« 13 reasons why » votre mixtape par Netflix

13 reasons why soundtrack 2017 netflix

On a beau critiquer Netflix et sa ligne éditoriale, de temps en temps nous avons droit à de vraies petites perles. Celle dont je vais parler dans cet article est non seulement une série forte et touchante, mais elle est importante « 13 reasons why ».
Car wildsession est avant tout un blog de musique, je vais plus m’attarder sur la BO soigneusement sélectionnée pour venir renforcer le message véhiculé par la série. Attention, parce que la BO officielle occulte pas mal de très bons titres, j’ai donc fais une playlist sur Spotify qui recense, je l’espère, tous les titres de la série (voir le lien Écoute tout en haut de l’article). Mais tout d’abord il est nécessaire de vous donner un peu de contexte, voir le trailer ci-dessous.

La série traite donc du thème du suicide chez les adolescents, il faut reconnaître le savoir-faire des créateurs de la série qui ont su aborder le sujet avec un ton adapté et actuel. Mais qu’en est-il de la BO ?
Comme tout série qui traite du désespoir et des affres de l’adolescence, de la solitude et de la douleur, on y trouvera Joy Division et The Cure entre autres. Impossible de se tromper avec ces valeurs sûres et on pourra les apprécier avec les interprètes originaux ou en reprise plus tard. Ces premiers titres sont universels et tout le monde peut s’identifier, effet précisément recherché pour un premier épisode de série comme « 13 reasons why ». Plus tard, Codeine se frottera à « Atmosphere » des premiers cités tandis que Romain Remains fera un joli hommage de « Killing Moon » de Echo and the Bunnymen.

Heureusement « 13 reasons why » ne se contente pas du passé et va nous proposer un concentré de musique indé, tantôt pop, rock ou electro pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Certains noms seront très connus comme The Kills, M83, Woodkid, Angel Olsen… d’autres proposeront de jolies découvertes. On appréciera Car Seat Headrest (dont je vous ai déjà parlé sur ce blog et programmé à Rock en Seine cette année), Hamilton Leithauser (plus connu avec son groupe The Walkmen), Cullen Omori (encore une fois plus connu avec le groupe Smith Westerns).
Vous ferez le plein de petits titres pop irrésistibles comme le « Cool Blue » de The Japanese House, le « Mess… » de Vance Joy, « The only boy awake » de Meadows, et un des titres phares de la série pour les plus romantiques avec Lord Huron « The Night We Met ».
Si la série est loin d’être parfaite, elle a le mérite d’aborder un thème difficile et de le faire bien. Dès le premier épisode, on comprend que la musique y jouera un rôle essentiel pour alimenter l’empathie envers les différents protagonistes et servir d’exutoire émotionnel. Le choix des titres à des moments spécifiques révèlent même des indices comme la collaboration de Hamilton Leithauser + Rostam pour « A 1000 Times ».

Mais je ne vous en dirais pas plus pour ne pas gâcher l’expérience de visionnage de « 13 reasons why », qui ne pourra pas vous laisser indifférent. Et si vous n’êtes pas encore convaincu, vous pouvez vous familiariser avec la Bande Originale. De mon côté « 13 reasons why » sera ma mixtape de l’année !

PS : Je n’ai pas mentionné que Selena Gomez est productrice de la série, elle en profite également pour interpréter 2 titres. Mais ne vous arrêtez pas à ça !

 

« Moh Lhean » Why?

"Moh Lhean" WHY? 2017

Ce mois-ci, je souhaite vous parler d’un groupe sur lequel je suis tombée relativement récemment, WHY?, en profitant de la sortie de leur nouvel album « Moh Lhean ».
Le groupe repose fortement sur Jonathan « Yoni » Wolf avec une voix sensible et omniprésente tout au long des titres. Mon coup de coeur pour WHY? est arrivé avec leur titre « Strawberries » datant de 2012, petite pépite pop et entêtante, elle vous plaquera un sourire automatiquement.

Difficile de décrire le style de ce groupe américain mais Wikipédia est venu à mon secours avec une proposition plutôt juste si on veut se faire une idée, le style se définit donc comme alternative hip hop et indie rock.
Pour leur dernier album présenté dans cet article on peut même dire que l’indie se fait de plus en plus présent allant lorgner du côté de Sufjan Stevens en termes d’inspiration.

« With much of the whole intact in this great anarchic expanse
It mostly comes down to a gang of ants
Swarming on the shadow of the stain of a drop of blood
I know I’ve got to submit to whatever it is in control »

Les titres bouillonnent d’expérimentations sonores tout en réussissant à garder une belle harmonie qui fait la force de l’album. L’importance des voix et des percussions sont le fil rouge de la plupart des titres et renforçent l’univers à tendance psychédélique.
« Moh Lhean » fait référence au nom du studio de Jonathan « Yoni » Wolf qui a enregistré ce sixième opus en collaboration avec son frère Josiah Wolf et aux tonalités plus optimistes. Si de prime abord, l’album vous semble un peu cryptique, n’hésitez pas à lui laisser quelques écoutes pour qu’il vous dévoile toute sa richesse. La pop se fait ici lumineuse et dévoile ses multiples facettes, on ne pourra rester insensible.
Ne ratez pas les titres phares de l’album « Moh Lhean » : « This Ole King » « One Mississippi », « The Water ».

« Little Fictions » Elbow

"Little Fictions" Elbow 2017

Ce mois-ci on revient sur un grand groupe, Elbow, qui sort son 7ème album mêlant renouveau et respect de leur fans avec « Little Fictions ».
Figure emblématique de la scène de Grande Bretagne, Elbow revient avec son premier album depuis 2014 et l’attente était forcément au rendez-vous. Autant vous dire que si ils ne bousculent pas leur habitudes, on sent tout de même comme un vent de renouveau dans ces titres, appréciable avec plus de 20 ans de carrière.
Alors qu’on ne fait que comparer leurs albums, à celui de référence « The Seldom Seen Kid », « Little Fictions » prouve qu’ils ont encore de quoi nous éblouir. On retrouve de la grandeur dans « Magnificient » merveilleusement accompagnée d’un orchestre et un Guy Garvey serein et épanoui dans « Gentle Storm » entre autres.

I will fly swift and true straight to you, like an arrow just to be where you lie
Meet my quest, do my shambling best to be near you where you lie
I’ve found peace in your arms

D’ailleurs on notera des percussions étonnamment présentes malgré le départ du batteur historique Richard Jupp. La rupture est clairement consommée avec le rythme dynamique de « Gentle Storm » par exemple ou un « Kindling » qui vous baladera gentiment pour la fermeture.
On retrouve par ci par là des légères tendances électro qui leur vont bien. Et la voix de Guy Garvey est d’une constante beauté, posée, rassurante et toujours parfaitement maîtrisée tout au long de l’album pour aborder des thèmes universels récurrents chez Elbow. Attention cependant les mélodies d’Elbow, pour être pleinement appréciées, nécessitent plusieurs écoutes, de l’attention et de la patience. Mais vous découvrirez à chaque fois des subtilités et en apprécierez d’autant plus la richesse musicale.
Elbow poursuit sa belle carrière en contant le temps qui passe et j’espère que le groupe nous accompagnera longtemps.

« Hang » Foxygen

"Hang" Foxygen 2017

Ce mois de janvier bien froid nous aura apporté des nouvelles pas si joyeuses, commençant cette nouvelle année en demi teinte. C’est pourquoi je me suis tournée vers le groupe américain, les extravagants Foxygen et leur 3ème opus « Hang » sorti le 20 janvier.

Alors que le duo, formé de Jonathan Rado et Sam France, inquiétait ses fans avec des rumeurs de ruptures, il revient sur le devant de la scène avec un orchestre symphonique de 40 musiciens guidés par ni plus ni moins que Matthew E. White. L’album fait les yeux doux aux années 70 et nous surprendra de titre en titre tout en y rendant un joli hommage. Le tout accompagné d’une orchestration ambitieuse et flamboyante et par la contribution du multi-instrumentaliste des Flaming Lips, Steven Drozd.

L’album commence avec une ouverture entraînante « Follow the leader », sans être éblouissant, ce morceau pop invite l’auditeur à se laisser aller. On poursuit l’écoute avec un titre bien plus plaisant « Avalon » qui joue avec les codes, et un clin d’œil assumé au « Waterloo » de ABBA. Le titre pourrait même faire partie d’un spectacle par son aspect grandiloquent. Lors de l’écoute de « Hang » de Foxygen, on peut parfois regretter la demande d’attention constante des titres sophistiqués, c’est alors que le titre « On Lankershim » vient à point nommé avec sa simplicité efficace.

Très vitre on renoue avec la fantaisie du duo Foxygen avec « Upon a hill ».

« I sit upon a hill
And through the windowsill, she slowly sings a song for me
And in her eyes, hands me my disguise
And served upon a plate, my heart will slowly rot and die and just be buried in the streams »

Pour ce dernier album, le Foxygen étale son ambition et on espère vraiment qu’ils resteront pour apporter leur exhubérance et folie, qui fait quelque fois défaut au paysage musical d’aujourd’hui. En tout cas vu la réputation sulfureuse du duo, ça sera un groupe à ne pas manquer sur scène en 2017, et justement, ils seront en concert au Trabendo le 25 février prochain.

Dustin O’Halloran compositeur pour la série « Transparent »

Dustin O'Halloran compose pour la série Transparent

Pour cette nouvelle année, je voulais vous faire partager ma découverte de ces dernières semaines, la série « Transparent » produite par Amazon, ou pour être plus précise sa bande originale et le compositeur du thème de la série Dustin O’Halloran.
« Transparent » de quoi s’agit-il ? C’est donc une série TV qui a démarré en septembre 2014, oui j’ai du retard mais Amazon prime video est arrivé en France ce mois de décembre donc en fait je suis dans les temps « français ». Durant 10 épisodes composant chaque saison, cette comédie dramatique familiale vous fera rencontrer une famille dysfonctionnelle qui tourne autour du personnage du père de famille annonçant qu’il est une femme et donc transgenre.

Sarah: “Are you saying you’re going to start dressing up like a lady all of the time?”
Maura: “No, honey. All my life, my whole life, I’ve been dressing up like a man. This is me.”

À la tête de la série, Jill Soloway qui a déjà officié sur les séries « The United States of Tara » et « Six Feet Under », deux excellentes comédies dramatiques familiales traitant de sujets pas évidents. On retrouve donc une vraie sensibilité et justesse au cours de cette première saison de Transparent (je suis en train de regarder les saison suivantes…) et la série se devait de trouver le ton juste en musique pour dévoiler tout le potentiel émotionnel de la série.

Du côté musique donc, Jill Soloway a fait appel au compositeur américain Dustin O’Halloran que vous connaissez sûrement par le film Marie-Antoinette de Sofia Coppola qui reprend l’Opus 23 notamment.
On retrouve donc au long des épisodes un accompagnement principalement au piano démontrant la fragilité, la vulnérabilité des personnages de la série qui fait écho à la vulnérabilité de la créatrice puisqu’il s’agit d’une série semi-autobiographique.

Pour revenir au thème principal de la série, il fait partie de ces thèmes dont vous ne vous lassez jamais même lorsque vous avez décidé de « binge watcher » (regarder plusieurs épisodes à la suite) la série. C’est un enchaînement de vieux extraits VHS, empreint de nostalgie, comme des souvenirs accolés les uns aux autres, avec un accompagnement au piano d’une simplicité déconcertante qui a fait toute la force de la série. La devise « Less is more » fonctionne à merveille ici et je ne peux que me réjouir que le thème ait remporté un Emmy.
En plus des compositions au piano, vous aurez droit à une sélection de titres variés entre clins d’oeil des années 70-80 aux titres résolument d’aujourd’hui, on y croisera Bob Dylan, Leonard Cohen, The Kills…
Si le pitch de la série ne vous tente pas, en tout cas ne passez pas à côté de Dustin O’Halloran et ses albums disponibles sur Spotify.

« Clear Shot » TOY

TOY "Clear Shot" 2016

Aujourd’hui je vais vous parler du groupe d’indie rock anglais issu de Brighton et de leur dernier album « Clear Shot » TOY. Il faut mentionner qu’il y a eu pas mal de changements depuis leur dernier opus avec le départ notamment d’Alejandra Diez aux claviers et l’arrivée de Max Oscarnold du groupe The Proper Ornaments. On note donc un changement de style au fil des 10 titres de cet album, qui se fait plus accessible et moins aventurier ou surprenant que « Join the Dots ».

Le groupe se prend au jeu, dramatisant ce qui se dégage de leurs titres et allant flirter furtivement du côté d’Enio Morricone, de mélodies cinématographiques comme l’indique le dernier titre de l’album. De temps en temps on semblerait deviner dans la noirceur de certaines mélodies, l’univers de The Cure. TOY continue de cultiver une atmosphère vaporeuse commune à l’ensemble de l’album même pour les titres qui commencent de manière classique comme sur « Another Dimension » où le refrain rompt le rythme. Il joue le rôle de bulle où le temps ralentis et vous permet de prendre le recul pour replonger la tête la première dans le titre. C’est dans ce type de démonstration que le titre prend tout son sens en parfaite harmonie avec la mélodie.
D’autres titres sont à notés comme la ballade « Clouds That Cover The Sun » et « We will Disperse ». Mais sur d’autres le groupe a tendance vite tomber dans le banal en usant des mélodies dreamy et psyché à ne plus savoir qu’en faire. La voix ne sauve rien car peut ajouter parfois une impression de monotonie.
Si « Clear Shot » n’est certainement pas l’album marquant de l’année, il vaut quand même le coup d’oreille, ne serait-ce que pour sortir des reprises de noël auxquelles on a le droit chaque année ! En tout cas on attend TOY au tournant pour leur prochain album en espérant un peu plus d’audace.

« Dialogues » Motorama

Motorama "Dialogues" 2016

Ce mois-ci je souhaite vous parler du 4ème album studio du groupe originaire de Russie, Motorama et son « Dialogues » publié sur le label bordelais Talitres rejoint en 2012.
Une chose est sûre c’est que le groupe ne chôme pas, le précédent album de Motorama remontant seulement à janvier 2015 ! Les fans seront ravis et moi aussi d’ailleurs. Alternant tournées et enregistrement en studio, le groupe s’est construit une jolie notoriété loin des artifices du marketing utiles à certains.

C’est donc avec plaisir que l’on retrouve aujourd’hui les 5 membres actuels de Motorama à savoir le couple, Vladislav Parshin et Airin Marchenko, Alexander Norets, Oleg Chernov et Maksim Polivanoc. On retrouve de nouveau leur pop mélancolique avec un chant New Orderesque si je puis dire, plongeant dans une cold wave russe.

« Dialogues » se fait plus sobre et sombre que leur précédent opus « Poverty » qui désamorçait la mélancolie ambiante avec des mélodies plus légères. Ici l’album s’écoute comme une oeuvre complète et globale où chaque titre prend son sens dans l’album. Ce qui fera remarquer la faiblesse de certains titres comme « Hard Times » qui a tendance à se perdre dans un son un peu lisse.
Heureusement on se régalera avec le premier single extrait de l’album « Tell Me » et le titre « I See You » entre autres, qui feront oublier très vite la possible monotonie de certains.
Les textes sont épurés et subtils comme sur « Reflection » :

« I saw my face in the morning
Summer twenty thirteen
My reflection in the morning
It was terribly real
Tried to image that maybe someday
We’ll meet again »

Avec Motorama, profitez de vos 30 minutes de pop, en espérant qu’ils poursuivront leur rythme incessant.
Si les russes de Motorama et leur « Dialogues » vous ont convaincu, ne les ratez pas en concert dans la salle intimiste de La Maroquinerie les 9 et 10 novembre prochains !

« I Had a Dream That You Were Mine » Hamilton Leithauser + Rostam

Hamilton Leithauser + Rostam "A 1000 Times" 2016

Ce mois-ci, je me suis intéressée à la collaboration, plutôt inattendue mais résolument indie, d’Hamilton Leithauser (The Walkmen) et de Rostam Batmanglij (Vampire Weekend) qui donne naissance à l’album « I Had a Dream That You Were Mine ».
On retrouve la voix inimitable, écorchée et cathartique du chanteur de The Walkmen, adoucie par l’instrumentalisation légère et classique. Si le chant nous ancre dans le réel, les thématiques abordées, elles, nous emmènent plus loin, comme dans le premier titre de l’album évoquant un rêve obsédant.

« If my eyes were open, I’d be kicking the doors in
But all that I have is this old dream I’ve always had »

Les différents titres vont osciller entre plusieurs influences et l’association des deux personnalités musicales fonctionne à chaque fois. La ballade « In a black out » équilibre parfaitement la voix avec la légèreté du picking à la guitare. On évite ainsi une production lourde qui aurait plombé le tout.

La hype autour de la collaboration Hamilton Leithauser + Rostam est plutôt pas mal, avec un petit coup de pouce d’Apple en prime ! Mais au-delà de l’aspect « ça fait bien d’écouter ça », Hamilton Leithauser + Rostam nous propose une série de compositons humbles pour accompagner en douceur la rentrée.
À la fin de l’album on gardera le souvenir des mélodies douces amères et d’Hamilton Leithauser s’époumonant tout au long de l’album, ce qui pourrait en agacer certains je le reconnais. Mais pour cet album je n’ai pas eu le temps de m’en lasser, ce qui me permets d’apprécier pleinement cette collaboraton qui a su révéler le meilleur de ces deux artistes.
Ce genre d’album ne se prêtera pas à toutes les salles et je serais assez intriguée de les voir se produire dans une salle intimiste du genre La Maroquinerie ou autre. Restez à l’affût des annonces !

 » How to Be a Human Being » Glass Animals

Glass Animals "How to be an human being" 2016

À peine la tournée de leur 1er album acclamé « Zaba » terminée, Glass Animals est de retour avec un 2ème album qui confirme nos espoirs avec un « How to Be a Human Being » aux titres envoûtants. Le quatuor anglais composé de Dave Bayley, Drew MacFarlane, Edmund Irwin-Singer et Joe Seaward nous propose 11 titres cohérents bien que s’éloignant du son de leur album de 2014. Si aux premières écoutes les titres peuvent déconcerter, au fur et à mesure vous découvrirez toutes la richesse de la production et de l’instrumentalisation. J’ai bon espoir que le groupe touche un public plus large, car l’album se dote de quelques titres plus accessibles comme « Youth » ci-dessous.

Fort heureusement on retrouve les bizarreries sonores, explorations musicales qui repoussent encore les limites et qui font le propre de la personnalité du groupe et sa force. Glass Animals nous sert des titres sophistiqués sans être artificiels bien au contraire. L’album vous fera voyager repoussant les frontières de vos réflexions. On oscillera entre sons de la jungle et clins d’oeil aux amateurs de jeux vidéo comme avec « Season 2 Episode 3 » à voir ci-dessous.

La performance vocale de Dave Bayley arrive à un autre niveau avec ce second album et porte chaque titre de l’album. Certains vont même flirter avec les rythmes hip hop tout en gardant leurs racines pop. Il est clair que le groupe confirme que « Zaba » n’était pas un coup d’essai et avec « How to Be a Human Being », compte bien rester dans nos oreilles pour longtemps.
Je les ai vu il y a à peine un an à Rock en Seine et je n’attends qu’une seule chose, voir ce nouvel et flamboyant album en live ! Pour ceux qui comme moi sont conquis, Glass Animals vous donne rendez-vous le 2 novembre prochain à l’Elysée Montmartre et ça sera l’occasion de célébrer la réouverture de cette salle parisienne mythique.

« À la folie » Naive New Beaters

Naive New Beaters "À la folie" 2016

« À la folie », 3ème album du groupe français Naive New Beaters, est l’album du bouleversement pour les 3 trublions. Entre rupture amoureuse pour chacun des membres et un changement de label, Martin Luther B.B. King, Eurobelix et David Boring se sont épanchés en musique pour nous servir 11 titres cathartiques qui enflammeront vos soirées d’été.

Si leurs pseudonymes sont plus loufoques les uns que les autres c’est également leur force avec un décalage touchant, une bande de potes soudés qui se connaissent depuis le lycée et qui ont appris la musique ensemble avant tout sans jamais se prendre au sérieux et ça fait du bien. Leurs clips sont réussis et leur communication maline sans en faire trop. Sous leurs airs faussement innocents et leur humour pince-sans-rire, l’album va dépeindre tous les étapes d’une relation amoureuse puisant directement son inspiration dans leurs histoires personnelles.

Words hurt but feeling right,
Word hurt but simply change nothing

Aujourd’hui c’est dans les bras du label Capitol qu’ils ont atterris et sont également plutôt bien accompagnés en live par une batteuse et une bassiste. Ils sont également en bonne compagnie pour leur titre « Heal Tomorrow » avec la chanteuse Izia qui joue le jeu dans un clip en 360° mettant en valeur la collaboration et à ne surtout pas rater ci-dessus. Entre sons electro, pop, disco et hip hop, on voyage loin avec ces 3 lurons, et c’est tout ce qu’on demande en été pour danser les bras levés ! Les mélodies sont entêtantes avec des refrains percutants qui vous pousseront à titiller le dancefloor. C’est certainement un des groupes français à ne pas rater sur scène et à suivre dans les années à venir.
Pour découvrir la folie des 3 garçons de Naive New Beaters, rendez-vous à la rentrée pour leur tournée française et notamment le 20 octobre pour leur concert à la Cigale.