Foxygen en concert, le show à New York !

Foxygen Terminal 5 New York 2017

En déplacement à New York pour quelques semaines, je ne pouvais pas manquer l’expérience d’assiter à Foxygen en concert dans The Big Apple ! Par chance 2 groupes que je voulais voir ont joué durant mon séjour. Le premier était complètement Sold Out pour le nouvel album de Tennis, j’ai donc opté pour les californiens de Foxygen qui présentaient eux aussi leur dernier album « Hang » chroniqué plus tôt sur le blog.
La soirée commence avec 2 premieres parties, dont Purr, jeune groupe qui en était à son deuxième live seulement. Agréable surprise avec un charmant duo vocal féminin et masculin qui s’harmonise bien. La seconde partie et plus connue, c’est Sunflower Bean, mais ne sera pas aussi plaisant. La chanteuse et bassiste Julia Cumming a une belle voix quand elle ne force pas, mais malheureusement elle a tendance à se la jouer « voix rauque », ce qui devient très vite désagréable à l’oreille, dommage.
Je patiente donc durant le set pour attendre la tête d’affiche de la soirée, Foxygen formé par Jonathan Rado and Sam France. Si il n’y a pas d’orchestre symphonique pour accompagner sur scène leur 5ème album « Hang », on va pouvoir tout de même apprécier le show avec une formation de cuivres. Pas besoin d’attendre très longtemps pour rentrer dans l’ambiance d’ailleurs, car Sam France est visiblement en forme et applique des chorégraphies reprises par la vocaliste. Ils changeront même de tenues, accordées, durant la soirée. Toute cette représentation rappelle le single phare du dernier album « Follow the leader » sans jamais voler la vedette à la musique. La grandiloquence du show et contrebalancée par une dérision bienvenue. Cela se ressent à la fois dans les titres et leur attitude.
Bien que la soirée fut courte, avec à peine 1 heure de concert pour la présentation de leur album, elle a tenu ses promesses avec un groupe qui fait prendre vie aux titres sur scène.

Setlist

We Are the 21st Century Ambassadors of Peace & Magic
San Francisco
Shuggie
Follow the Leader
Avalon
Mrs. Adams
America
On Lankershim
Upon a Hill
Trauma
Rise Up

On Blue Mountain
How Can You Really
No Destruction

Pete Doherty au Bataclan

Pete Doherty en concert au Bataclan le 16 novembre 2016

Difficile d’évoquer le concert de Pete Doherty au Bataclan sans évoquer les commémorations du 13 novembre et l’émotion forcément présente ce soir là. Mais cet article, je ne vais pas le traiter sous cet angle car je ne saurais trouver les bons mots, mais plutôt sous l’angle de la musique. Musique encore et toujours.
C’est donc pour le nouvel album du trublion anglais, son second album en solo pour être plus précise, prévu pour décembre que j’ai rejoins la foule. L’ayant déjà vu plusieurs fois sur scène, en acoustique seul sur scène, ou en électrique avec les libertines, je n’ai pu m’empêcher d’imaginer comment le concert serait.
Par exemple je ne m’attendais pas du tout à le voir accompagné d’un groupe sur la scène du Bataclan. J’imaginais, comme pour son premier album, la simplicité et la sincérité d’un set acoustique magnifiant la fragilité de l’artiste et la poésie de ses textes.
Mais parlons de ce concert, il commence par une minute de silence bien raccourcie pour laisser place à une Marseillaise au violon, rappelant la relation spéciale de Pete Doherty à la France.

Pete Doherty commence par le premier single du nouvel album « I Don’t Love Anyone (but You’re Not Just Anyone) ». Avec plaisir on retrouve un titre de son premier album solo et les fameuses danseuses avec des costumes étranges qui rendent la prestation encore plus décalée que d’habitude, à la limite du grotesque… Puis assez rapidement on passe sur une reprise de The Libertines avec une apparition remarquée et très bien accueillie de Carl Barât. Malgré sa présence, Pete Doherty ne se reconcentre pas sur le concert et semble se reposer complètement sur le groupe l’accompagnant. Il ne touchera pratiquement pas une guitare de la soirée et les rares fois où il le fera on aurait préféré qu’il s’en abstienne… Il passe son temps à jeter micro et guitare dans la foule, que le staff tente de récupérer à chaque fois. Il marmonne en titubant sur la scène des paroles inintelligibles même pour les plus entraînés au phrasé du chanteur. Et pourtant je n’ai pu m’empêcher d’espérer un moment de grâce de l’anglais, ce que j’ai pu avoir l’espace de quelques secondes de temps à autres.
Un concert donc étrange, avec une instrumentalisation trop grandiloquente qui ne correspond ni à la fougue et aux guitares virevoltantes des Libertines ni à la fragilité des compositions de Pete Doherty. On terminera cependant le set sur l’irrévérencieux et cathartique Fuck Forever, choix parfait jouant le rôle d’une délivrance du public.
Pete Doherty au Bataclan en 2016Même si ce concert n’a pas pu faire apprécier les nouveaux titres dans le décousu de la soirée, il aura eu tout de même le mérite de ramener un peu d’insouciance et de joyeux bordel au Bataclan.
En ce qui me concerne, j’attendrais donc la sortie de l’album pour tenter d’apprécier ou non le travail de l’artiste.

Setlist

La Marseillaise
I Don't Love Anyone (But You're Not Just Anyone)
Last of the English Roses
Kolly Kibber
You're My Waterloo (The Libertines)
Up the Bracket (The Libertines)
The Steam
The Whole World Is Our Playground
Oily Boker
Hell to Pay at the Gates Of Heaven
Killamangiro (Babyshambles)
Ride Into the Sun (The Velvet Underground cover)
Flags of the Old Regime

Albion (Babyshambles)
Time for Heroes (The Libertines)
Fuck Forever (Babyshambles)

Glass Animals réssuscitent l’Elysée Montmartre !

Glass Animals en concert à l'Élysée Montmartre 2016

Alors qu’à la rentrée je vous parlais d’un de mes coups de coeur musical de l’année avec le nouvel album de Glass Animals, il ne m’a pas fallu attendre longtemps pour avoir la chance de les voir en concert.
C’est donc pour l’album « How to be a Human Being » que le groupe se produit à Paris, et pas n’importe où puisque c’est à l’Élysée Montmartre, salle réouverte depuis quelques semaines seulement !
Tout d’abord un petit mot sur la première partie Sébastien Forrester qui abandonne peu à peu son alias Holy Strays pour mieux s’affirmer. L’artiste a proposé un dj set intéressant où les percussions sont reines et inspirées, selon sa biographie, par un séjour en Afrique Centrale. Le choix de première partie était judicieux, préparant le public au groupe de la soirée Glass Animals.
Glass Animals en concert à Paris 2016Sur une scène revêtant la couleur orangée de l’album et un ananas triomphant en fond, les 4 membres du groupe britannique sont accueillis avec un engouement étonnant pour un second album ! Et pourtant il ne faut pas oublier le succès fulgurant du 1er album de Glass Animals « Zaba » avec des titres comme « Gooey » qui se sont propulsés directement au statut de classiques et en font des temps forts du concert. Mais leurs nouveaux titres n’ont rien à envier et prennent vie en live avec notamment « Youth » et « Life Itself » qui plonge le public directement dans l’ambiance !

La voix de Dave Bayley si reconnaissable, est indéniablement une des grande force du groupe et porte chacun des titres et anime la soirée. Si on album j’apprécie l’exotisme des mélodies et de l’instrumentalisation, en concert le groupe met l’accent sur la rythmique et cela offre une nouvelle approche de leur musique. Le groupe s’amuse sur scène et profite de ces instants pour être au plus près de son public, même littéralement lors de leur reprise d’un titre de Kanye West.
En tout cas le groupe nous a offert une magnifique soirée et je ne peux qu’être impatiente à l’idée d’un prochain album !

Rock en Seine 2016, Jour 3

Rock en Seine 2016

3ème et dernier jour du fameux festival parisien Rock en Seine, mais pas des moindres avec 5 concerts au programme à ne pas rater ! On commence en bonne compagnie sur la scène de la Cascade avec l’américain Kevin Morby qui aura fait le tour des festivals cet été. Il y a ceux qui l’attendent de pied ferme sous le soleil d’août et les autres qui se réfugient sous l’ombre bienveillante des arbres qui encadrent la fosse. Impatiente de le découvrir en live, je n’ai pas été déçue. On a eu droit à de vraies petites pépites folk qui ont adoucit le soleil assommant de ce début d’après-midi.
Editors à Rock en Seine 2016Puis c’est par défaut que je me dirige vers la grande scène pour les anglais de Editors. Je n’ai jamais été séduite par le rock pratiqué par le groupe, un peu trop lisse et fade à mon sens, mais j’aurais pu avoir une bonne surprise en live. Malheureusement ce n’est pas le cas, et ce n’est pas faute d’avoir essayé avec un Tom Smith qui se déchaîne sur scène et qui a l’air de vivre intensément ses titres à défaut du public.
Miike Snow à Rock en Seine 2016Je me dirige alors vers la scène de l’Industrie, une de mes préférées pour découvrir le groupe suédois d’indie pop Miike Snow. Les membres Andrew Wyatt, Christian Karlsson et Pontus Winnberg sont derrière plusieurs succès pop de ces dernières années. À les voir sur scène, on comprend rapidement leur réputation de machine à tubes, tant les titres sont accrocheurs et font bouger sans effort la foule. Et un public qui aurait tourné le dos à une Shakira, Britney Spears ou Justin Timberlake se retrouve à applaudir et acclamer les créateurs de certains de leurs tubes. Ce fut un moment particulièrement dansant que nous offre Rock en Seine même si on ne peut pas dire que ce sont des bêtes de scène.
Ghinzu à Rock en Seine 2016Me voilà de retour sur la scène de la Cascade pour voir Ghinzu. J’avais eu la chance de les voir une première fois à l’Aéronef de Lille en 2009 et c’était une belle surprise de les voir à l’affiche pour la première fois à Rock en Seine, il était temps ! Le groupe semble visiblement ravi d’être là et le fait partager généreusement à son public. Le leader s’est même laissé allé à gratifier d’un baiser fougueux une fan à l’avant de la scène. Et même si je n’ai pas suivi, comme j’aurais du, la carrière du groupe, j’ai pris un réel plaisir à découvrir et redécouvrir leurs titres avec l’apothéose d’un « Do you read me » qui n’a pas pris une ride ! C’était sans hésiter mon 2ème meilleur concert de ce festival avec un John Stargasm rayonnant de charisme, épaulé par les autres membres du groupe au top.
Chvrches à Rock en Seine 2016Je termine cette 14 ème édition de Rock en Seine avec le groupe écossais d’électropop Chvrches. J’avais déjà eu la chance de voir Iggy Pop déambuler sur scène donc je voulais donner sa chance à ce groupe qui fait pas mal parler de lui. Passé les quelques premières minutes à regretter le rock endiablé de Ghinzu, je me suis prise au jeu du trio sympathique. Au final Lauren Mayberry assure parfaitement le show pour la dernière date européenne de leur tournée. L’ensemble de leurs titres est cohérent jusqu’à sembler un peu répétitif à l’image des allers retours incessants de la chanteuse, mais cette dernière réussi à électriser la foule par sa voix bien maîtrisée.
Au final cette édition 2016 laisse une impression de programmation un peu faiblarde malgré les éblouissantes prestations de The Last Shadow Puppets et de Ghinzu et a fait sentir l’absence de groupes montants à l’affiche.

Rock en Seine 2016, Jour 2

Naive New Beaters à Rock en Seine 2016

2ème jour du festival Rock en Seine 2016, le Parc de Saint Cloud baigne dans une atmosphère de poussière provoquée par les millers de festivaliers foulant le sol.
Je commence la journée en faisant un saut de puce à la scène de la Cascade pour voir La Femme victime de son succès. Le public déborde sur les 2 côté de la fosse rendant la circulation un tantinet compliquée ! Le groupe est énergique et a déjà le public dans sa poche. J’en profite pour aller découvrir Papooz formé par Ulysse Cottin et Armand Penicaut à la scène Pression Live. Et là on a le plaisir d’écouter ce duo folk pop qui rafraîchira votre été, sous forme de cocktail de titres enjoués parfaits pour cet après-midi d’août ! Papooz à Rock en Seine 2016Je rejoins la Grande Scène pour découvrir le groupe californien d’Edward Sharpe and the Magnetic Zeros formé par Alex Ebert et une dizaine de musiciens. Ceux-ci sont amassés au centre de la scène comme si ils avaient peur de s’éparpiller sur la scène de Rock en Seine. En attendant le chanteur en profite pour faire de multiples bains de foule, faire chanter ou faire raconter des histoires à son public. Les chansons s’enchaînent et on a du mal à distinguer un titre d’un autre tant ils ne sont pas linéaires. Enfin l’hymne universel d’Edward Sharpe and the Magnetic Zeros « Home » arrive comme un cri salvateur. Tout le public reconnaît le titre et l’harmonie se fait instantanément.
Edward Sharpe and the Magnetic Zeros à Rock en Seine 2016J’ai terminé la soirée en compagnie des Naive New Beaters dont j’ai chroniqué leur dernier album le mois précédent. Une chose est sûre, les 3 garçons des Naive New Beaters savent mener un concert ! Leur énergie est communicative et le bagout de David Boring irrésistible. Le public est plutôt formé de connaisseurs qui réagissent avec force sur les chansons des premiers albums et restent plus froids sur ceux de « À la folie » plus accessibles au grand public. Et je dois dire que j’en fais partie ! Ils sont même allés jusqu’à gâter leur public avec l’apparition furtive mais remarquée d’Izia pour leur collaboration « Heal Tomorrow » qui remporta un engouement unanime. Cette 2ème journée de Rock en Seine se termine avec des pieds fatigués mais ravis.

Rock en Seine 2016, Jour 1

The Last Shadow Puppets à Rock en Seine 2016

Alors que Paris est frappé par une chaleur étouffante, le festival Rock en Seine ouvre ses portes pour 3 jours de concerts ! Je profite du vendredi pour faire une arrivée tardive, me promener un peu sur les différentes scènes et paramétrer le nouveau moyen de paiement testé cette année en partenariat avec Paypal. Les festivaliers auront le plaisir, en plus de payer le billet de festival qui ne fait pas partie des moins chers, de devoir débourser 1€ de plus pour pouvoir régler sur le lieu du festival. 1€ multiplié par le nombre de festivaliers, j’en connais qui ont réussi leur été…
Une fois ces détails effectués, je me suis dirigée tranquillement vers la Grande Scène pour les irlandais de Two Door Cinema Club, scène que je ne quitterais finalement pas de la soirée car le groupe à ne pas rater en ce qui me concerne est le duo The Last Shadow Puppets (Alex Turner des Arctic Monkeys et Miles Kane).
Mais concentrons-nous d’abord sur Two Door Cinema Club qui commence fort avec un titre qui ravi le public, issu de leur 1er album « Cigarettes In The Theatre ». L’ambiance est là malgré la chaleur, le public répond présent aux envolées de guitares. Le groupe parsèmera par ci par là quelques titres de leur nouvel album « Bad Decisions » qui a l’air de faire la part belle aux sons plus électroniques et à un Alex Trimble qui part dans les aigus. Le titre de l’album semble au final bien choisi pour ces nouveaux titres un peu insipides, ce que le public de Rock en Seine confirmera par sa réaction.
Two Door Cinema Club à Rock en Seine 2016Et malheureusement toute l’ambiance prometteuse du concert de Two Door Cinema Club se dégonfle par une construction de setlist inégale, malgré la sympathie que l’on peut avoir pour le groupe.
Je m’étendrais peu sur The Last Shadow Puppets vu que je suis incapable de prendre du recul, tant je suis conquise par le groupe et leur génie, désolée. Mais je me permets tout de même de saluer l’effort fait à Rock en Seine, d’un show parfaitement maîtrisé. Comme lorsque je les ai vu à l’Olympia fin mars, ils sont accompagnés du groupe Mini Mansions et de 4 musiciennes classiques. Ce soir, Miles Kane et Alex Turner communiquent avec leur public pour saluer le dernier concert de la tournée « Everything you’ve come to expect tour » avec clins d’oeil complices, descente sur l’avancée de la scène… On aura même droit à une reprise, en français s’il vous plaît, de « Les Cactus » sur laquelle Alex Turner s’amuse follement avant de rendre un hommage triomphant à David Bowie avec « Moonage Daydream ».
The Last Shadow Puppets aura fait rêver tout le public de Rock en Seine pour 1h30 de pure classe anglaise !

Setlist

TWO DOOR CINEMA CLUB
Cigarettes in the Theatre
Undercover Martyn
Changing of the Seasons
Sun
Do You Want It All?
Bad Decisions
Something Good Can Work
Are We Ready? (Wreck)
Next Year
Sleep Alone
Eat That Up, It's Good for You
I Can Talk
Someday
What You Know

THE LAST SHADOW PUPPETS
Calm Like You
Aviation
Used to Be My Girl
The Age Of The Understatement
Separate And Ever Deadly
My Mistakes Were Made For You
The Element of Surprise
Standing Next To Me
The Bourne Identity
Dracula Teeth
Miracle Aligner
Everything You've Come to Expect
Sweet Dreams, TN
Bad Habits
Les cactus (Jacques Dutronc cover)
In My Room

Meeting Place
The Dream Synopsis
Moonage Daydream (David Bowie cover)

Born Ruffians, comme un air d’Amérique au Café de la danse

Born Ruffians au Café de la Danse 1er avril 2016

Après les avoir raté en octobre dernier, j’étais impatiente de découvrir enfin les canadiens de Born Ruffians dans la petite salle que j’aime tant du Café de la Danse !
Mais avant de les retrouver j’ai eu le plaisir de découvrir le français Théo Maxyme prometteur et le groupe très européen Cristobal and the Sea (avec une française, un portugais, un espagnol et un anglais). Un groupe rafraîchissant, extrêmement sympathique et qui on dirait fête le printemps à chaque chanson… Un groupe à suivre si vous n’êtes pas réfractaire à la flûte traversière ;)

Des premières parties de qualité pour cette soirée donc !
Mais passons donc au groupe phare de la soirée qui nous revient bien vite en France pour notre plus grand plaisir et apparament partagé. Born Ruffians je vous en parle sur le blog depuis 2013 car je les ai découverts avec la sortie de leur 3ème très bon album « Birthmarks », assez tard donc dans leur carrière car ils ont commencé en 2004. Le coup de foudre eu lieu avec le titre exaltant « Needle » de ce même album qui fait partie de mes titres préférés tout groupe confondus.

Le groupe est porté par la voix si reconnaissable de Luke Lalonde à laquelle vous ne pouvez rester insensible et épaulé par Mitch Derosier, Adam Hindle et Andy Lloyd. Et donc quelle surprise pour un groupe clairement reconnu dans la sphère indé de se retrouver ce soir devant un public certes conquis mais un peu clairsemé. Cette soirée me confirmera leur talent mélodique avec une manière particulière de revisiter les racines de la musique folk en ajoutant leur patte expérimentale et irrévérencieuse. Le dernier album y est à l’honneur et si il est sorti en 2015, fait bien sa place parmi les chansons déjà connues du groupe. Même le petit soucis de basse ne viendra en rien gâcher une performance tout simplement époustouflante.
Le groupe est chez lui au Café de la Danse, le public le lui a clairement fait comprendre de la plus belle des manières et en ce qui me concerne, je ferais en sorte de ne plus rater leur passage à Paris !
Luke Lalonde Born Ruffians Café de la Danse Paris avril 2016

Setlist

Eat Shit ( We Dit It)
When Things Get Pointless I Roll Away
Kurt Vonnegut
Ocean's Deep
Retard Canard
Hummingbird
Don't Live Up
Litle Garçon
Stupid Dream
With Her Shadow
Needle

I Need A Life

Oh Cecilia

Retour éclatant de The Last Shadow Puppets à l’Olympia

The Last Shadow Puppets Olympia Paris 2016

The Last Shadow Puppets faisait partie de ces groupes que j’adore mais que je n’avais pas encore eu la chance de voir en concert, l’erreur est réparée ce soir à l’Olympia, à l’occasion de la sortie vendredi du second album du groupe « Everything you’ve come to expect ».
Les trublions Alex Turner et Miles Kane étaient bien accompagnés ce soir avec la présence de violonistes et une violoncelliste, Zach Dawes et Tyler Parkford (toujours en noeud pap’) du groupe Mini Mansions avec lequel Alex Turner a fait un duo. J’avais eu le plaisir de découvrir Mini Mansions au complet lors de leur passage à Rock en Seine en 2015.

21h10, on attend plus que le duo terrible du rock anglais et ces derniers font arrivée triomphante sur « Calm like you ». Le spectacle est à mis-chemin entre comédie et concert de rock, les deux prennent des poses et font monter la pression dans le public déjà conquis. La scénographie minimaliste, avec un jeu de lumières magnifique détache les acteurs du cadre à la manière des génériques de Saul Bass… Un ton rétro et cinématographique donc que l’on entrevoyait déjà dans leur musique et leur communication.

Les violons et la gamme colorée de l’éclairage participent à la dramatisation dans le bon sens du terme de la soirée, on assiste à un vrai spectacle. Le son est bon, les musiciens excellents, la voix de crooner est parfaitement maîtrisée par Alex Turner et Miles Kane rempli bien son rôle de bad boy anglais. En ce qui me concerne le titre qui résume parfaitement la soirée c’est « Everything you’ve come to expect ». Un titre qui nous emporte et qui a un arrière goût de fin d’une belle histoire et c’est une note commune aux deux albums de ce groupe. Un sentiment de drame, de fin de film, le moment où tout se joue, le dénouement final. D’ailleurs la reprise des Beatles « I Want You (She’s So Heavy) » leur va comme un gant et est tout simplement éboulissante.
Il nous faut patienter désormais jusqu’à vendredi 1er avril, afin de découvrir les nouveaux titres du groupe non pas en live mais en album.
Last Shadow Puppets C’était une magnifique soirée que nous a offert The Last Shadow Puppets et je suis ravie de connaître la suite de leur histoire en août prochain à Rock en Seine !

Setlist

Calm Like You
Bad Habits
The Age Of The Understatement
The Element Of Surprise
Separate And Ever Deadly
The Chamber
Only The Truth
Pattern
My Mistakes Were Made For You
Miracle Aligner
Dracula Teeth
Everything You've Come To Expect
The Meeting Place
Aviation
Sweet Dreams, TN
In My Room

I Want You (She's So Heavy) (Beatles cover)
The Dream Synopsis
Standing Next To Me

Rencontre avec les anglais de Beach Baby

Beach Baby Festival Fireworks 2016 Badaboum

C’était une programmation hétéroclite que nous proposait hier soir le Festival Fireworks au Badaboum avec LA Priest, Beach Baby et Alxndr London. Mais chez Wildsession, on va s’attarder avec les 4 jeunes anglais de Beach Baby qui commencent à faire bien parler d’eux avec la sortie d’un EP « Limousine » sorti en fin d’année dernière.
Et comme j’ai eu la chance de faire leur connaissance autant vous proposer de faire de même avec un interview.
Beach Baby Festival Fireworks 2016 Badaboum LawrenceBonjour, les gars, ravie de vous rencontrer !
On vous connaît pas encore très bien, alors pour commencer, est-ce que vous pouvez vous présenter ?

J : Je suis Josh et je joue de la batterie.
I : Je suis Iraklis, je joue de la basse.
O : Je suis Ollie, je joue de la guitare, je chante et je fais le clavier.
L : Je suis Lawrence, je joue de la guitare, je chante également, et parfois je joue du clavier.

Comment décririez-vous Beach Baby à quelqu’un qui ne connaît pas encore votre musique ?
O : Léger, rafraîchissant, mélodieux et un tantinet provocant.

On vous rattache souvent au son Californien de part votre nom Beach Baby, vous reconnaissez-vous là-dedans ?
O : Je pense que ce qui s’est passé, c’est que nous avons choisi un nom qui a eu un effet boule de neige, et maintenant la connexion est inévitable.
L : Quand il s’agit d’un nouveau groupe, les gens n’ont pas beaucoup d’information, donc le nom du groupe, surtout si il fait référence ou se rapproche d’un style particulier, peut devenir très emprisonnant. C’est marrant car les gens prêtent bien plus à notre nom que ce que nous y avons pensé à l’origine.
O : Quand on a choisi le nom, le but n’était pas de se donner l’allure d’un groupe californien, on s’est juste dit que ça sonnait bien.
L : Le nom met l’accent sur les différents éléments qui composent notre son comme les riffs de guitares, les harmonies vocales… et quand on prononce Beach Baby les gens pensent aux Beach Boys.
J : Je suis de Sheffield et il n’y a pas de plage là-bas !
Si vous dites que vous êtes de Sheffield, les gens vont vous rattacher aux Arctic Monkeys maintenant !
J : Je ne connais pas personnellement les Arctic Monkeys, j’aime ce qu’ils font. C’est un cliché mais toutes les personnes vivant à Sheffield aiment les Arctic Monkeys.

Quand vous êtes-vous rencontrés ?
J : Je suis dans l’aventure depuis 2 ans et demie et c’est à ce moment là que Beach Baby a vraiment commencé, mais avant ça les gars jouaient déjà ensemble depuis quelques années.
L : Ollie et on moi ses rencontrés il y a 6 ou 7 ans à l’université, on a joué dans plusieurs groupes puis on a quitté l’université pour aller à Londres. On a rencontré Iraklis, il joue avec nous depuis 4 ans et on a finalement trouvé Josh et c’est à ce moment là que le projet est devenu Beach Baby.

J’aime beaucoup les vidéos qui accompagnent vos titres comme « No mind, no money », « Ladybird » et la dernière « Sleeperhead », elles ont une vraie cohérence esthétique, jusqu’où êtes-vous impliqués dans ces vidéos ?
O : La cohérence esthétique vient qu’elles ont toutes été faites par la même personne qui est ma copine, Lily Rose Thomas.
L : Elle a été sur le projet depuis le tout début, avant même que l’on soit géré notamment avec la première vidéo « Ladybird »
O : Et ça a juste marché !
L : C’était son premier clip de musique et c’était notre premier clip également, c’est une excellente photographe et elle est venue avec un super pitch, c’était plutôt excitant et nous avons tout fait avec pour ainsi dire pas d’argent. C’est une chouette expérience.
C’est une chance de l’avoir rencontrée à ce moment là. Pour revenir à l’une des vidéo, j’aime beaucoup l’image de la coccinelle prenant son envol sur « Ladybird » !
O : C’était un pur hasard ! La vidéo a été filmée chez moi, c’est vraiment bizarre mais nous avons eu cette infestation de coccinelle. Quand j’allais dans la salle de bain pour prendre un bain, il y avait genre 50 coccinelles dans la baignoire ! C’était vraiment bizarre.

Comment vous sentez-vous à l’approche de votre première tournée en tant que tête d’affiche ?
O : Plutôt excités
J : Un peu flippés aussi.
O : Je pense que nous serons à la hauteur du challenge !

Vous avez donné votre premier concert en France fin 2015, avez-vous vu une différence par rapport à votre public habituel ?
O : Les gens arrivent plus tôt et sont un peu plus impliqués. À Londres les gens sont plus difficiles à impressionner. L’Angleterre est censé être un des contributeurs majeurs de la musique pop mais les gens ont tendance à être blasés. C’est différent quand on s’éloigne de Londres et qu’il y a moins de concerts à voir, il y a donc plus d’attente et d’excitation.
L : On a une expérience différente à l’extérieur de Londres.

Vous avez sorti votre EP « Limousine » en 2015, est-ce qu’on peut s’attendre à un LP cette année ?
O : Il est prêt
L : Il est en train d’être mixé. On ne sait pas encore si il sortira cette année ou en début d’année prochaine.

Merci pour votre temps et bon concert !
Beach Baby Festival Fireworks 2016 Badaboum OllieUne fois l’interview, il est temps de rejoindre le Badaboum pour ne pas manquer le début de la soirée. Comme je le disais en introduction la programmation du soir était très variée, même un peu trop à mon goût, on se demandait où était le fil conducteur dans tout ça.
Je n’ai tout de même pas boudé Alxndr London et sa voix impressionnante ou le show plus électronique de LA Priest.
Mais parlons plutôt de la prestation de nos rockers londoniens. La salle est déjà un peu plus remplie et ça fait plaisir d’avoir le public au rendez-vous pour se groupe si prometteur. Sans plus attendre, les 4 potes envoient le son avec une bonne humeur et un plaisir bien visible. Les chansons prennent un boost d’énergie en live qui apporte une nouvelle saveur aux compositions. Il faut dire que les 4 titres présents sur l’EP avec leur mélodies accrocheuses ont tout pour trouver leur public. Le chanteur Ollie saura séduire tout particulièrement le public français avec quelques mots et phrases dans la langue de Molière.
Pour ma part j’ai été agréablement surprise par le concert où les 4 garçons se révèlent sous un autre jour, loin de la production lisse de l’EP qui a ses avantages. J’espère juste qu’Ollie et Lawrence sauront garder de la place pour le chant qui perd un peu de force en live, mais il est certain que leur première tournée en tant que headliner leur apportera l’expérience nécessaire.
La soirée de Beach Baby se terminera par une impro instrumentale endiablée aux accents psychédéliques pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

Impatiente d’entendre leurs prochains titres, Beach Baby rythmera sans aucun doute votre été !

Merci au label Caroline International d’avoir rendu cette rencontre possible.

Immunisée aux londoniens de The Vaccines ?

The Vaccines à la Cigale le 7 octobre 2015

Mercredi soir les 4 anglais de The Vaccines étaient de retour dans la ville lumière pour nous interpréter en live leur dernier album en date « English Graffiti » paru en mai dernier.
Kid Wave à la CigaleMais avant les stars de la soirée, un autre groupe anglais nous attendant en 1ère partie : Kid Wave. Le groupe est formé de 4 membres avec une parité parfaitement respectée, mais ces les voix féminines qui dominent malgré tout. Si j’ai assez accroché au single « I’m trying to break your heart », lors de la soirée, les titres se suivent et malheureusement se ressemblent un peu. Le chant lancinant et la moue boudeuse de Lea Emmery donnent image un peu caricaturale du groupe que je n’ai pas réussi à m’enlever de la tête. Ils ont eu de la peine à réchauffer l’ambiance et ont quitté la scène comme ils sont venus, sans faire vraiment impression.

Il est 21h passé, le public s’impatiente et les lads arrivent triomphant sur scène, la température monte immédiatement dès les premières vibrations des cordes.
Afin d’être tout à fait transparente, The Vaccines n’a jamais fait partie d’aucune de mes playlists ou album à écouter. En rédigeant l’article j’étais même gênée car je n’aime pas m’étendre sur des choses qui ne me touchent pas et faire du négatif gratuit, mais en cherchant sur mon propre blog, je suis tombée sur l’article que j’avais rédigé à l’occasion de leur live à l’Album de la Semaine. Et force est de constater que j’avais moins de remords en 2012.
Pour résumer, je ne remets pas en cause le succès de la soirée, le public semblait aux anges mais en ce qui me concerne je peux m’autociter donc :

J’ai tout simplement fais un blocage complet avec ce groupe…
Je ne sais pas quel est le pire entre le leader qui a autant de charisme qu’un balai à franges et une voix manquant tellement de coffre que c’est à la limite de la justesse sur certains titres. Ou bien sur la pauvreté des paroles… »

The Vaccines en concert à Paris la cigaleAutant vous dire que je vais prendre une bonne résolution : vérifier que je n’ai pas déjà vu le groupe auparavant et vous épargner un énième article assassin si je n’accroche simplement pas.
En ce qui me concerne, je passerais donc mon chemin en laissant The Vaccines poursuivre le leur.

Setlist

Handsome
Wreckin' Bar (Ra Ra Ra)
Ghost Town
Dream Lover
Wetsuit
Minimal Affection
Tiger Blood
Bad Mood
Blow It Up
20/20
Melody Calling
(All Afternoon) In Love
Give Me a Sign
Post Break-Up Sex
Teenage Icon
I Always Knew
If You Wanna
All in White

No Hope
Radio Bikini
Nørgaard