Razorlight de retour au Café de la Danse à Paris !

Razorlight au Café de la Danse à paris le 10 novembre 2017

En cette fin de semaine, j’ai retrouvé les britishs de Razorlight qui préparent leur retour pour un prochain 4ème album, 10 ans après leur dernier opus ! Et c’est dans le cadre intimiste du Café de la Danse que la soirée archi complète s’est tenue.
Mais tout d’abord première partie oblige, j’ai pu découvrir sur scène Ryder the Eagle, alias Adrien Cassignol (Las Aves et The Dodoz), que j’ai découvert en octobre dernier avec son premier EP « The Ride Of Love ». Seul sur scène et armé uniquement de sa guitare il assurera de manière plus que convaincante la première partie de soirée. Entre morceaux rocks et ballades ténébreuses, le son séduit les oreilles du public pourtant impatient de voir débouler les stars de la soirée. Le français nous offira des petits mouvements de danse étranges et nonchalants avant d’aller se mêler à la foule pour une danse langoureuse avec sa femme.
Ryder the Eagle au Café de la Danse en première partie de Razorlight, Paris 2017Bref on a envie de suivre Ryder the Eagle et de voir ce qu’il nous réserve à l’avenir !
Puis vers 21h c’est donc Razorlight qui débarque sur scène mené par un Johnny Borrell tiré à 4 épingles pour un retour attendu à Paris. La salle est archi comble à présent et n’attends que les premières notes.
Je n’avais encore jamais eu l’occasion de voir Razorlight en concert, même si j’avais eu le plaisir d’assister à un concert de Johnny Borrell and Zazou dans la chaleur du Truskel en 2014. J’avais déjà été conquise par la présence de Johnny Borrell à l’époque et ce soir n’a fait que confirmer le charisme. En ce qui concerne les membres composant Razorlight, on retrouve uniquement Skully à la batterie tandis que le guitariste, David Ellis, et le bassiste Tim Abbey, sont des nouveaux visages. Mais in ne faut pas se leurrer, c’est clairement Johnny Borrell qui mène la danse même si j’ai eu du mal à quitter des yeux les doigts du guitariste virevolter sur les cordes.
Johnny Borrell de Razorlight au Café de la Danse à Paris le 10 novembre 2017En tout cas ce n’est pas vraiment une surprise mais Johnny Borrell assure le show pour Razorlight, et un réel plaisir semble être là, partagé avec le public en quelques mots de français impeccable. Si les titres phares du groupe déclenchent une vague d’euphorie dans le public, il reste à voir si le nouvel album saura conquérir les coeurs des fans de la première heure comme des nouveaux. En tout cas Johnny Borrell a déjà su surprendre agréablement avec Zazou donc rendez-vous en 2018 pour en savoir plus ! Si on n’as pas encore de date de sortie pour le prochain album, celui-ci devrait très probablement voir le jour l’année prochaine, on croise les doigts…

Setlist

In the Morning
Stumble and Fall
Keep the Right Profile
Golden Touch
Up All Night
Tabloid Lover
In the City
Can't Stop This Feeling
Wire to Wire
Before I Fall to Pieces
Carry Yourself
Back to the Start
Rock 'n' Roll Lies
Don't Go Back to Dalston
Who Needs Love?
LA Waltz
Vice
Somewhere Else

Rip It Up
Hold On
America

St. Vincent prend possession du Trianon !

St. Vincent, alias Annie Clark en concert à Paris au Trianon en 2017

St. Vincent, était de passage à Paris dans la salle du Trianon ce mardi soir, pour une performance remarquable à l’occasion de son dernier album « Masseduction » paru ce mois-ci.
J’avais eu un véritable coup de coeur pour son précédent album « St. Vincent » qui m’a permise de m’intéresser de plus près à son univers à l’époque. J’avais eu d’ailleurs la chance de la voir en performance pour l’album de la semaine. Et avec la sortie de « Masseduction », le concert d’Annie Clark était donc un des concerts que j’attendais le plus cette année. J’étais également ravie de me retrouver dans la salle du Trianon, qui fait partie de mes salles parisiennes préférées !
Pas de première partie pour ce soir, mais un court-métrage d’horreur réalisé par St. Vincent projeté dans la salle, « The Birthday Party » dont vous pouvez voir le teaser ci-dessous.

Puis encore une demie heure, qui se fait longue à patienter avant de voir arriver sur le côté de la scène St. Vincent. Le rideau de scène légèrement entrouvert pour laisser passer la silhouette de l’artiste afin d’interpréter le premier morceau. Alors que le public se masse vers la gauche de la scène pour tenter de l’apercevoir, elle lance le show imperturbable dans sa tenue rose fuchsia. Revêtue d’un body rose fuchsia et fermement fixée sur ses jambières du même style, avec des petits manchons en fourrure de la même couleur, elle n’est accompagnée que de sa guitare de la même couleur. On verra défiler d’ailleurs tout au long de la soirée, une collection impressionnante de guitares, sur le même modèle signature, la sienne.
La première partie de la soirée sera dédiée aux titres de ses précédents album dans l’ordre chronologique de ses albums « Marry me », « Actor », « Strange Mercy » et « St. Vincent ». Durant cette partie, elle ira se placer à différents endroits de la scène, tirant le rideau de scène au fur et à mesure pour se dévoiler entière et fière.

Après un bref interlude, Annie Clark revient flamboyante pour interpréter son dernier album intégralement sur scène devant le public du Trianon. Chaque titre sera illustré de morceaux vidéos qui reprennent l’univers de ses clips parus jusqu’ici. Tons pop, scènes dérangeantes, répétitions et montages rendent la projection fascinante. Et cela a tendance à détourner l’attention du coeur du spectacle, St. Vincent maîtrisant à la perfection son show avec une voix aux multiples subtilités et une guitare endiablée.
Étant très adeptes des lives, ce n’est pas souvent que je me retrouve devant un artiste jouant en solo accompagné uniquement de sa guitare et je suppose, d’une bande son enregistrée. Et c’est peut-être ici le reproche que je ferais à la soirée, même si cela était cohérent avec le propos de l’album. En effet si je viens en concert c’est pour cet air de fraîcheur sur les titres, ce soupçon d’inattendu que l’on espère même si il arrive rarement. Ici pas vraiment de place à l’improvisation, pas de répit non plus pour le public car les titres s’enchaînent avec une vitesse impressionnante ce qui peut prendre de court notamment pour la sublime « New York ».
J’espère que j’aurais la chance de la voir entourée de musiciens, laissant cette artiste hors pair rebondir et animer le show dans un cadre vivant. En attendant la soirée confirme pour moi que St. Vincent fait partie de ces grands artistes qui marqueront leur temps.
Je vais donc continuer à suivre sa carrière, guettant les prochaines sorties d’album ou concerts !
St. Vincent, alias Annie Clark en concert à Paris au Trianon en 2017

Setlist

Marry Me
Now, Now
The Strangers
Actor Out of Work
Cruel
Cheerleader
Strange Mercy
Digital Witness
Rattlesnake
Birth in Reverse

Hang on Me
Pills
Masseduction
Sugarboy
Los Ageless
Happy Birthday, Johnny
Savior
New York
Fear the Future
Young Lover
Dancing With a Ghost
Slow Disco
Smoking Section

Sgt. Pepper Live à la Philharmonie, Happy birthday!

Sgt. Pepper Live concert à la Philharmonie avec Gaz Coombes, Carl Barât, Pete Doherty, Steve Mason et Ed Harcourt

Avec Sgt. Pepper Live, cette après-midi fut sous le signe des Beatles avec un concert anniversaire, à la Philharmonie de Paris, de l’album « Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band » oeuvre majeure interprétée par un supergroupe réuni pour l’occasion.
Initié par Ed Harcourt, le projet éphémère rassemble pour notre plus grand bonheur, des membres de The Libertines (Carl Barât et Pete Doherty), Supergrass (Gaz Coombes et Danny Goffey), The Coral (Paul Duffy), The Beta Band (Steve Mason) et Little Barrie (Barrie Cadogan). Autant dire qu’il y a du lourd pour ces deux concerts résolument rocks prévus ce dimanche. Vous pouvez d’ailleurs revivre le concert de 20h30 enregistré ci-dessous, en ce qui me concerne j’étais présente au concert de 16h30.

Placée au troisième rang dans le parterre, j’étais moi-même surprise d’être aussi bien située vu les prix très abordables. J’avais un point de vue juste parfait sur la scène et j’en ai bien profité. Étant fan des Beatles, je n’étais pas trop inquiète sur mon appréciation du concert mais j’ai tout de même été agréablement surprise. Le concert commence avec Ed Harcourt et Gaz Coombes au chant et à la guitare et la bonne ambiance est palpable.
Puis Pete Doherty fera son arrivée, mal assuré les quelques premières minutes, il s’en sortira plutôt bien avec des titres qui lui correspondent bien niveau chant comme « Lucy in the Sky with Diamonds » et « Getting Better ». Et puis les invités se succèdent avec Steve Mason et Carl Barât jusqu’à tous se retrouver en même temps sur scène. J’ai été particulièrement émue sur « A Day in the Life ». Si on devait trouvé à y redire je dirais qu’il manquait une voix féminine pour ancrer cette collaboration dans une interprétation plus moderne. J’aurais aimé aussi peut-être un peu plus d’appropriation sur l’instrumentalisation des morceaux pour les revisiter réellement, mais je ne vais pas bouder mon plaisir.
Ce Sgt. Pepper Live hommage se terminera de manière grandiose avec un public debout pour ovationner les artistes.
On aura droit à un rappel avec « Penny Lane » et « Strawberry Fields Forever » et on aurait aimé que ça se poursuive encore, mais c’est avec un grand sourire et des étoiles pleins les yeux que le public quitta les lieux.

Setlist

Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band
With a Little Help from my Friends
Lucy in the Sky with Diamonds
Getting Better
Fixing a Hole
She's Leaving Home
Being for the Benefit of Mr. Kite!
Within You Without You
When I'm Sixty-Four
Lovely Rita
Good Morning Good Morning
Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band
A Day in the Life

Penny Lane
Strawberry Fields Forever

Phoenix de retour à Paris pour son « Ti Amo » tour !

Phoenix à l'Accor Hôtel Arena à Paris pour le Ti Amo Tour 2017

Ce vendredi, Phoenix a investi l’AccorHotel Arena à l’occasion de leur nouvel album « Ti Amo » paru cet été pour un concert mené de main de maître. C’est la troisième fois que j’ai la chance de voir le groupe en concert. Une première fois en cadre privilégié du tournage de la Musicale, puis au Palais des Sports à l’occasion de leur précédent album « Bankrupt! ».
Si « Ti Amo » ne s’est pas hissé à la hauteur d’un « Bankrupt! » ou « Wolfgang Amadeus Phoenix », il n’en reste pas moins un très bon cru du groupe. Même si j’aurais du mal à être objective les concernant, je me faisons donc une joie de les revoir !

The Parcels

Mais parlons tout d’abord de la première partie The Parcels. Tout jeune groupe, dont on a du vous rabattre les oreilles tout l’été avec leur titre qui n’en finit plus d’inonder les ondes « Overnight ». Et bien ce fut une découverte bien sympathique en live. Chaque membre, fringué comme si il venait directement des années 70, chante à un moment donné du show. Mais au-delà de leur style vestimentaire, ils réjouissent par leur spontanéité, leur plaisir et étonnement à jouer sur scène devant une salle pas si vide que ça. Les rythmes sont extrêmement dansants et les harmonies vocales maîtrisées. Ce qui permettra à The Parcels de remplir à merveille leur rôle de première partie. Les australiens en profiteront pour nous donner rendez-vous pour leur prochaine date à La Cigale le 13 novembre prochain.

Phoenix

Durant le changement de scène, j’en ai profité pour observer le système de retransmission du concert, filmé une fois de plus avec les complices de Phoenix, les talentueuses personnes de La Blogothèque. Vous pouvez découvrir le concert dans sa « presque » intégralité ci-dessus.
C’est une setlist généreuse à laquelle le public de Phoenix aura droit, mêlant principalement les deux derniers opus du groupe tout en glissant ici et là les grands classiques. Les titres s’enchaînent sans laisser le temps de faire retomber la pression. Les versaillais maintiendront le public en haleine tout au long de la soirée entre rythmes et effets de lumières magistraux. Bref on en prend plein les yeux et les oreilles.
Cette année l’installation scénographique se veut ambitieuse. Un miroir est maintenu au-dessus du groupe et reflète ce dernier évoluant sur un sol/écran projetant lumières et images. Étonnante et résolument moderne, cette installation permet à Phoenix de donner une nouvelle dimension à ses titres en les revisitant sur scène.

Thomas Mars de Phoenix à l'AccorHotel Arena pour le Ti Amo Tour 2017
Photo par Jérome Keinborg (@jeromekeinborg)

Si le groupe n’est pas connu pour être particulièrement expressif lors de ses prestations, ce soir-là je les ai trouvé plus présents et communicatifs avec le public. Peut-être que la petite phrase de Thomas Mars précisant qu' »ils attendaient cette date depuis le début de la tournée », a fait son petit effet.
Le final qui n’est pas visible dans la vidéo ci-dessus pour cause de problème technique avec le micro du chanteur n’arrivera même pas à jeter une ombre sur la soirée. Thomas Mars comme à son habitude, ira se balader et faire le tour de la salle pendant que ses acolytes assureront l’instrumental de « Ti Amo Di Piu ».
On quitte la salle à regret mais impatients de les retrouver pour le prochain album !

Phoenix à l'AccorHotel Arena à Paris pour le Ti Amo Tour 2017
Photo par Jérome Keinborg (@jeromekeinborg)

Setlist

J-Boy
Lasso
Entertainment
Lisztomania
Trying to Be Cool
Role Model
Lovelife
Tuttifrutti
Consolation Prizes
Girlfriend
Sunskrupt! (Bankrupt! / Love Like a Sunset)
Long Distance Call
Ti Amo
Armistice
If I Ever Feel Better
Rome

Goodbye Soleil
Telefono
Fior di Latte
1901
Ti Amo Di Piu

1

Une rentrée avec le sourire au Smmmile Festival !

SMMMILE Festival à Paris 2017

En ce week-end aux allures d’Automne, je suis allée me consoler en bonne compagnie au tout récent festival vegan, le Smmmile Festival ce dimanche. Alors que cet évènement en est seulement à sa deuxième édition, il prend déjà possession de La Villette entre foodtrucks, conférences et tables rondes et biensûr ce qui m’intéressait tout particulièrement, les concerts.
La programmation du dimanche était la soirée la plus pop avec un trio inconnu en ce qui me concerne mais très alléchant avec Hyperculte, Requin Chagrin et FM Belfast. Si je ne vais pas souvent au Trabendo, j’apprécie beaucoup la taille de la salle et sa configuration chaleureuse qui permet de voir la scène dans de bonnes conditions.
C’est donc dans une ambiance détendue de dimanche soir que je me suis rendue au Trabendo pour découvrir ces trois groupes.
Hyperculte au Smmmile Festival 2017, Trabendo à ParisLe premier, Hyperculte, n’a pas tardé à faire son arrivée sur scène. Composé de deux membres seulement Simone Aubert et Vincent Bertholet, la première à la batterie et le second à la contrebasse formant un duo vocal étonnant. Une première partie pas forcément très facile d’accès pour entamer la soirée. En effet entre batterie et contrebasse, la rythmique est à l’honneur et même dans le chant pratiqué par les deux protagonistes, cependant la mélodie se fait trop absente. Ici ne vous attendez pas à repartir avec des airs à fredonner. Cependant Hyperculte vaut néanmoins le détour et donne surtout l’envie d’apprivoiser les titres en seconde écoute chez soi.
Requin Chagrin au Smmmile Festival 2017, Trabendo à ParisAprès une courte pause on fait la connaissance de la formation Requin Chagrin. Déjà avec un nom de groupe pareil, difficile de ne pas être conquis ! Et là c’est le gros coup de coeur pour le personnage féminin guidant ces requins chagrins, Marion Brunetto. Non ce n’est pas parce qu’elle porte le même prénom que moi, mais c’est par sa voix que je fus conquise. Celle-ci malheureusement ne ressort pas autant dans les titres disponibles sur Spotify, mais en live clairement elle habite les mots. Le combo voix et guitares virevoltantes vous embarquent rapidement dans l’univers du groupe avec des titres à la saveur agréablement douce amère.

Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Indochine et cette fausse nonchalance, d’ailleurs ils en feront des reprises notamment avec « Les Plus Mauvauses Nuits ». Requin Chagrin est donc une belle découverte, et un groupe à suivre très certainement après leur premier album éponyme paru en 2016.
Et puis on changera radicalement d’ambiance avec le cocktail détonnant et le plus électro de la soirée de FM Belfast. Entre confettis et gesticulations, les islandais ont préparé un vrai show sous forme de joyeux bordel où tout le monde était convié ! Composé de 5 personnes dont 4 trublions et 1 voix féminine. Un joyeux groupe qui va réveiller la foule, gentiment installée dans son confort du dimanche soir, pour transformer le Trabendo en dancefloor.
FM Belfast au Smmmile Festival 2017, Trabendo à ParisLes rythmes sont enjoués, chaque membre y va de sa propre danse et invitant le public à faire de même. Dans toute cette agitation malheureusement les titres ne brillent pas, soit par un manque de concentration ou une interprétation un peu brouillonne. Et on se demande si tout ce temps passé à divertir, ne sert pas à détourner l’attention de leur interprétation un poil faible. C’est d’autant plus dommage sur des reprises originales comme celle de Oasis avec Wonderwall.

Cela n’empêche pas de passer un excellent moment et de faire la fête, après tout on est au Smmmile Festival et ce groupe est parfait dans ce sens. Mais pour apprécier leur musique, je me tournerais de nouveau vers une écoute chez moi. À la fin du concert on se dit que oui le groupe est complètement barré et ne se prend pas au sérieux, et ça c’est vraiment rafraîchissant.
Une belle soirée de clôture donc pour ce Smmmile Festival qui va sûrement s’inscrire dans nos calendriers des évènements musicaux à suivre.

Rock en Seine 2017, Jour 3

The XX Rock en Seine 2017

La dernière journée de Rock en Seine 2017 débute déjà, mais heureusement une sacrée liste de concerts m’attend !
Pour commencer du bon pied, rendez-vous sur la Grande Scène afin d’accueillir King Khan and the Shrines. Peu de monde est présent et pourtant le roi Khan réserve un show décalé dont je profite à l’ombre salutaire de la scène. Entre costumes, énergie débordante, des titres oscillant entre soul, garage, pop et autres influences, on ne voit pas le temps passer.
Car Seat Headrest Rock en Seine 2017Pour ne pas manquer le prodige Will Toledo au sein du groupe Car Seat Headrest, direction scène de la Cascade sous le soleil écrasant de l’après-midi. Entre une balance plus que moyenne, une voix inexistante et l’attitude renfermée de Will Toledo, on est bien loin de ce à quoi je m’attendais. Dommage car on entraperçoit malgré tout le potentiel avec l’irrésistible « Drunk Drivers/Killer Whales ». Et puis ce n’est pas parce qu’une corde pète sur la dernière chanson, qu’on doit manquer de respect au public en quittant furieusement la scène tel Liam Gallagher.

Puis un nouvel aller-retour sur la Grande Scène et la Cascade pour profiter dans un premier temps du groupe français Deluxe. Un vrai moment de fun qui réussira à faire bouger la foule feignante de ce dimanche. Puis un aperçu de Ty Segall qui investit pour la seconde fois, la scène de la Cascade pour un déballage de guitares enragées.
Mac DeMarco Rock en Seine 2017
Enfin direction de nouveau la Grande Scène pour le deuxième artiste de cet édition Rock en Seine 2017 que je ne voulais pas manquer, le trublion Mac DeMarco. Autant dire qu’il a fait honneur à sa réputation de joyeux branleur avec une bonne humeur communicative, des synthés enveloppants et des notes de guitares insouciantes.

Il fera une blague de près de 10 minutes sur une reprise de Vanessa Carlton « A Thousand Miles » en chantant « Making my way Downton » en boucle, le tout en menant par le bout du nez le public, oui oui… Juste pour le plaisir je mets le titre que vous connaissez très certainement ci-dessus ! Passée la blague, le personnage est très sympathique n’hésitant pas à aller au contact de ses fans et à les accueillir sur scène. Cet aperçu me donne vraiment envie de le voir en concert « long format » et ça tombe bien, il sera à l’Olympia le 14 novembre. En espérant qu’il sera un peu plus occupé à jouer les titres qu’à se jouer de son auditoire.
The Lemon Twigs Rock en Seine 2017La surprise de la journée, ça reste les new-yorkais de The Lemon Twigs sur la scène de l’Industrie avec les frères D’Addario, déjantés et littéralement élastiques Brian et Michael. Non seulement l’énergie déployée sur scène est incroyable mais les deux frères échangent d’instruments comme de chemises, passant de la batterie au chant à la guitare et j’en passe. La logique derrière cette dynamique est que celui qui compose le titre l’interprète sur scène, tandis que l’autre se place à la batterie. Le duo fonctionne à merveille et le set oscille entre 60’s et 70’s et par cela me rappelle les Foxygen vu cette année. Les voix s’accordent particulièrement bien aidées par Danny Ayala notamment sur « These Words ». Clairement la prestation à ne pas manquer si vous en avez l’occasion !

Après cette débauche d’acrobaties et de guitares virevoltantes, me voici sur la scène du Bosquet pour faire la connaissance avec Slowdive, groupe formé en 1989 tout de même. C’est un changement d’ambiance un peu violent entre les deux performances et malheureusement la balance étouffait la voix de Rachel Goswell. Si personnellement je n’ai pas été transportée, le public lui clairement l’a été.

Enfin cette édition Rock en Seine 2017 se clôture avec le trio de The XX. Pour ne pas déroger à la règle, encore un problème de balance pour cette dernière prestation avec des basses écrasantes. Malgré tout The XX fait passer un bon moment et leur musique minimaliste installe l’ambiance dès les premières notes de « Intro ». Là où on pouvait leur reprocher de paraître froids et distants, en live c’est plutôt une sincère timidité qui transparaît. On obtient une prestation touchante et un vrai moment privilégié avec le groupe. La dynamique sur scène est intéressante avec le bassiste Oliver Sim et la guitariste Romy Madley Croft, tous deux chanteurs échangent et se répondent avec une belle harmonie de voix. Jamie XX lui, veille du haut de ses claviers et assure l’ambiance électro du show jusqu’à transformer l’espace de la grande scène en boîte de nuit géante.
En tout cas pari remporté cette année, avec une programmation peut-être plus modeste mais de qualité et qui a permis de renouer avec cette ambiance relaxe de festival.
À l’année prochaine pour la prochaine édition peut-être !

Rock en Seine 2017, Jour 2

Band of Horses Rock en Seine 2017

La température monte et les flaques s’assèchent pour ce deuxième jour de Rock en Seine 2017.
Je commence la journée allongée sur l’herbe maltraitée de la Grande Scène pour les américains de Band of Horses, parfaite programmation pour ce début d’après-midi chaud. Ben Bridwell assure bien le show et on a des jolis moments avec les titres plus anciens « No One’s Gonna Love You » et « The Funeral ».
Girls in Hawaii Rock en Seine 2017Je retourne ensuite pour la scène de la Cascade pour revoir les belges de Girls in Hawaii et leur pop éthérée. En effet j’avais déjà eu le plaisir de les voir lors du Disquaire Day de 2013 à la Gaîté Lyrique. Ça sera un sans faute pour le set de Girls in Hawaii, mêlant habilement leurs titres pop aériens avec ceux un peu plus électro, ce qui donne un set varié mais cohérent. Je fus même assez étonnée d’apprendre que c’était leur premier passage à ce festival parisien pour Rock en Seine 2017 ! Le concert fut aussi l’occasion de présenter au public quelques nouveaux titres du groupe à paraître en album le 29 septembre prochain sous le nom « Nocturne ».
Her Rock en Seine 2017Après une petite pause, une prestation pas convaincante de Timber Timbre et une oreille lointaine pour Little Dragons, j’ai décidé d’aller voir Her à la scène du Bosquet. Alors que le groupe a perdu l’un de ses chanteurs, Simon Carpentier, le 13 août dernier, Victor Solf assure malgré tout les concerts. Simple curiosité ou sincère affection envers leur musique, en tout cas le public était au rendez-vous et la scène du Bosquet s’est retrouvée engloutie sous les pieds des festivaliers. Avec une prestation tout en sobriété, émouvante et de discrets hommages à l’attention de son comparse parti trop tôt, il faut dire que la moitié de Her a parfaitement assuré le show. Belle découverte donc pour ce groupe et un rendez-vous donné le 5 décembre au Bataclan.
PJ Harvey Rock en Seine 2017Malheureusement je n’ai pas pu assister au concert de The Kills cependant j’étais quand même particulièrement bien placée pour profiter de la prestation de PJ Harvey, surnommée la grande prêtresse du rock. Je n’étais absolument pas familière avec sa musique, c’était donc l’occasion parfaite de la découvrir. Elle arriva sur scène dans une sorte de procession en file indienne accompagnée de chacun de ses musiciens, installant l’ambiance du show dès le début. Le set proposé fut très dark dans une ambiance pseudo gothique, elle-même tel un corbeau, s’était coiffée d’ailes noires. N’étant pas sensible ni à sa voix, ni aux instruments à vents et ne connaissant pas au préalable son univers, j’ai abandonné la prestation après 30 minutes. Ce n’était pas pour moi.
À voir ce que nous réserve la dernière journée de Rock en Seine avec notamment Car Seat Headrest et Mac DeMarco !

Rock en Seine 2017, Jour 1

The Jesus and Mary Chain Rock en Seine 2017

Cette année Rock en Seine nous propose une affiche plutôt modeste, parsemée de belles pépites mais sans mastodontes qui attirent les foules. Un choix qui m’a étonné mais qui ne me déplaît pas et permettra peut-être à Rock en Seine 2017 de renouer avec une ambiance de festival bon enfant.
Ce premier jour, la météo capricieuse de la matinée nous a préparé un terrain avec tout juste ce qu’il faut de petites flaques d’eau pour commencer à remuer tout ça et sauter dans la gadoue en fin de soirée. Armée de bonnes chaussures prêtes à endurer ces trois jours de concerts, j’arrive sur place.
Beach Fossils Rock en Seine 2017
Là on commence bien la journée en compagnie des new-yorkais de Beach Fossils sur la scène du Bosquet. Le groupe venait défendre en live leur dernier album paru cette année et intitulé « Somersault ». Je vous ai déjà partagé plusieurs fois leurs titres rafraîchissants en wildweek.

Puis on se dirige vers la scène de la Cascade pour un groupe emblématique, rien que ça, The Jesus and Mary Chain. Venus présenter leur dernier album sorti cette année « Damage and Joy », le premier depuis 1998, le défi était donc de taille. Et dès le premier titre The Jesus and Mary Chain, l’air de rien, a simplement enflammé Rock en Seine avec leurs titres efficaces. Avec un groupe formé avant même avant que j’existe, la maîtrise de la scène n’est plus à questionner. C’était sans aucun doute, en ce qui me concerne, le meilleur moment de cette première journée avec l’indémodable « Just Like Honey ».

On s’enfonce encore un peu plus dans le Parc de Saint-Cloud pour rejoindre la Grande Scène et les écossais Franz Ferdinand très attendus. On retrouve un Alex Kapranos peroxydé comme s’il essayait de se réinventer… Si j’avais été emballée en 2015 lors du concert de Franz Ferdinand / Sparks également à Rock en Seine, le set de cette année n’a pas tenu la longueur. Passé leurs grands succès, Franz Ferdinand propose un set relativement monotone avec des titre où le chant est égal partout et les rythmes similaires.
The Shins Rock en Seine 2017Heureusement je n’ai pas terminé la journée sur cette note, puisque The Shins prenaient possession de la scène de l’Industrie. Là encore, respect pour ce groupe formé en 1997, habitués des BO des films de Zach Braff, ce qui leur a permis d’atteindre une belle renommée. Cette fin de soirée sera donc délicieusement pop-rock avec The Shins et leurs titres rayonnants, qui fait terminer cette première journée de Rock en Seine 2017 sous le signe de la bonne humeur.
Aller en route pour le deuxième jour !

Sufjan Stevens et son « Planetarium » clôturent Days Off

Planetarium Sufjan Stevens, Nico Muhly, Bryce Dessner & James McAlister

La Philharmonie de Paris nous proposait lundi soir, de voyager aux confins de l’univers avec la performance de « Planetarium » à l’occasion de la soirée de clôture de Festival Days Off 2017.
Mais avant de commencer, n’allons pas trop vite pour prendre le temps d’évoquer l’agréable découverte nommée This Is Kit, groupe mené par Kate Stables à la voix envoûtante. Les mélodies sont subtiles et fragiles et s’adaptent merveilleusement bien à l’espace de la salle Pierre Boulez qui devient un cocon intimiste où la voix et les cordes résonnent.

Puis arrive le moment de passer quelques minutes suspendues dans l’espace… Nico Muhly, Sufjan Stevens, James McAlister and Bryce Dessner font leur arrivée sur scène rejoints par un quatuor à cordes. La soirée se composera en plusieurs titres traitant du système solaire et inspirés par les dieux romains de la mythologie dont ils empruntent les noms. Si il s’agit de thématiques à dimension « universelle », nous avons affaire à des compositions pop sophistiquées et inventives qui surprennent, déstabilisent et intriguent mais plus que tout, touchent.

La chanson d’ouverture « Neptune », se fait fragile et humble pour entamer le set. Le chant n’est pas facile mais maîtrisé par un Sufjan Stevens éblouissant de sensibilité.

So if you won’t hold me, I have no objections
So if you won’t please me, I make no commands
So if you don’t trust me, it’s best if I drown

Les sons électroniques viennent habilement flirter avec l’ensemble des instruments et voix, bien que l’on peut regretter l’usage parfois systématique de vocodeur. La soirée se complète par la projection sur écran de visuels abstraits de la galaxie, collages, films ambiants. Si certains apportent un vrai complément au son comme sur « Venus », d’autres tombent dans les travers du « clip video » où Sufjan Stevens chantant est redondant avec le spectacle live.

Planetarium alternera des nappes douces et des passages turbulents comme sur le titre « Mars ». Puis terminera sur le morceau le plus émouvant de la série « Mercury ». Il prend la forme d’une course effrénée et vaine comme une excuse sur l’incapacité à saisir l’insaisissable.
On aura droit en grand final à une reprise qui a toute à fait sa place au sein de la soirée, je parle évidemment de « Space Oddity » de David Bowie qui venait juste de fêter ses 48 ans. Passé l’agréable surprise de la chanson culte, la cover aura malheureusement bien du mal à tenir la comparaison notamment au niveau de la voix.
Pour conclure si le premier contact avec « Planetarium » peut être ardu, c’est une expérience pour laquelle il faut se laisser porter dans ce voyage musical et exploratoire pour en revenir changé.
« Planetarium » se veut un questionnement sur le monde et l’univers qui nous entoure pour au final toucher à des thématiques universelles et intimes.

Setlist

Neptune
Jupiter
Venus
Uranus
Mars
Pluto
Moon
Saturn
Earth
Mercury

Over the rainbow (Harold Arlen cover)
Space Oddity (David Bowie cover)

Rufus Wainwright enchante la Philharmonie de Paris

Rufus Wainwright © M. Clamer

Ce week-end, la Philharmonie de Paris nous proposait une programmation étonnante avec notamment une soirée dédiée à Rufus Wainwright pour la thématique week-end Divas. Celle-ci était découpée en deux parties, la première mettait en lumière son opéra « Prima Donna » par quelques extraits et la seconde nous faisait retourner à la pop du monsieur, le tout accompagné de l’Orchestre National d’Île de France.
Autant vous dire que rien que le déplacement à la Philharmonie de Paris pour découvrir la salle Pierre Boulez vaut le coup. Vous pénétrez dans une salle magistrale à la fois impressionnante par sa taille et son audace architecturale et à la fois intimiste grâce à son organisation. Je dois avouer que j’ai eu un vrai coup de coeur pour le lieu et je n’ai certainement pas été déçue par la qualité du son.
L’Opéra « Prima Donna » fut une vraie découverte en ce qui me concerne. Oeuvre originale de Rufus Wainwright, il en proposait ici quelques extraits interprétés en français par Lyne Fortin, Pauline Texier et Antonio Figueroa. Le tout est accompagné d’une projection de l’oeuvre vidéo réalisée pour cet opéra par Francesco Vezzoli qui immortalise la performance de l’artiste Cindy Sherman. Si je n’ai pas été emballée par cette première partie c’est pour plusieurs raisons. Il est difficile de rentrer dans l’histoire avec uniquement des extraits de l’opéra, l’opéra c’est aussi l’interprétation théâtrale ici « remplacée » par l’oeuvre vidéo un peu trop contemplative. Enfin la pauvreté des paroles n’aident pas à se projeter malgré des mélodies entêtantes et malheureusement les voix étaient un peu étouffées par l’orchestration.
Rufus Wainwright "Prima Donna" Opera
La deuxième partie était la principale raison pour laquelle je souhaitais venir, découvrir en live les titres phares de Rufus Wainwright pour une interprétation magistrale et des arrangements repensés pour l’Orchestre National d’Île de France. Rufus Wainwright a su satisfaire toutes les attentes ce soir-là, avec une sélection de tous ses titres majeurs et nous fera le plaisir de quelques perles. La première est la réinterprétation du dernier extrait de « Prima Donna » par lui-même qui donne une nouvelle dimension au titre. Puis un invité surprise en la personne de Woodkid pour venir rendre un hommage émouvant à Barbara avec « Dis, quand reviendras-tu ? », les deux voix très différentes se complètent merveilleusement bien. Lyne Fortin a eu la gentillesse de revenir sur scène pour un duo sur une chanson traditionnelle irlandaise, là le chant d’opéra et le chant pop se sont plutôt confrontées qu’unies. Enfin Rufus Wainwright nous offrira deux reprises incroyables avec son habituel « Hallelujah » dans une réappropriation exceptionnelle puis son hommage à Paris avec « La complainte de la butte ». Pour cette dernière il fera chanter la salle et l’espace d’un instant la Butte de Montmartre a pris possession de la Philharmonie de Paris. C’est également ce titre qui m’a fait connaître Rufus Wainwright dans le film magistral de Baz Luhrmann « Moulin Rouge » et sa BO tout aussi marquante. Cependant le moment d’émotion le plus fort en ce qui me concerne, fut « Going to a town » dans des arrangements sublimes qui ont transcendé le titre.

Ce fut une grande soirée par la qualité de celle-ci, et son association originale entre l’opéra classique et le parcours pop de Rufus Wainwright.

Setlist

April Fools
Vibrate
The Art Teacher
Les feux d'artifice t'appellent
Dis, quand reviendras-tu ? (Barbara cover) (with Woodkid)
Traditional Irish song (with Lyne Fortin)
Tiergarten
Little Sister
I Don't Know What It Is
Cigarettes and Chocolate Milk
Oh What a World

Going to a Town
Hallelujah (Leonard Cohen cover)
Poses

La Complainte de la Butte (Jean Renoir cover)