Rencontre avec les anglais de Beach Baby

Beach Baby Festival Fireworks 2016 Badaboum

C’était une programmation hétéroclite que nous proposait hier soir le Festival Fireworks au Badaboum avec LA Priest, Beach Baby et Alxndr London. Mais chez Wildsession, on va s’attarder avec les 4 jeunes anglais de Beach Baby qui commencent à faire bien parler d’eux avec la sortie d’un EP « Limousine » sorti en fin d’année dernière.
Et comme j’ai eu la chance de faire leur connaissance autant vous proposer de faire de même avec un interview.
Beach Baby Festival Fireworks 2016 Badaboum LawrenceBonjour, les gars, ravie de vous rencontrer !
On vous connaît pas encore très bien, alors pour commencer, est-ce que vous pouvez vous présenter ?

J : Je suis Josh et je joue de la batterie.
I : Je suis Iraklis, je joue de la basse.
O : Je suis Ollie, je joue de la guitare, je chante et je fais le clavier.
L : Je suis Lawrence, je joue de la guitare, je chante également, et parfois je joue du clavier.

Comment décririez-vous Beach Baby à quelqu’un qui ne connaît pas encore votre musique ?
O : Léger, rafraîchissant, mélodieux et un tantinet provocant.

On vous rattache souvent au son Californien de part votre nom Beach Baby, vous reconnaissez-vous là-dedans ?
O : Je pense que ce qui s’est passé, c’est que nous avons choisi un nom qui a eu un effet boule de neige, et maintenant la connexion est inévitable.
L : Quand il s’agit d’un nouveau groupe, les gens n’ont pas beaucoup d’information, donc le nom du groupe, surtout si il fait référence ou se rapproche d’un style particulier, peut devenir très emprisonnant. C’est marrant car les gens prêtent bien plus à notre nom que ce que nous y avons pensé à l’origine.
O : Quand on a choisi le nom, le but n’était pas de se donner l’allure d’un groupe californien, on s’est juste dit que ça sonnait bien.
L : Le nom met l’accent sur les différents éléments qui composent notre son comme les riffs de guitares, les harmonies vocales… et quand on prononce Beach Baby les gens pensent aux Beach Boys.
J : Je suis de Sheffield et il n’y a pas de plage là-bas !
Si vous dites que vous êtes de Sheffield, les gens vont vous rattacher aux Arctic Monkeys maintenant !
J : Je ne connais pas personnellement les Arctic Monkeys, j’aime ce qu’ils font. C’est un cliché mais toutes les personnes vivant à Sheffield aiment les Arctic Monkeys.

Quand vous êtes-vous rencontrés ?
J : Je suis dans l’aventure depuis 2 ans et demie et c’est à ce moment là que Beach Baby a vraiment commencé, mais avant ça les gars jouaient déjà ensemble depuis quelques années.
L : Ollie et on moi ses rencontrés il y a 6 ou 7 ans à l’université, on a joué dans plusieurs groupes puis on a quitté l’université pour aller à Londres. On a rencontré Iraklis, il joue avec nous depuis 4 ans et on a finalement trouvé Josh et c’est à ce moment là que le projet est devenu Beach Baby.

J’aime beaucoup les vidéos qui accompagnent vos titres comme « No mind, no money », « Ladybird » et la dernière « Sleeperhead », elles ont une vraie cohérence esthétique, jusqu’où êtes-vous impliqués dans ces vidéos ?
O : La cohérence esthétique vient qu’elles ont toutes été faites par la même personne qui est ma copine, Lily Rose Thomas.
L : Elle a été sur le projet depuis le tout début, avant même que l’on soit géré notamment avec la première vidéo « Ladybird »
O : Et ça a juste marché !
L : C’était son premier clip de musique et c’était notre premier clip également, c’est une excellente photographe et elle est venue avec un super pitch, c’était plutôt excitant et nous avons tout fait avec pour ainsi dire pas d’argent. C’est une chouette expérience.
C’est une chance de l’avoir rencontrée à ce moment là. Pour revenir à l’une des vidéo, j’aime beaucoup l’image de la coccinelle prenant son envol sur « Ladybird » !
O : C’était un pur hasard ! La vidéo a été filmée chez moi, c’est vraiment bizarre mais nous avons eu cette infestation de coccinelle. Quand j’allais dans la salle de bain pour prendre un bain, il y avait genre 50 coccinelles dans la baignoire ! C’était vraiment bizarre.

Comment vous sentez-vous à l’approche de votre première tournée en tant que tête d’affiche ?
O : Plutôt excités
J : Un peu flippés aussi.
O : Je pense que nous serons à la hauteur du challenge !

Vous avez donné votre premier concert en France fin 2015, avez-vous vu une différence par rapport à votre public habituel ?
O : Les gens arrivent plus tôt et sont un peu plus impliqués. À Londres les gens sont plus difficiles à impressionner. L’Angleterre est censé être un des contributeurs majeurs de la musique pop mais les gens ont tendance à être blasés. C’est différent quand on s’éloigne de Londres et qu’il y a moins de concerts à voir, il y a donc plus d’attente et d’excitation.
L : On a une expérience différente à l’extérieur de Londres.

Vous avez sorti votre EP « Limousine » en 2015, est-ce qu’on peut s’attendre à un LP cette année ?
O : Il est prêt
L : Il est en train d’être mixé. On ne sait pas encore si il sortira cette année ou en début d’année prochaine.

Merci pour votre temps et bon concert !
Beach Baby Festival Fireworks 2016 Badaboum OllieUne fois l’interview, il est temps de rejoindre le Badaboum pour ne pas manquer le début de la soirée. Comme je le disais en introduction la programmation du soir était très variée, même un peu trop à mon goût, on se demandait où était le fil conducteur dans tout ça.
Je n’ai tout de même pas boudé Alxndr London et sa voix impressionnante ou le show plus électronique de LA Priest.
Mais parlons plutôt de la prestation de nos rockers londoniens. La salle est déjà un peu plus remplie et ça fait plaisir d’avoir le public au rendez-vous pour se groupe si prometteur. Sans plus attendre, les 4 potes envoient le son avec une bonne humeur et un plaisir bien visible. Les chansons prennent un boost d’énergie en live qui apporte une nouvelle saveur aux compositions. Il faut dire que les 4 titres présents sur l’EP avec leur mélodies accrocheuses ont tout pour trouver leur public. Le chanteur Ollie saura séduire tout particulièrement le public français avec quelques mots et phrases dans la langue de Molière.
Pour ma part j’ai été agréablement surprise par le concert où les 4 garçons se révèlent sous un autre jour, loin de la production lisse de l’EP qui a ses avantages. J’espère juste qu’Ollie et Lawrence sauront garder de la place pour le chant qui perd un peu de force en live, mais il est certain que leur première tournée en tant que headliner leur apportera l’expérience nécessaire.
La soirée de Beach Baby se terminera par une impro instrumentale endiablée aux accents psychédéliques pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

Impatiente d’entendre leurs prochains titres, Beach Baby rythmera sans aucun doute votre été !

Merci au label Caroline International d’avoir rendu cette rencontre possible.

Immunisée aux londoniens de The Vaccines ?

The Vaccines à la Cigale le 7 octobre 2015

Mercredi soir les 4 anglais de The Vaccines étaient de retour dans la ville lumière pour nous interpréter en live leur dernier album en date « English Graffiti » paru en mai dernier.
Kid Wave à la CigaleMais avant les stars de la soirée, un autre groupe anglais nous attendant en 1ère partie : Kid Wave. Le groupe est formé de 4 membres avec une parité parfaitement respectée, mais ces les voix féminines qui dominent malgré tout. Si j’ai assez accroché au single « I’m trying to break your heart », lors de la soirée, les titres se suivent et malheureusement se ressemblent un peu. Le chant lancinant et la moue boudeuse de Lea Emmery donnent image un peu caricaturale du groupe que je n’ai pas réussi à m’enlever de la tête. Ils ont eu de la peine à réchauffer l’ambiance et ont quitté la scène comme ils sont venus, sans faire vraiment impression.

Il est 21h passé, le public s’impatiente et les lads arrivent triomphant sur scène, la température monte immédiatement dès les premières vibrations des cordes.
Afin d’être tout à fait transparente, The Vaccines n’a jamais fait partie d’aucune de mes playlists ou album à écouter. En rédigeant l’article j’étais même gênée car je n’aime pas m’étendre sur des choses qui ne me touchent pas et faire du négatif gratuit, mais en cherchant sur mon propre blog, je suis tombée sur l’article que j’avais rédigé à l’occasion de leur live à l’Album de la Semaine. Et force est de constater que j’avais moins de remords en 2012.
Pour résumer, je ne remets pas en cause le succès de la soirée, le public semblait aux anges mais en ce qui me concerne je peux m’autociter donc :

J’ai tout simplement fais un blocage complet avec ce groupe…
Je ne sais pas quel est le pire entre le leader qui a autant de charisme qu’un balai à franges et une voix manquant tellement de coffre que c’est à la limite de la justesse sur certains titres. Ou bien sur la pauvreté des paroles… »

The Vaccines en concert à Paris la cigaleAutant vous dire que je vais prendre une bonne résolution : vérifier que je n’ai pas déjà vu le groupe auparavant et vous épargner un énième article assassin si je n’accroche simplement pas.
En ce qui me concerne, je passerais donc mon chemin en laissant The Vaccines poursuivre le leur.

Setlist

Handsome
Wreckin' Bar (Ra Ra Ra)
Ghost Town
Dream Lover
Wetsuit
Minimal Affection
Tiger Blood
Bad Mood
Blow It Up
20/20
Melody Calling
(All Afternoon) In Love
Give Me a Sign
Post Break-Up Sex
Teenage Icon
I Always Knew
If You Wanna
All in White

No Hope
Radio Bikini
Nørgaard

La cool attitude d’Only Real @ Café de la Danse

Only Real Café de la Danse Eldorado Music Festival Niall Galvin

Ce mardi j’ai enfin assisté à un des concerts que j’attendais le plus de l’année, Only Real au Café de la Danse à l’occasion de l’Eldorado Music Festival !

Pour l’ouverture de la soirée, une belle découverte nous attendait, le groupe corse Casablanca Drivers. Originaires d’Ajaccio, les 5 amis s’amusent sur scène et soufflent un air californien sur la soirée. Ce n’est pas pour rien qu’ils commencent à se faire remarquer lors de différents festivals, ils ne tiennent pas en place et leur premier EP est à ne pas rater sur SoundCloud ! Les titres sont terriblement efficaces et rafraîchissants, d’ailleurs leurs influences sont variées et pour l’instant on peut dire qu’ils font partie de la scène indie pop rock.
Mais venons-en au coeur de la soirée avec les bad boys anglais d’Only Real menés par Niall Galvin. Ils font partie de ces rares groupes pour lesquels j’ai eu un coup de coeur, je leur ai même consacré un article à la sortie de leur 1er album « Jerk at the end of the line » pour leur déclarer mon amour !

En même temps je vous mets au défi de rester insensible au titre « Cadillac Girl » véritable hymne californien, planant à souhait et complètement addictif. Donc vous l’aurez deviné, j’ai placé la barre assez ce soir ce qui peut être un peu dangereux…
En tout cas dès son arrivée sur scène, Niall Galvin est fidèle à sa réputation de branleur incroyablement doué, avec une insolence qui rappelle forcément l’incorrigible Mac DeMarco. Malheureusement, le groupe enchaînera les « technical issues » comme il le répètera tout au long de la soirée, tout en s’excusant et occupant l’assistance. Cela ne m’empêchera pas d’apprécier le show, de sourire à chaque début de titre que je reconnais, en coeur avec tout le public présent ce soir. Quelle belle ironie aussi que le morceau « Can’t get happy », repris et chanté par le public, et qui donna au jeune chanteur, un sourire béa commmunicatif.Only Real Niall Galvin au Café de la Dans Festival Eldorado 2015Si l’on croit le rouquin terrible d’Only Real, il n’a jamais un tel public qu’ici à Paris et c’est pour cela qu’il nous aime tant. On a du mal à croire qu’on est les seuls à apprécier la nonchalance, l’art du phrasé et les guitares psychédéliques du groupe mais on ne peut s’empêcher d’être flatté. Et il faut reconnaître que l’ambiance était plus qu’au rendez-vous pour cette soirée, je me rappelle que l’Eldorado Music Festival avait déjà une programmation remarquable avec notamment Perfume Genius en 2012.
Le concert a atteint son apogée avec le dernier titre que je mentionnais plus haut « Cadillac Girl » et pour lequel Niall Galvin invita le public à le rejoindre. Sauf que tout le public le pris à la lettre et s’appropria la scène ! Après avoir gentiment comparé l’engouement de la salle à Godzilla, il demanda de redescendre afin de pouvoir jouer comme il se doit, le fameux titre de clôture. Vous l’aurez deviné, ce fut un concert mémorable et j’attends avec impatience les prochains titres du groupe.

Setlist

Intro (Twist it Up)
Get it On
Blood Carpet
Backseat Kissers
Pass the Pain
Cinnamon Toast
Punks and Potions
Yesterdays
Break it Off
Lemonade
Can't Get Happy
Cadillac Girl

The Bohicas @ l’Album de la Semaine

Album de la Semaine Canal Plus

Bonne surprise avec la découverte en concert du tout jeune groupe The Bohicas à l’occasion du tournage de l’Album de la Semaine de Canal +.
The Bohicas c’est 4 garçons originaires de l’est de Londres qui mêlent un rock sans prise de tête et jouant avec les frontières du rétro.

Les titres sont efficaces, les poses et looks travaillés, et ça envoie pas mal, le tout dans une ambiance joyeuse et bon enfant. Il n’y a pas de pause tout au long de ce petit concert, le groupe ne laisse jamais retomber la pression grâce à des riffs nerveux, une basse omniprésente et une batterie qui fait echo. Dominic McGuinness mène son groupe et compense une voix un peu faiblarde par un jeu de scène énergique et gentiment insolent. Le charme est au rendez-vous et le leader de The Bohicas n’hésite pas à interpeller plusieurs fois un public un peu coincé sur les places du plateau, de notre côté on trépigne sur place au rythme des guitares furieuses.
En attendant ils cartonnent enchaînent déjà les gros festivals comme Glastonbury, Reading et Leeds alors que leur premier album « The Making Of » est tout juste sorti chez Domino cette année. Pour les personnes conquises par leur rock, ils seront au Point Éphémère le 21 octobre !

Setlist

I do it for your love
Where you at
XXX
Somehow you know what I mean
Upside down and Inside out
Soldier of love
To die for
Swarm

Beirut accueilli à bras ouverts au Zénith de Paris

Beirut Zach Condon Zenith 2015

5 ans après avoir découvert Beirut, me voilà enfin, avec toute la bande menée par Zach Condon, au Zénith de Paris à l’occasion de la sortie de leur 4ème album « No No No ».
En effet c’est pas tous les jours que le groupe américain met les pieds sur le vieux continent, et j’ai eu le plaisir de faire partie de la fête. Alors que je les avais découvert à l’époque à l’édition 2010 de Rock en Seine, j’avais eu un vrai coup de coeur pour le groupe que le duo avec Arcade Fire n’avait fait que confirmer.
Si Beirut n’est pas forcément réputé pour son jeu de scène, ce soir, ils sont là en toute simplicité devant un public déjà acquis, prêt à embarquer dans ce voyage musical d’1h20.

Cela peut paraître court pour un concert, et normalement je serais la première à noter le manque d’effort du groupe. Mais dans le cas de Beirut, le concert fut d’une belle générosité avec des arrangements retravaillés pour chaque titre, et qui se présente plus en une redécouverte de l’oeuvre du groupe.
Les cuivres se font plus chauds avec des inspirations latines alors qu’on était plus habitués aux inspirations de l’est et cette évolution leur va bien et les titres prennent une nouvelle teinte bienvenue. Les voix masculines qui s’ajoutent à celle de Zach sont plus qu’à la hauteur et bien que le groupe communique peu, leur musique parle d’elle-même. Moi qui ne suis pas facilement émue par les cuivres, Beirut nuance chaque mélodie avec une richesse et une abilité que je n’ai jamais retrouvé dans un autre groupe indé jusqu’ici.
Beirut Zach Condon Zenith 2015J’écris sur le groupe et j’en oublie de mentionner Zach Condon et sa voix si particulière. Qu’on aime ou non sa voix, il faut lui reconnaître une profondeur et mélancolie qui caractérise chacun des titres du groupe. Jonglant durant tout le concert entre chant, trompette et yukulélé, il ira même s’aventurer vers le synthé. Malgré sa silhouette frêle, le compositeur de Beirut s’éveille tout au long de la soirée pour en prendre pleinement le contrôle. Sa voix est plus assurée, même si les quelques mots en français restent hésitants, au plus grand plaisir du public.
Difficile de prendre du recul sur ce concert, tant je l’attendais depuis longtemps et je dois reconnaître que la musique de ce groupe a une résonance particulière chez moi et vu le public du Zénith, je n’étais pas la seule à ressentir ça.
Je prends rendez-vous les yeux fermés pour leur prochain concert dans la capitale !

Setlist

Scenic World
Elephant Gun
East Harlem
As Needed
Perth
Santa Fe
No No No
August Holland
Postcards From Italy
The Rip Tide
The Shrew
My Night with the Prostitute from Marseille
Fener
Serbian Cocek (A Hawk and a Hacksaw cover)
After the Curtain
Nantes
So Allowed

Pacheco
The Gulag Orkestar
In the Mausoleum
The Flying Club Cup

Rock en Seine, Jour 3

Pond Rock en Seine 2015

Je débute cette dernière journée de Rock en Seine, sous un soleil de plomb, une atmosphère moite règne, la foule est agglutinée devant la scène Pression Live pour attendre Pond. Pour la petite info, c’est un projet collaboratif de certains membres de Tame Impala qui joue plus tard dans la même journée sur la Grande Scène. C’est grâce au succès de Tame Impala, que le projet Pond a pu perdurer et atteindre une belle reconnaissance avec leur dernier album en date « Man, it feels like space again » où les influences psychédéliques se font plus discrètes. Si les corps sont fatigués, la musique de Pond porte le public d’une bien belle manière et donnera envie de se replonger dans leur album. C’est pour moi une des meilleures découvertes de l’année, tant au niveau album qu’en live !
Last Train Rock en Seine 2015Je me dirige alors pour mon premier et unique concert sur la scène de l’Industrie pas très loin, la foule tente de se préserver du soleil en occupant la colline à l’ombre. Mais Last Train tout jeune groupe français s’assure de garder une température élevée avec un show crasseux, hurlant qui ravira les fans du genre. Je passe mon tour, mais je reconnais l’énergie et la passion dégagée par le groupe !
Fuzz Ty Segall Rock en Seine 2015Je profite de la proximité de la scène de la Cascade pour ne pas rater le groupe Fuzz avec ni plus ni moins que Ty Segall. Le prolifique californien ne se contente pas de sortir des albums à son nom, mais en profite pour officier dans divers side project comme celui du jour, Fuzz. Flanqué de Charlie Moothart et de Chad Ubovich, le visage barbouillé de blanc, l’énergumène se place au centre du trio, derrière sa batterie pour nous déverser une heure de guitares délirantes et d’envolées de rock indépendant pour le bonheur des festivaliers de Rock en Seine. Je me suis un peu retrouvée malgré moi propulsée au coeur de la fosse pour très vite me mettre en place sûre. Mais on est jamais en tranquille avec eux, ils vont nous malmener pendant une heure au rythme de leurs différents titres et on en redemande !
Tame Impala Rock en Seine 2015Je fonce vers Tame Impala, bien que je suis loin d’être fan de tous leurs titres, ils ont des éclairs de génie fulgurant comme avec « Elephant » entres autres. Les nouveaux titres sont cependant à l’honneur en ouverture de concert avec les « Let it happen » et « ‘Cause I’m a man » fredonné par tout le public, les titres s’enchaînent dans une mécanique désormais bien huilée. Tame Impala était un des concerts que j’attendais le plus du festival et je n’ai pas été déçue. Je quitte à contre coeur Tame Impala avant la fin pour éviter le mouvement de foule et alors que je leur tourne le dos, un de mes titres préférés débute « Feels like we only go backwards »…
Parquet Courts Rock en Seine 2015Gros dilemme pour cette fin de festival, tiraillée entre Tame Impala, Parquet Courts et Alt-J, j’ai finalement terminé le festival avec le rock de Parquet Courts sur la scène Pression Live. J’aime pas mal leur album « Sunbathing Animal » paru l’année dernière. Cependant leur concert qui était mon final de Rock en Seine fut décevant. En ce qui me concerne, je n’ai pas accroché au jeu nerveux mais trop répétitif des trois garçons, ni au chant trop monotone.
Rock en Seine 2015 Parc de Saint Cloud Bien que cette édition ait eu un line-up un peu plus faible que les année précédentes, les conditions étaient idéales pour avoir de vrais bons moments de live. Et cela m’a permis de faire la connaissance de groupes encore trop méconnus et ça c’est une des valeurs phares d’un bon festival. L’ambiance générale des concerts fut assez sage mais pour une fois plus respectueuses par rapport aux précédentes éditions auxquelles j’ai assisté .
À l’année prochaine !

Rock en Seine 2015, Jour 2

Mini Mansions Rock en Seine 2015

Soleil et chaleur sont au rendez-vous pour cette deuxième journée de Rock en Seine qui se résumera à des allers-retous incessants entre la scène Pression Live et la Grande Scène toute la journée !
Un passage au stand Ben & Jerry’s s’impose avant de rejoindre, pour le 1er concert de la journée, la scène Pression Live et les Mini Mansions. Mini Mansions ce n’est ni plus ni moins que le bassiste de Queens of the Stone Age, Michael Shuman, le très fleuri Zach Dawes et Tyler Parkford planqué derrière son synthé, on rappellera également que notre crooner préféré, Alex Turner des Arctic Monkeys, avait fait une jolie apparition sur leur dernier album. Le trio domine la scène avec une facilité déconcertante et est bien loin du registre de Queens of the Stone Age pour surfer sur des sonorités psyche pop qui ne rend pas étonnant leur collaboration avec Brian Wilson de The Beach Boys. Bref une jolie découverte en live pour ce début d’après-midi à Saint-Cloud.
Stereophonics Rock en Seine 2015Je les quitte un peu avant la fin pour avoir le temps de rejoindre la Grande Scène afin de retrouver les Gallois de Stereophonics, mené par le charismatique Kelly Jones à la voix éraillée si singulière. Après les avoir vu à l’O2 à Londres il y a quelques années, j’ai découvert leur nouveau batteur Jamie Morrison qui a bien du mal à faire oublier le sympathique Javier Weyler… Le show nous fait remonter dans les classiques du groupe, étalant le savoir-faire d’un bon rock classique et efficace sans éviter certains écueils de leur récents titres ou de ballades mielleuses.
Glass Animals Rock en Seine 2015À peine le concert fini, que je suis déjà en route pour ne pas manquer un groupe que je souhaitais voir depuis quelques temps déjà, Glass Animals. Dave Bailey est déjà en train d’hypnotiser la foule avec sa voix suave et ses danses hantées quand j’arrive à me glisser devant la scène. Les titres planants prennent une nouvelle dimension en live pour nous garder sous leur influence planante. Si l’album « Zaba » peut être difficile d’accès, tant la musique est vaporeuse et insaisissable, en concert, l’énergie du groupe fait tomber les barrière de leur pop indé.
Years & Years Rock en Seine 2015À à 21h50 tapantes je suis déjà en place pour découvrir un groupe londonien que je connais à peine Years & Years mené d’une voix de maître par Olly Alexander. Les effets visuels du groupe nous transporte directement dans un nouvel univers dance electro. Vainqueur du BBC Sound of 2015, Years & Years revient devant un public conquis pour animer la nuit parisienne. Si personnellement je n’écoute pas leur album, leur prestation live est assez irrésistible dans un festival.
The Libertines Rock en Seine 2015Le quatuor anglais prend possession de la Grande Scène pour le grand final tant attendu de ce Samedi soir. Autant dire tout de suite, le concert a eu l’effet d’un pétard mouillé tant le jeu des poètes maudits d’Albion était tranquille. Certes, sur les premiers titres, on avait du mal à discerner les mélodies, seul les connaisseurs reconnaissaient les titres tellement la balance était dans les choux. Mais il y a eu beaucoup trop de temps morts, le show était saccadé et même la reprise « Les copains d’abord » de Pete Doherty est tombé à l’eau. Le point positif est que le duo sulfureux, formé par Carl Barât et Pete Doherty, nous a moins servi son fan service artificiel pour une attitude plus mature et honnête et j’ai été agréablement surprise par les quelques nouveaux titres joués en live qui rendent plutôt bien. Après les avoir vu tant en solo, en acoustic ou en réunion à Hyde Park, c’était le concert le plus mou que j’ai vu de leur part, est-ce qu’ils se sont préservés pour leur prestation de Reading le lendemain ?

Sur cette réflexion, je m’en vais profiter de cette dernière journée au Parc de Saint Cloud… à très vite !

Rock en Seine 2015, Jour 1

Rock en Seine Parc de Saint Cloud 2015

C’est un peu comme si les éléments s’étaient tous mis d’accord pour que l’édition Rock en Seine 2015 soit épargnée par le mauvais temps, car je craignais le pire pour ce week-end.
Et pourtant ce 1er jour de la 13ème édition du festival parisien s’ouvre sur un rayon de soleil comme pour adoucir la rentrée. À peine la sécurité franchie, que l’on patauge déjà dans la gadoue entretenue par l’installation du festival Rock en Seine et le temps pourri des derniers jours. Et ce n’est pas les millers de festivaliers qui vont épargner les brins d’herbe engloutis du Parc de Saint Cloud !
FFS Franz Ferdinand & Sparks Rock en Seine 2015En ce qui me concerne, ce vendredi sera plutôt light en concerts, boulot oblige ! Mais j’ai pu être au rendez-vous pour voir la fusion de Franz Ferdinand & Sparks sur scène. Le public est impatient et déborde comme d’habitude sur le chemin qui longe la scène, la renommée des écossais de Franz Ferdinand attire. Personnellement j’ai été beaucoup moins séduite par l’autre moitié de FFS, Sparks, même si le charisme des frères Mael est indéniable avec une démonstration de danse donnée par Ron. En tout cas cela faisait longtemps que je souhaitais voir la bande d’Alex Kapranos en live et je n’ai pas été déçue. Dès que les premières notes d’un titre de Franz Ferdinand se laissaient entendre, la foule leur faisait écho. Les titres comme « Take me out » restent efficaces et parfaits pour un lancement de festival. FFS terminera le show sur leur joyeux « Piss Off ».
Pour des raisons de « je retrouve des potes à Rock en Seine », je me suis retrouvée par hasard devant les vétérans de The Offspring qui, si ils ont pris un sérieux coup de vieux, ont déballé leur son punk rock américain avec visiblement beaucoup de plaisir, un plaisir qui contamina très vite la foule. Sagement planquée en arrière, je me suis surprise à connaître la grande majorité des titres qui ont bercé nos années 90, tout en regardant des jeunes et moins jeunes pogoter dans une ambiance bonne enfant.
Exposition Rock en Seine 2015  Manuel CohenUne heure après, il est temps de retrouver le groupe qui, pour ma part, clôturera cette première journée, Kasabian. On retrouve les mauvaises têtes de Tom Meighan et du guitariste, chanteur, showman, Serge Pizzorno. Heureusement pour leur égo, ils sont sur la grande scène et laissent libre court à leur délire scénique mégalo. Certes je ne suis pas fan du groupe, mais ils ont beaucoup de très bons titres, qu’il joueront en masse pour introduire la soirée avant de dévier vers leurs dernières sonorités plus électro. C’est la troisième fois que j’assiste à un de leur concert, et force est de constater qu’ils ne gagneront jamais en modestie et que leur attitude dénote sérieusement avec leur talent ou reconnaissance ce qui peut donner des moments un poil gênant. Non les mecs vous n’êtes ni Jim Morrison, ni Liam Gallagher ou autres pilier du rock. Cela n’empêchera pas la soirée d’avoir de vrais moments qui feront honneur à la brit pop qu’on aime tant.

Bon il est temps de me mettre en route pour le 2ème jour de Rock en Seine 2015 avec une programmation lourde et belle place laissée aux bad boys anglais ! A demain pour la suite…

Bosco Rogers @ Social Club

Bosco Rogers Social Club 1er juillet 2015

Je vous en parlais il y a peu dans la Wildweek #143, c’est le groupe Bosco Rogers que j’ai eu le plaisir de découvrir en live au Social Club et officiait comme première partie des américains de Crocodiles.
Alors que Paris était plongée en pleine canicule, le Social Club s’est présenté comme un vrai oasis de fraîcheur, des conditions idéales pour découvrir en live ce duo franco-anglais composé respectivement de Barthélémy Corbelet et Delphinius Vargas.

Social Club Paris 1er juillet 2015Ces derniers, qui forment donc Bosco Rogers, étaient sur scène afin de promouvoir leur dernier EP « French Kiss », déjà disponible sur Spotify pour les curieux.
Comme pour leur premier EP, les chansons sont écrites, composées, produites et enregistrées par ces deux gars et respirent bon la pop anglaise et le garage avec des mélodies efficaces et leurs chants nonchalants. Le cocktail est revigorant et ce n’est pas pour rien que le groupe s’est fait remarqué pour leur single « The Middle » par la BBC radio 6, The Guardian… rien que ça. Le single est entêtant, le clip gentiment décalé ce qui rend le duo terriblement attachant car ils ne se prennent pas au sérieux.

En live les chansons prennent de la puissance pour virer flower punk à coup de fuzz de guitares, un vrai régal à ne pas manquer !
En ce qui concerne le live, les titres prennent de la puissance pour virer flower punk à coup de fuzz de guitares, un vrai régal à ne pas manquer !
Bref vous avez 2 EP à vous mettre sous la dent, et ils contiennent des tubes parfaits pour votre son de l’été alors ne vous privez pas. Le dernier EP lui laisse un plus grande place aux claviers notamment sur l’intro du titre éponyme et se fait plus sophistiqué. Le duo Bosco Rogers nous réserve encore de bonnes surprises et je vous conseille d’y tendre l’oreille et de les suivre sur leur page facebook.

Crocodiles Social Club, le 1er juillet 2015Cette soirée fut également l’occasion de découvrir sur scène le groupe originaire de San Diego Crocodiles avec un Brandon Welchez charismatique au chant et guitare et un Charles Rowell à la danse abstraite !
Le show fut survitaminé mais le retour du public assez timide ce qui laissa un peu perplexe le groupe. On sentait également le soulagement de Crocodiles car cette soirée était également la clôture de leur tournée européenne.

Setlist

Bosco Rogers
Googoo
Banana Socks
Anvers
The Middle
French Kiss
The Million
Soupoli
Corner to Corner
Buttercup
True Romance
In Stereo

Crocodiles
Mirrors
Foolin' Around
Marquis de Sade
Billy Speed
Kool TV
Cockroach
Crybaby Demon
Peroxide Hearts
Refuse Angels
Me and My Machine Gun
Do The Void
I Wanna Kill

Jet Boy, Jet Girl (Elton Motello cover)

The Go! Team @ la Maroquinerie

The Go! Team à la Maroquinerie le 26 juin 2015

Vendredi dernier, je suis retournée avec plaisir à la Maroquinerie, petite salle cosy du 20ème pour The Go! Team, à l’occasion de la tournée de leur 4ème album « The Scene Between ».

Je n’étais pas très familière avec le groupe jusqu’à il y a peu mais j’avais été séduite par les singles du dernier album « The Scene Between », « What D’You Say? » aux mélodies pop efficaces et dansantes.
Bref The Go! Team c’est cocktail indie pop de bonne humeur et d’énergie portée par une troupe fort sympathique.
La formation est menée par Ian Parton qui a conçu l’album dans son coin dans un premier temps. Et dès le début du concert, si la présence et l’énergie sur scène de Ninja est impressionnante, on comprend vite que Ian Parton mène la danse.

Les deux chanteuses, de leur côté, échangent souvent de place pour alterner entre l’irrésistible Ninja et la fragile Angela Won-Yin Mak (et non Kaori Tsuchida qui profite de sa vie de famille). Le concert est varié, il n’y a pas un moment pour reprendre son souffle et on sent que le groupe The Go! Team prend un vrai plaisir à être sur scène à Paris. Ninja fait participer le public à plusieurs reprises, dit quelques mots en français et on est séduit par son dynamisme hip-pop contagieux !
Cela n’est pas la même chanson pour Angela Won-Yin Mak, qui joue l’ingénue un poil agaçante et qui surtout chantera particulièrement faux sur certains titres. Je crois que c’est la première fois que j’ai été choquée à ce point !
Malgré ce point noir, la performance de The Go! Team fut un joyeux bordel même si avec 4 albums au compteur on aurait pu attendre une prestation un peu plus longue, vendredi le concert a duré moins d’1h30…
C’est un groupe parfait pour l’été et les festivals et si vous n’avez pas l’occasion de les voir, leur dernier album vous consolera !

Setlist

The Power Is On
The Scene Between
Waking the Jetstream
Grip Like A Vice
Huddle Formation
What D'You Say?
She's Got Guns
Get It Together
Gaffa Tape Bikini
T.O.R.N.A.D.O.
Everybody Is A VIP to Somebody
Blowtorch
Keys to the City
The Art of Getting By (Song for Heaven's Gate)

Buy Nothing Day
Apollo Throwdown