door Cinema Club qui commence fort avec un titre qui ravi le public, issu de leur 1er album « Cigarettes In The Theatre ». L’ambiance est là malgré la chaleur, le public répond présent aux envolées de guitares. Le groupe parsèmera par ci par là quelques titres de leur nouvel album « Bad Decisions » qui a l’air de faire la part belle aux sons plus électroniques et à un Alex Trimble qui part dans les aigus. Le titre de l’album semble au final bien choisi pour ces nouveaux titres un peu insipides, ce que le public de Rock en Seine confirmera par sa réaction.
Two Door Cinema Club à Rock en Seine 2016Et malheureusement toute l’ambiance prometteuse du concert de Two Door Cinema Club se dégonfle par une construction de setlist inégale, malgré la sympathie que l’on peut avoir pour le groupe.
Je m’étendrais peu sur The Last Shadow Puppets vu que je suis incapable de prendre du recul, tant je suis conquise par le groupe et leur génie, désolée. Mais je me permets tout de même de saluer l’effort fait à Rock en Seine, d’un show parfaitement maîtrisé. Comme lorsque je les ai vu à l’Olympia fin mars, ils sont accompagnés du groupe Mini Mansions et de 4 musiciennes classiques. Ce soir, Miles Kane et Alex Turner communiquent avec leur public pour saluer le dernier concert de la tournée « Everything you’ve come to expect tour » avec clins d’oeil complices, descente sur l’avancée de la scène… On aura même droit à une reprise, en français s’il vous plaît, de « Les Cactus » sur laquelle Alex Turner s’amuse follement avant de rendre un hommage triomphant à David Bowie avec « Moonage Daydream ».
The Last Shadow Puppets aura fait rêver tout le public de Rock en Seine pour 1h30 de pure classe anglaise !

Setlist

TWO DOOR CINEMA CLUB
Cigarettes in the Theatre
Undercover Martyn
Changing of the Seasons
Sun
Do You Want It All?
Bad Decisions
Something Good Can Work
Are We Ready? (Wreck)
Next Year
Sleep Alone
Eat That Up, It's Good for You
I Can Talk
Someday
What You Know

THE LAST SHADOW PUPPETS
Calm Like You
Aviation
Used to Be My Girl
The Age Of The Understatement
Separate And Ever Deadly
My Mistakes Were Made For You
The Element of Surprise
Standing Next To Me
The Bourne Identity
Dracula Teeth
Miracle Aligner
Everything You've Come to Expect
Sweet Dreams, TN
Bad Habits
Les cactus (Jacques Dutronc cover)
In My Room

Meeting Place
The Dream Synopsis
Moonage Daydream (David Bowie cover)