Albert Hammond Jr à la Gaîté Lyrique

Albert Hammond Jr en concert à la Gaîté Lyrique le 18 septembre 2018

Albert Hammond Jr à la Gaîté Lyrique, c’était ce mardi soir, afin de présenter son dernier opus « Francis Trouble » en live. J’avais déjà évoqué l’album comme un des albums de l’année avec ses mélodies efficaces et les guitares familières à l’oreille. Cela promettait une soirée rock parfaite pour fêter la rentrée comme il se doit ! L’ambiance était détendue et beaucoup ont profité de la première partie Yassassin pour discuter autour d’une bière ou graviter autour du stand exposant les goodies. J’ai d’ailleurs eu bien du mal à résister au vinyle exposant fièrement la pochette très réussie de l’album « Francis Trouble »…

Et la pochette, Albert Hammond en est fier car justement un des mur de la salle en était revêtu. Ce qui a permis aux musiciens de lui faire face tout le long du show. Comme une mise en abîme de l’histoire même de cet opus, bien joué !
J’étais donc assez impatiente de découvrir l’un des Strokes sur scène pour porter ses compositions. J’ai découvert la carrière solo de mister Albert Hammond Jr avec « Momentary Masters » paru en 2015. Si « Francis Trouble » est bourré d’énergie, le précédent opus a une certaine fragilité et sensibilité bien dosées. Alors qu’est ce que ça donne en live ?

Et bien ça donne un artiste terriblement sympathique, qui a arpenté la scène et la salle de long en large pendant une heure et demie en y prenant visiblement du plaisir. En effet il ne s’est pas économisé et donne l’image d’un artiste généreux. Il n’en faudra pas plus pour conquérir le public ce soir-là. Pas de gros mouvement de foule, mais chacun a sautillé sur place et dandiné de la tête sur les rythmes irrésistibles de la bande.
Si il y a eu quelques petits ratés techniques en tout début de concert, le reste s’est déroulé sans accroche même si la voix était quelques fois un peu étouffée. Mais justement je me demande si ce n’était pas intentionnel car il y a une vraie différence entre la voix des enregistrements et la voix en live. Vous pouvez vous en rendre compte par vous-même avec le live KEXP ci-dessous.

En live, elle se fait plus nasillarde et hésitante ou tremblotante. Et c’est là que j’ai réalisé qu’Albert Hammond Jr a commencé guitariste et non chanteur. Personnellement cela ne m’a pas gênée car si le chant est un peu faible, c’est compensé par tout le reste. J’aurais bien aimé un peu plus de guitare justement de sa part, c’est peut-être le seul point sur lequel je chipoterais. De la même manière que j’étais ravie de voir Alex Turner (Arctic Monkeys) refaire ses solos de guitares cette année. Pour résumer, ce mardi 18 septembre était une bien jolie soirée rock que je referais avec plaisir peut-être pour le prochain album d’Albert Hammond Jr !

Setlist

DvsL
Rude Customer
Set to Attack
Caught by My Shadow
Harder, Harder, Harder
St. Justice
Far Away Truths
GfC
Drunched In Crumbs
Side Boob
Rocky's Late Night
Holiday
Carnal Cruise
In Transit
Tea for Two
Hard to Live (In the City)
ScreaMER

Postal Blowfish (Guided by Voices cover)
Everyone Gets a Star
Born Slippy
Muted Beatings

Hubert Mounier nous fait voyager avec L’Affaire Louis’ Trio

Benjamin Biolay hommage à Hubert Mounier, L'Affaire Louis' Trio aux Nuits de Fourvières 2018

Par un heureux hasard, j’ai appris l’organisation d’une soirée hommage à Hubert Mounier. Connu pour avoir été le leader du groupe français des années 90, L’Affaire Louis’ Trio, qui stimula les oreilles et l’imagination d’une génération, et qui nous a quitté il y a de ça 2 ans.
C’est l’occasion de repartir en voyage avec l’interprétation intégrale de “Mobilis in Mobile”, le quatrième album des lyonnais.
“Mobilis in Mobile” est comme un recueil inspiré des romans de Jules Verne mis en poésie et en musique par l’incroyable talent de cet auteur-compositeur et interprète dont trop peu se souviennent. Des textes qui m’ont fait aimé passionnément la langue française en la rendant ludique et enchanteresse.

“Quand les vérités sont trop lasses
Pour douter du temps qui passe
D’autres ont déjà pris leur place
Alors elles s’effacent
Quand les vérités sont banales
Elles s’étalent dans le journal
Il vaut mieux tourner la page
Partir en voyage”

Mais on ne peut parler de L’affaire Louis’ Trio sans évoquer les mélodies redoutablement efficaces mais toute en nuances ou encore de la voix inoubliable d’Hubert Mounier qui donnait une profondeur supplémentaire à ses interprétations.
Vous l’aurez compris, tient une place toute particulière dans mon panthéon personnel des artistes illustres.
De toute la carrière du groupe, “Mobilis in Mobile” reste l’opus le plus rock du groupe avec des orchestrations plus énergiques et ambitieuses et qui s’éloignent de l’aspect pop très édulcoré des premiers titres comme “Chic Planète”. Des 5 albums du groupe, les 3 derniers sont pour moi les incontournables et ceux qui ont le mieux vécu le passage du temps avec “Sans Légende” paru en 1990, “Mobilis in Mobile” en 1992 et “L’Homme aux Mille Vies” en 1995.
Voici une sélection des titres phares de Mobilis in Mobile :
– Le Capitaine
– Le Soleil Est Là
– Mobilis In Mobile
– Pas Besoin De Parler
– Champ D’Honneur
– Les Filles De La Chance
– Loin

Mais ce soir là n’étais pas uniquement au sujet de L’Affaire Louis’ Trio, mais c’était un hommage avec pour maître de soirée Benjamin Biolay, ami proche et disciple d’Hubert Mounier. On sera également accompagné de Pascal Obispo, Kent, Karen Brunon, Vincent Mounier, et de proches collaborateurs. N’étant pas forcément amatrice de ces artistes, j’étais un peu craintive à l’idée de leur interprétation mais je devais tenter ma chance car ça n’est pas une occasion qui se reproduirait d’ici peu.
Quant à la scène, elle faisait écho à la pochette de l’album avec les éléments de décor d’époque prêtés par Gaëlle Mounier qui a également contribué à préparer la soirée. On félicitera d’ailleurs la présence des cordes du conservatoire de Lyon pour rendre honneur à la richesse de l’instrumentalisation de l’album.…

“Hubert est un des auteurs-compositeurs-interprètes les plus sous-estimés de la musique française. D’autres que moi l’ont dit, Alain Souchon par exemple. » Biolay

Seulement demander à des artistes de variété française d’interpréter “Mobilis in Mobile”, c’est également d’attendre d’eux beaucoup, peut-être tôt pour ressentir l’énergie et la passion des aventuriers qui peuplent les chapitres de l’album. Et la fougue, est justement ce qui manque ce soir là, et le titre phare “Le Capitaine” censé ouvrir la danse, sonne comme un pétard mouillé. Comme un lointain écho d’un espoir et d’une excitation d’enfance déçue.
Je patiente donc titre après titre pour que la magie opère et que le show s’envole. Je serre des dents sur “Mobilis in Mobile” qui joue avec les auditeurs comme la houle des vagues avec nos sentiments. Malheureusement l’interprétation est timorée si ce n’est feignante parfois.
Avec l’arrivée de “Le lit d’Hélène” la troupe s’en sort mieux tout de suite beaucoup mieux, retombant dans l’interprétation pop plus classique. Et c’est à ce moment que je lâche prise sur l’attente rock, et me laisser aller à apprécier le moment unique et émouvant dans le cadre magique de l’amphithéâtre romain des Nuits de Fourvières. L’émotion est bien présente avec le magique “Loin” par un Pascal Obispo étonnamment sobre dans son interprétation.
Alors que la nuit est pleinement tombée parmi les ruines gallo-romaines, la troupe reviendra pour poursuivre avec d’autres titres phares de la carrière de l’artiste comme un double cadeau offert au public.

La soirée laissera un sentiment doux-amer et nous donnera envie de se replonger dans les albums et de prendre rendez-vous pour le festival l’année prochaine et son cadre unique !

Setlist

Benjamin Biolay
Ballade française
Novembre toute l'année
Ton héritage
Dans la Merco Benz
La Superbe

L'Affaire Louis' Trio
Le Capitaine (Pascal Obispo)
Le soleil est là (Kent)
Mobilis in mobile (Pascal Obispo)
Pas besoin de parler
Champ d’honneur
Vers des jours meilleurs (Vincent Mounier / Karl Niagara)
Le Lit d’Hélène (Karen Brunon)
Les Filles de la chance
Loin (Pascal Obispo)
Plus d'ailes
La mer est encore là
Miravalse
Samedi 22 octobre 4004 av. J.C.
Les éléphants sont contagieux
Chanson à boire
Viens avec moi
La Dernière Heure

Voyager léger (Hubert Mounier cover)
Succès de larmes
Nelson (Hubert Mounier cover)
Chacun de son côté
Tout mais pas ça

Chic planète

Voyagez en Italie avec Phoenix à la Gaîté Lyrique, Ti Amo Paris

Phoenix à la Gaîté Lyrique 2018 "Ti Amo"

Phoenix à la Gaîté Lyrique, c’est pas moins de 4 dates complètes depuis un petit bout de temps et une programmation comme une déclaration d’amour à l’Italie. Les français nous on préparé un programme alléchant avec une sélection de groupes parfaite pour les vacances qui se rapprochent, pour cette « Notte molto speciale con Phoenix ».
La soirée commence en profitant de l’ambiance dolce vita de la soirée avec des stands choisis par le groupe où vous pourrez tantôt profiter d’une collection d’albums avec la complicité des Balades Sonores, d’un Spritz au bar de la Gaîté Lyrique ou le saké préféré du groupe accompagné d’onigiris. Et terminer en beauté avec les glaces « made in Italy », vous êtes transportés le temps d’une soirée dans la douceur de vivre à l’italienne avec un vrai air de vacances, un délice malgré la chaleur étouffante de ces derniers jours. On sent la complicité des équipes de la Gaîté Lyrique et du groupe Phoenix et cette nouvelle forme de soirée expérientielle permet de pousser l’expérience « Ti Amo » encore plus loin. Une sorte de matérialisation de l’oeuvre et de l’imaginaire qui lui est attaché.

Giorgio Poi

Pour ma part je démarre le concert en compagnie de Giorgio Poi, jolie découverte pour ma part, avec son rock psychédélique et ses deux acolytes, Francesco Aprili à la batterie et Matteo Domenichelli à la basse. La barrière de la langue (ne parlant pas un mot d’italien) ne gâche en rien le plaisir du concert durant lequel les émotions transparaissent pas le chant de Giorgio Poi et des mélodies entêtantes. Un groupe parfait pour inaugurer cette soirée chaude de printemps ! Pour ceux tombés sous le charme ou intrigués, un premier album « Fa Niente » est disponible sur les différentes plateformes de streaming.

Phoenix à la Gaîté Lyrique

Le public se masse toujours plus près de la scène, mais l’avantage avec la Gaîté Lyrique, c’est justement sa petite taille. Qu’importe où l’on est dans la salle, on aura toujours un sentiment de proximité avec les artistes. Puis les 4 garçons font leur arrivée sur scène, Thomas Mars, Laurent Brancowitz, Deck D’Arcy et Christian Mazzalai encore une fois accompagnés de deux musiciens additionnels, l’un à la batterie et le second aux claviers. Même après les avoir vu en septembre dernier, le plaisir et intacte à les voir se produire dans une salle plus intimiste avec un spectacle à taille humaine. La setlist de la soirée est parfaitement rodée, et la magie opère dès le premier titre « Ti Amo » pour ensuite laisser la place aux différents succès du groupe. Des premiers titres de la bande aux plus récents, les arrangements permettent de redécouvrir les titres comme si ils étaient sortis hier !

Une nouvelle fois donc le groupe fait mouche avec une soirée particulièrement dansante et légère, à l’image de leur album « Ti Amo ». On aura droit à plusieurs moments très forts comme
« Lisztomania ». Ma préférence ira plutôt pour l’enchaînement « Trying to Be Cool / Drakkar Noir » ou encore l’association délirante nommée « Sunskrupt! » qui transforme la soirée en boîte de nuit. Mention toute spéciale cependant, à l’interprétation toute en douceur au milieu du public de « Goodbye Soleil » avec pour seul complice Christian Mazzalai à la guitare, un moment de pur magie.
Après ce premier essai réussi, on espère qu’on aura le plaisir de revoir Phoenix à la Gaîté Lyrique reprendre les rênes de la programmation de façon tout aussi délicieuse avec ces soirées complètes qui permet à l’artiste de se livrer encore plus à son public.

Setlist

J-Boy
Lasso
Entertainment
Lisztomania
Trying to Be Cool / Drakkar Noir
Role Model
Long Distance Call
Fences
Rally
Too Young / Girlfriend
Sunskrupt!
Ti amo
Armistice
Rome
If I Ever Feel Better / Funky Squaredance

Goodbye Soleil / Via Veneto
Countdown
Telefono
Fior di latte
1901
Ti amo di più

Arctic Monkeys grandioses au Zénith de la Villette

Arctic Monkeys au Zénith de Paris 2018

On retrouve donc ce soir les 4 gars de Sheffield, les Arctic Monkeys venus défendre sur scène leur nouvel album tout juste sorti « Tranquility Base Hotel & Casino ». Album faisant déjà beaucoup parlé de lui, bousculant les attentes des fans et des critiques et ne cédant rien à la facilité, et ce, même si le succès leur colle au basques !
On se retrouve donc au Zénith de Paris où la foule se presse déjà bien avant l’ouverture des portes, l’excitation est palpable. Une fois à l’intérieur, en jetant un coup d’oeil aux goodies et à la scène, la sobriété est de mise. Renommé pour l’occasion « Monkeys », c’est uniquement cet élément en typographie aux empattements fins et avec ses jolis pleins et déliés qui revêtiront le merchandising et l’habillage de la salle. Le groupe n’a plus à faire ses preuves et est rentré dans le panthéon des groupes de rock immanquables, la classe sans s’afficher.
En ce qui concerne la première partie, c’est Cameron Avery, bassiste de Tame Impala qui lance les hostilités. Le monsieur avec sa stature imposante et son attitude essaye de prouver qu’il a du charisme devant le public du Zénith de Paris. Cependant les titres mielleux et sans réelle envergure se succèdent, heureusement le dernier morceau sera illuminé par la prestation à la batterie.
On passe très vite aux choses sérieuses avec une salle archi comble pour les Arctic Monkeys ou plutôt les Monkeys comme je devrais les appeler. Accompagnés de Cameron Avery et de Tyler Parkford des Mini Mansions, le groupe fait son arrivée tant attendue sur scène.
Arctic Monkeys en concert à Paris 30 mai 2018 Le set commence par le single du dernier album « Four out of Five » et donne une belle claque avec le classique « Brianstorm ». Le groupe ébloui la salle avec un Alex Turner bien présent et au charisme à en faire pâlir Cameron Avery… Et puis les immanquables s’enchaînent avec « I Bet You Look Good on the Dancefloor », « Don’t Sit Down ‘Cause I’ve Moved Your Chair » et « Why’d You Only Call Me When You’re High? » avec lequel j’ai toujours un peu de mal. Le public, quant à lui, saisira n’importe quelle opportunité pour se déchaîner dans la fosse.
J’ai eu une impression de peu de titres du dernier opus « Tranquility Base Hotel & Casino », mais avec 6 LP à leur actif, difficile de faire de la place dans cette setlist déjà bien fournie. On aura quand même droit à 5 titres avec notamment l’excellent « Batphone » en rappel et qui passe très bien en live, petit regret pour l’absence de « Star Treatment ». Ce dernier album en tout cas confirme le virage vers un son plus mystérieux et déroutant, distillant cette ambiance tout au long de la soirée. Le groupe évolue et on ne peut s’empêcher de se dire : « Quel chemin parcouru ! » depuis les débuts mals assurés mais désarmants d’un « I Bet You Look Good on the Dancefloor » en 2005. Petites pépites de la setlist ce sont « 505 » qui présageait déjà l’évolution du groupe avec le sample à l’orgue d’Ennio Morricone pour le film emblématique « Le bon, la brute et le truand » et « Cornerstone » aux paroles poignantes.
Et même si la richesse de la discographie du groupe, nous fait regretter l’arrivée trop tôt de la fin de la soirée. Le public repart le coeur léger et les yeux pleins d’étoiles.
Les Arctic Monkeys nous ont offert une belle performance ce soir avec un partage avec le public plus généreux que dans mes souvenirs. Car si c’est le premier article dédié à un concert des Arctic Monkeys, j’ai eu la chance de les voir aux Eurockéennes de Belfort et à Rock en Seine en 2011 et à priori le concert au Zénith de Paris ne sera pas le dernier…

Setlist

Four Out of Five
Brianstorm
I Bet You Look Good on the Dancefloor
Don't Sit Down 'Cause I've Moved Your Chair
Why'd You Only Call Me When You're High?
505
One Point Perspective
Do Me a Favour
Cornerstone
One for the Road
Arabella
Tranquility Base Hotel + Casino
She Looks Like Fun
Knee Socks
Pretty Visitors
Crying Lightning
Do I Wanna Know?

Batphone
The View From the Afternoon
R U Mine?

Razorlight de retour au Café de la Danse à Paris !

Razorlight au Café de la Danse à paris le 10 novembre 2017

En cette fin de semaine, j’ai retrouvé les britishs de Razorlight qui préparent leur retour pour un prochain 4ème album, 10 ans après leur dernier opus ! Et c’est dans le cadre intimiste du Café de la Danse que la soirée archi complète s’est tenue.
Mais tout d’abord première partie oblige, j’ai pu découvrir sur scène Ryder the Eagle, alias Adrien Cassignol (Las Aves et The Dodoz), que j’ai découvert en octobre dernier avec son premier EP « The Ride Of Love ». Seul sur scène et armé uniquement de sa guitare il assurera de manière plus que convaincante la première partie de soirée. Entre morceaux rocks et ballades ténébreuses, le son séduit les oreilles du public pourtant impatient de voir débouler les stars de la soirée. Le français nous offira des petits mouvements de danse étranges et nonchalants avant d’aller se mêler à la foule pour une danse langoureuse avec sa femme.
Ryder the Eagle au Café de la Danse en première partie de Razorlight, Paris 2017Bref on a envie de suivre Ryder the Eagle et de voir ce qu’il nous réserve à l’avenir !
Puis vers 21h c’est donc Razorlight qui débarque sur scène mené par un Johnny Borrell tiré à 4 épingles pour un retour attendu à Paris. La salle est archi comble à présent et n’attends que les premières notes.
Je n’avais encore jamais eu l’occasion de voir Razorlight en concert, même si j’avais eu le plaisir d’assister à un concert de Johnny Borrell and Zazou dans la chaleur du Truskel en 2014. J’avais déjà été conquise par la présence de Johnny Borrell à l’époque et ce soir n’a fait que confirmer le charisme. En ce qui concerne les membres composant Razorlight, on retrouve uniquement Skully à la batterie tandis que le guitariste, David Ellis, et le bassiste Tim Abbey, sont des nouveaux visages. Mais in ne faut pas se leurrer, c’est clairement Johnny Borrell qui mène la danse même si j’ai eu du mal à quitter des yeux les doigts du guitariste virevolter sur les cordes.
Johnny Borrell de Razorlight au Café de la Danse à Paris le 10 novembre 2017En tout cas ce n’est pas vraiment une surprise mais Johnny Borrell assure le show pour Razorlight, et un réel plaisir semble être là, partagé avec le public en quelques mots de français impeccable. Si les titres phares du groupe déclenchent une vague d’euphorie dans le public, il reste à voir si le nouvel album saura conquérir les coeurs des fans de la première heure comme des nouveaux. En tout cas Johnny Borrell a déjà su surprendre agréablement avec Zazou donc rendez-vous en 2018 pour en savoir plus ! Si on n’as pas encore de date de sortie pour le prochain album, celui-ci devrait très probablement voir le jour l’année prochaine, on croise les doigts…

Setlist

In the Morning
Stumble and Fall
Keep the Right Profile
Golden Touch
Up All Night
Tabloid Lover
In the City
Can't Stop This Feeling
Wire to Wire
Before I Fall to Pieces
Carry Yourself
Back to the Start
Rock 'n' Roll Lies
Don't Go Back to Dalston
Who Needs Love?
LA Waltz
Vice
Somewhere Else

Rip It Up
Hold On
America

St. Vincent prend possession du Trianon !

St. Vincent, alias Annie Clark en concert à Paris au Trianon en 2017

St. Vincent, était de passage à Paris dans la salle du Trianon ce mardi soir, pour une performance remarquable à l’occasion de son dernier album « Masseduction » paru ce mois-ci.
J’avais eu un véritable coup de coeur pour son précédent album « St. Vincent » qui m’a permise de m’intéresser de plus près à son univers à l’époque. J’avais eu d’ailleurs la chance de la voir en performance pour l’album de la semaine. Et avec la sortie de « Masseduction », le concert d’Annie Clark était donc un des concerts que j’attendais le plus cette année. J’étais également ravie de me retrouver dans la salle du Trianon, qui fait partie de mes salles parisiennes préférées !
Pas de première partie pour ce soir, mais un court-métrage d’horreur réalisé par St. Vincent projeté dans la salle, « The Birthday Party » dont vous pouvez voir le teaser ci-dessous.

Puis encore une demie heure, qui se fait longue à patienter avant de voir arriver sur le côté de la scène St. Vincent. Le rideau de scène légèrement entrouvert pour laisser passer la silhouette de l’artiste afin d’interpréter le premier morceau. Alors que le public se masse vers la gauche de la scène pour tenter de l’apercevoir, elle lance le show imperturbable dans sa tenue rose fuchsia. Revêtue d’un body rose fuchsia et fermement fixée sur ses jambières du même style, avec des petits manchons en fourrure de la même couleur, elle n’est accompagnée que de sa guitare de la même couleur. On verra défiler d’ailleurs tout au long de la soirée, une collection impressionnante de guitares, sur le même modèle signature, la sienne.
La première partie de la soirée sera dédiée aux titres de ses précédents album dans l’ordre chronologique de ses albums « Marry me », « Actor », « Strange Mercy » et « St. Vincent ». Durant cette partie, elle ira se placer à différents endroits de la scène, tirant le rideau de scène au fur et à mesure pour se dévoiler entière et fière.

Après un bref interlude, Annie Clark revient flamboyante pour interpréter son dernier album intégralement sur scène devant le public du Trianon. Chaque titre sera illustré de morceaux vidéos qui reprennent l’univers de ses clips parus jusqu’ici. Tons pop, scènes dérangeantes, répétitions et montages rendent la projection fascinante. Et cela a tendance à détourner l’attention du coeur du spectacle, St. Vincent maîtrisant à la perfection son show avec une voix aux multiples subtilités et une guitare endiablée.
Étant très adeptes des lives, ce n’est pas souvent que je me retrouve devant un artiste jouant en solo accompagné uniquement de sa guitare et je suppose, d’une bande son enregistrée. Et c’est peut-être ici le reproche que je ferais à la soirée, même si cela était cohérent avec le propos de l’album. En effet si je viens en concert c’est pour cet air de fraîcheur sur les titres, ce soupçon d’inattendu que l’on espère même si il arrive rarement. Ici pas vraiment de place à l’improvisation, pas de répit non plus pour le public car les titres s’enchaînent avec une vitesse impressionnante ce qui peut prendre de court notamment pour la sublime « New York ».
J’espère que j’aurais la chance de la voir entourée de musiciens, laissant cette artiste hors pair rebondir et animer le show dans un cadre vivant. En attendant la soirée confirme pour moi que St. Vincent fait partie de ces grands artistes qui marqueront leur temps.
Je vais donc continuer à suivre sa carrière, guettant les prochaines sorties d’album ou concerts !
St. Vincent, alias Annie Clark en concert à Paris au Trianon en 2017

Setlist

Marry Me
Now, Now
The Strangers
Actor Out of Work
Cruel
Cheerleader
Strange Mercy
Digital Witness
Rattlesnake
Birth in Reverse

Hang on Me
Pills
Masseduction
Sugarboy
Los Ageless
Happy Birthday, Johnny
Savior
New York
Fear the Future
Young Lover
Dancing With a Ghost
Slow Disco
Smoking Section

Sgt. Pepper Live à la Philharmonie, Happy birthday!

Sgt. Pepper Live concert à la Philharmonie avec Gaz Coombes, Carl Barât, Pete Doherty, Steve Mason et Ed Harcourt

Avec Sgt. Pepper Live, cette après-midi fut sous le signe des Beatles avec un concert anniversaire, à la Philharmonie de Paris, de l’album « Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band » oeuvre majeure interprétée par un supergroupe réuni pour l’occasion.
Initié par Ed Harcourt, le projet éphémère rassemble pour notre plus grand bonheur, des membres de The Libertines (Carl Barât et Pete Doherty), Supergrass (Gaz Coombes et Danny Goffey), The Coral (Paul Duffy), The Beta Band (Steve Mason) et Little Barrie (Barrie Cadogan). Autant dire qu’il y a du lourd pour ces deux concerts résolument rocks prévus ce dimanche. Vous pouvez d’ailleurs revivre le concert de 20h30 enregistré ci-dessous, en ce qui me concerne j’étais présente au concert de 16h30.

Placée au troisième rang dans le parterre, j’étais moi-même surprise d’être aussi bien située vu les prix très abordables. J’avais un point de vue juste parfait sur la scène et j’en ai bien profité. Étant fan des Beatles, je n’étais pas trop inquiète sur mon appréciation du concert mais j’ai tout de même été agréablement surprise. Le concert commence avec Ed Harcourt et Gaz Coombes au chant et à la guitare et la bonne ambiance est palpable.
Puis Pete Doherty fera son arrivée, mal assuré les quelques premières minutes, il s’en sortira plutôt bien avec des titres qui lui correspondent bien niveau chant comme « Lucy in the Sky with Diamonds » et « Getting Better ». Et puis les invités se succèdent avec Steve Mason et Carl Barât jusqu’à tous se retrouver en même temps sur scène. J’ai été particulièrement émue sur « A Day in the Life ». Si on devait trouvé à y redire je dirais qu’il manquait une voix féminine pour ancrer cette collaboration dans une interprétation plus moderne. J’aurais aimé aussi peut-être un peu plus d’appropriation sur l’instrumentalisation des morceaux pour les revisiter réellement, mais je ne vais pas bouder mon plaisir.
Ce Sgt. Pepper Live hommage se terminera de manière grandiose avec un public debout pour ovationner les artistes.
On aura droit à un rappel avec « Penny Lane » et « Strawberry Fields Forever » et on aurait aimé que ça se poursuive encore, mais c’est avec un grand sourire et des étoiles pleins les yeux que le public quitta les lieux.

Setlist

Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band
With a Little Help from my Friends
Lucy in the Sky with Diamonds
Getting Better
Fixing a Hole
She's Leaving Home
Being for the Benefit of Mr. Kite!
Within You Without You
When I'm Sixty-Four
Lovely Rita
Good Morning Good Morning
Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band
A Day in the Life

Penny Lane
Strawberry Fields Forever

Phoenix de retour à Paris pour son « Ti Amo » tour !

Phoenix à l'Accor Hôtel Arena à Paris pour le Ti Amo Tour 2017

Ce vendredi, Phoenix a investi l’AccorHotel Arena à l’occasion de leur nouvel album « Ti Amo » paru cet été pour un concert mené de main de maître. C’est la troisième fois que j’ai la chance de voir le groupe en concert. Une première fois en cadre privilégié du tournage de la Musicale, puis au Palais des Sports à l’occasion de leur précédent album « Bankrupt! ».
Si « Ti Amo » ne s’est pas hissé à la hauteur d’un « Bankrupt! » ou « Wolfgang Amadeus Phoenix », il n’en reste pas moins un très bon cru du groupe. Même si j’aurais du mal à être objective les concernant, je me faisons donc une joie de les revoir !

The Parcels

Mais parlons tout d’abord de la première partie The Parcels. Tout jeune groupe, dont on a du vous rabattre les oreilles tout l’été avec leur titre qui n’en finit plus d’inonder les ondes « Overnight ». Et bien ce fut une découverte bien sympathique en live. Chaque membre, fringué comme si il venait directement des années 70, chante à un moment donné du show. Mais au-delà de leur style vestimentaire, ils réjouissent par leur spontanéité, leur plaisir et étonnement à jouer sur scène devant une salle pas si vide que ça. Les rythmes sont extrêmement dansants et les harmonies vocales maîtrisées. Ce qui permettra à The Parcels de remplir à merveille leur rôle de première partie. Les australiens en profiteront pour nous donner rendez-vous pour leur prochaine date à La Cigale le 13 novembre prochain.

Phoenix

Durant le changement de scène, j’en ai profité pour observer le système de retransmission du concert, filmé une fois de plus avec les complices de Phoenix, les talentueuses personnes de La Blogothèque. Vous pouvez découvrir le concert dans sa « presque » intégralité ci-dessus.
C’est une setlist généreuse à laquelle le public de Phoenix aura droit, mêlant principalement les deux derniers opus du groupe tout en glissant ici et là les grands classiques. Les titres s’enchaînent sans laisser le temps de faire retomber la pression. Les versaillais maintiendront le public en haleine tout au long de la soirée entre rythmes et effets de lumières magistraux. Bref on en prend plein les yeux et les oreilles.
Cette année l’installation scénographique se veut ambitieuse. Un miroir est maintenu au-dessus du groupe et reflète ce dernier évoluant sur un sol/écran projetant lumières et images. Étonnante et résolument moderne, cette installation permet à Phoenix de donner une nouvelle dimension à ses titres en les revisitant sur scène.

Thomas Mars de Phoenix à l'AccorHotel Arena pour le Ti Amo Tour 2017
Photo par Jérome Keinborg (@jeromekeinborg)

Si le groupe n’est pas connu pour être particulièrement expressif lors de ses prestations, ce soir-là je les ai trouvé plus présents et communicatifs avec le public. Peut-être que la petite phrase de Thomas Mars précisant qu' »ils attendaient cette date depuis le début de la tournée », a fait son petit effet.
Le final qui n’est pas visible dans la vidéo ci-dessus pour cause de problème technique avec le micro du chanteur n’arrivera même pas à jeter une ombre sur la soirée. Thomas Mars comme à son habitude, ira se balader et faire le tour de la salle pendant que ses acolytes assureront l’instrumental de « Ti Amo Di Piu ».
On quitte la salle à regret mais impatients de les retrouver pour le prochain album !

Phoenix à l'AccorHotel Arena à Paris pour le Ti Amo Tour 2017
Photo par Jérome Keinborg (@jeromekeinborg)

Setlist

J-Boy
Lasso
Entertainment
Lisztomania
Trying to Be Cool
Role Model
Lovelife
Tuttifrutti
Consolation Prizes
Girlfriend
Sunskrupt! (Bankrupt! / Love Like a Sunset)
Long Distance Call
Ti Amo
Armistice
If I Ever Feel Better
Rome

Goodbye Soleil
Telefono
Fior di Latte
1901
Ti Amo Di Piu

Une rentrée avec le sourire au Smmmile Festival !

SMMMILE Festival à Paris 2017

En ce week-end aux allures d’Automne, je suis allée me consoler en bonne compagnie au tout récent festival vegan, le Smmmile Festival ce dimanche. Alors que cet évènement en est seulement à sa deuxième édition, il prend déjà possession de La Villette entre foodtrucks, conférences et tables rondes et biensûr ce qui m’intéressait tout particulièrement, les concerts.
La programmation du dimanche était la soirée la plus pop avec un trio inconnu en ce qui me concerne mais très alléchant avec Hyperculte, Requin Chagrin et FM Belfast. Si je ne vais pas souvent au Trabendo, j’apprécie beaucoup la taille de la salle et sa configuration chaleureuse qui permet de voir la scène dans de bonnes conditions.
C’est donc dans une ambiance détendue de dimanche soir que je me suis rendue au Trabendo pour découvrir ces trois groupes.
Hyperculte au Smmmile Festival 2017, Trabendo à ParisLe premier, Hyperculte, n’a pas tardé à faire son arrivée sur scène. Composé de deux membres seulement Simone Aubert et Vincent Bertholet, la première à la batterie et le second à la contrebasse formant un duo vocal étonnant. Une première partie pas forcément très facile d’accès pour entamer la soirée. En effet entre batterie et contrebasse, la rythmique est à l’honneur et même dans le chant pratiqué par les deux protagonistes, cependant la mélodie se fait trop absente. Ici ne vous attendez pas à repartir avec des airs à fredonner. Cependant Hyperculte vaut néanmoins le détour et donne surtout l’envie d’apprivoiser les titres en seconde écoute chez soi.
Requin Chagrin au Smmmile Festival 2017, Trabendo à ParisAprès une courte pause on fait la connaissance de la formation Requin Chagrin. Déjà avec un nom de groupe pareil, difficile de ne pas être conquis ! Et là c’est le gros coup de coeur pour le personnage féminin guidant ces requins chagrins, Marion Brunetto. Non ce n’est pas parce qu’elle porte le même prénom que moi, mais c’est par sa voix que je fus conquise. Celle-ci malheureusement ne ressort pas autant dans les titres disponibles sur Spotify, mais en live clairement elle habite les mots. Le combo voix et guitares virevoltantes vous embarquent rapidement dans l’univers du groupe avec des titres à la saveur agréablement douce amère.

Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Indochine et cette fausse nonchalance, d’ailleurs ils en feront des reprises notamment avec « Les Plus Mauvauses Nuits ». Requin Chagrin est donc une belle découverte, et un groupe à suivre très certainement après leur premier album éponyme paru en 2016.
Et puis on changera radicalement d’ambiance avec le cocktail détonnant et le plus électro de la soirée de FM Belfast. Entre confettis et gesticulations, les islandais ont préparé un vrai show sous forme de joyeux bordel où tout le monde était convié ! Composé de 5 personnes dont 4 trublions et 1 voix féminine. Un joyeux groupe qui va réveiller la foule, gentiment installée dans son confort du dimanche soir, pour transformer le Trabendo en dancefloor.
FM Belfast au Smmmile Festival 2017, Trabendo à ParisLes rythmes sont enjoués, chaque membre y va de sa propre danse et invitant le public à faire de même. Dans toute cette agitation malheureusement les titres ne brillent pas, soit par un manque de concentration ou une interprétation un peu brouillonne. Et on se demande si tout ce temps passé à divertir, ne sert pas à détourner l’attention de leur interprétation un poil faible. C’est d’autant plus dommage sur des reprises originales comme celle de Oasis avec Wonderwall.

Cela n’empêche pas de passer un excellent moment et de faire la fête, après tout on est au Smmmile Festival et ce groupe est parfait dans ce sens. Mais pour apprécier leur musique, je me tournerais de nouveau vers une écoute chez moi. À la fin du concert on se dit que oui le groupe est complètement barré et ne se prend pas au sérieux, et ça c’est vraiment rafraîchissant.
Une belle soirée de clôture donc pour ce Smmmile Festival qui va sûrement s’inscrire dans nos calendriers des évènements musicaux à suivre.

Rock en Seine 2017, Jour 3

The XX Rock en Seine 2017

La dernière journée de Rock en Seine 2017 débute déjà, mais heureusement une sacrée liste de concerts m’attend !
Pour commencer du bon pied, rendez-vous sur la Grande Scène afin d’accueillir King Khan and the Shrines. Peu de monde est présent et pourtant le roi Khan réserve un show décalé dont je profite à l’ombre salutaire de la scène. Entre costumes, énergie débordante, des titres oscillant entre soul, garage, pop et autres influences, on ne voit pas le temps passer.
Car Seat Headrest Rock en Seine 2017Pour ne pas manquer le prodige Will Toledo au sein du groupe Car Seat Headrest, direction scène de la Cascade sous le soleil écrasant de l’après-midi. Entre une balance plus que moyenne, une voix inexistante et l’attitude renfermée de Will Toledo, on est bien loin de ce à quoi je m’attendais. Dommage car on entraperçoit malgré tout le potentiel avec l’irrésistible « Drunk Drivers/Killer Whales ». Et puis ce n’est pas parce qu’une corde pète sur la dernière chanson, qu’on doit manquer de respect au public en quittant furieusement la scène tel Liam Gallagher.

Puis un nouvel aller-retour sur la Grande Scène et la Cascade pour profiter dans un premier temps du groupe français Deluxe. Un vrai moment de fun qui réussira à faire bouger la foule feignante de ce dimanche. Puis un aperçu de Ty Segall qui investit pour la seconde fois, la scène de la Cascade pour un déballage de guitares enragées.
Mac DeMarco Rock en Seine 2017
Enfin direction de nouveau la Grande Scène pour le deuxième artiste de cet édition Rock en Seine 2017 que je ne voulais pas manquer, le trublion Mac DeMarco. Autant dire qu’il a fait honneur à sa réputation de joyeux branleur avec une bonne humeur communicative, des synthés enveloppants et des notes de guitares insouciantes.

Il fera une blague de près de 10 minutes sur une reprise de Vanessa Carlton « A Thousand Miles » en chantant « Making my way Downton » en boucle, le tout en menant par le bout du nez le public, oui oui… Juste pour le plaisir je mets le titre que vous connaissez très certainement ci-dessus ! Passée la blague, le personnage est très sympathique n’hésitant pas à aller au contact de ses fans et à les accueillir sur scène. Cet aperçu me donne vraiment envie de le voir en concert « long format » et ça tombe bien, il sera à l’Olympia le 14 novembre. En espérant qu’il sera un peu plus occupé à jouer les titres qu’à se jouer de son auditoire.
The Lemon Twigs Rock en Seine 2017La surprise de la journée, ça reste les new-yorkais de The Lemon Twigs sur la scène de l’Industrie avec les frères D’Addario, déjantés et littéralement élastiques Brian et Michael. Non seulement l’énergie déployée sur scène est incroyable mais les deux frères échangent d’instruments comme de chemises, passant de la batterie au chant à la guitare et j’en passe. La logique derrière cette dynamique est que celui qui compose le titre l’interprète sur scène, tandis que l’autre se place à la batterie. Le duo fonctionne à merveille et le set oscille entre 60’s et 70’s et par cela me rappelle les Foxygen vu cette année. Les voix s’accordent particulièrement bien aidées par Danny Ayala notamment sur « These Words ». Clairement la prestation à ne pas manquer si vous en avez l’occasion !

Après cette débauche d’acrobaties et de guitares virevoltantes, me voici sur la scène du Bosquet pour faire la connaissance avec Slowdive, groupe formé en 1989 tout de même. C’est un changement d’ambiance un peu violent entre les deux performances et malheureusement la balance étouffait la voix de Rachel Goswell. Si personnellement je n’ai pas été transportée, le public lui clairement l’a été.

Enfin cette édition Rock en Seine 2017 se clôture avec le trio de The XX. Pour ne pas déroger à la règle, encore un problème de balance pour cette dernière prestation avec des basses écrasantes. Malgré tout The XX fait passer un bon moment et leur musique minimaliste installe l’ambiance dès les premières notes de « Intro ». Là où on pouvait leur reprocher de paraître froids et distants, en live c’est plutôt une sincère timidité qui transparaît. On obtient une prestation touchante et un vrai moment privilégié avec le groupe. La dynamique sur scène est intéressante avec le bassiste Oliver Sim et la guitariste Romy Madley Croft, tous deux chanteurs échangent et se répondent avec une belle harmonie de voix. Jamie XX lui, veille du haut de ses claviers et assure l’ambiance électro du show jusqu’à transformer l’espace de la grande scène en boîte de nuit géante.
En tout cas pari remporté cette année, avec une programmation peut-être plus modeste mais de qualité et qui a permis de renouer avec cette ambiance relaxe de festival.
À l’année prochaine pour la prochaine édition peut-être !