Wildweek #260

Coup de coeur pour la vidéo animée illustrant le dernier titre de Oh Sees « Drowned Beast ». La vidéo a été réalisée par Dr D Foothead et créée avec T-Wei et Otis Chamberlain.

Deuxième extrait à découvrir du nouvel opus de MGMT. Il reste accessible et ici résolument pop pour « When You Die » et s’accompagne d’une vidéo mettant en scène l’excellent acteur de « Girls », Alex Karpovsky.

Deux groupes dévoilent leur composition pour habiller le dernier film de Will Smith arrivant sur Netflix « Bright » avec Portugal. The Man et Alt-J.

Et car j’adore la période de Noël, j’en profite pour en remettre une couche avec le nouveau titre de Gaz Coombes sur la thématique « I Believe In Father Christmas ».
Bon week-end et bonne écoute !

Wildweek #259

Après plus de 15 ans de carrière, Wild Beasts tire sa révérence avec un nouveau extrait exclusif « The Devil’s Palace » qui fusionne plusieurs de leur précédents titres, ici en écoute.

LA Priest se renomme à l’occasion de noël en LA Wise Man pour son « All I Want For Xmas Is Rock N Roll ».

Belle découverte avec le titre « L’Originel » de Pendentif et son clip planant. Ils seront en concert le 8 mars prochain à la Maroquinerie.

Après noël vient le nouvel an et The Big Moon est un peu en avance et nous livre leur titre « Happy New Year » en vidéo.

Coup de coeur pour les français de Gloria avec leur dernier titre et clip « The Rain Is Out », on attend avec impatience le petit LP à paraître en mars.
Bon week-end et bonne écoute !

« Singin’in the rain » sous la nef du Grand Palais

"Singin'in the Rain" au Grand Palais par le Théâtre du Châtelet 2017

La semaine dernière j’ai fais l’expérience du soirée magique sous la nef du Grand Palais pour découvrir le spectacle de « Singin’in the Rain » par le Théâtre du Châtelet.
Si je suis une grande amatrice de comédies musicales classiques (« An Americain in Paris », « Mary Poppins », « The Rocky Horror Picture Show »…) et notamment de Gene Kelly, il n’en était pas de même pour la personne qui m’accompagnait… Cependant je ne pouvais pas rater le spectacle monté en 2015 et qui revient en 2017/2018 dans l’enceinte majestueuse du Grand Palais.

L’histoire de Singin’in the Rain

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec l’intrigue, celle-ci se situe à l’émergence du cinéma parlant où deux époques se percutent par une avancée technologique qui ouvre de nouvelles possibilités créatrices et artistiques. On y suit une star du cinéma muet formant un duo à l’écran avec sa co-star pour laquelle le passage au parlant ne se passera pas en douceur, du à une voix particulière… Forcés de transformer leur prochaine production en film parlant, ils se heurteront aux nouveaux challenges techniques et créatifs. Ici difficile de reprendre son souffle tant l’histoire défile à toute allure. La performance des acteurs est impressionnante et la magie opère car elle a l’apparence du naturel et de la simplicité…

La mise en scène

"Singin In the Rain" au Grand Palais, cours de claquettesVéritable défi technique, l’occupation du Grand Palais pour ces 45 représentations a du être optimisée pour de nombreux aspects. Acoustique, installation de la scène et de ses 2500 places assises, occupation de l’espace avec diverses activités proposées : cours de claquettes, photo dans les décors, maquillage, karaoké et j’en passe. Autant vous dire que pour profiter pleinement de l’expérience, je ne saurais trop vous recommander d’arriver sur place bien avant l’heure du spectacle.
En ce qui concerne le décor du spectacle, le contexte des studios de cinéma ou de la salle de cinéma permettent une mise en abîme remarquable et parfaitement exploitée pour transporter le spectateur. Les changements de décor font partie de l’histoire et appuient le propos et l’exercice artistique afin d’établir une vraie complicité avec le public, c’est un des points forts du spectacle. Pour pousser l’exercice plus loin, l’attention et le jeu porté sur le son est remarquable ainsi que l’éclairage qui est d’un respect incontestable pour l’oeuvre originale, les fans apprécieront.

En bref

Je n’en suis pas à mon premier essai pour des grands classiques du genre mis en scène par le Théâtre du Châtelet, car j’avais eu la chance de voir « West Side Story » dans les murs du théâtre actuellement en rénovation. Cependant l’histoire de « Singin’in the Rain » en elle-même se prête parfaitement à une mise en scène théâtrale qui permet d’élever encore l’oeuvre. Si vous devez commencer par une comédie musicale, je dirais que « Singin’in the Rain » est la mieux placée pour cela, avec un spectacle parfaitement orchestré et très accessible. Vous savez ce qui vous reste à faire !

Wildweek #258

Coup de coeur pour le titre de Dirty Projectors “Up in Hudson”, très poétiquement illustré en vidéo par Daren Rabinovitch décrivant 4 états d’une relation.

BRNS nous propose un véritable ovni pour le titre « Forest » avec une vidéo en ode à la nature ou à la technologie ou les deux…

Jolie découverte avec le groupe bordelais ZOOEY et son clip pour « Realise Realise », petite pépite pleine de douceur avec une vidéo en course effrénée en partage d’affection.
Partez en apesanteur en écoutant le titre « Dog Milk » du groupe Palm, en attendant l’album le 9 février.

Et puis on termine la semaine avec Ryder The Eagle avec un clip délicieusement décalé pour « Crush Your Head On The Floor ».
Bon week-end et bonne écoute !

Wildweek #257

Très belle découverte avec le groupe Caennais Makeshift et leur titre « Lazily », merveilleusement illustré par des extraits du court-métrage « Les ventres » réalisé en 2009 par Philippe Grammaticopoulos.

St. Vincent dévoile un nouvelle vidéo pour son titre « Pills », toujours plus dérangeante et dans la continuité de son parti pris esthétique époustouflant de son dernier album « Masseduction ».

Second groupe français à découvrir, c’est Pampa Folks avec leur première vidéo « Blind Silhouettes » avec une date de sortie le 17 janvier pour leur EP « Golden Gates ».

On termine tout en douceur en compagnie de Sufjan Stevens qui nous aura décidément gâté en 2017. À découvrir donc, une mixtape des sessions studios pour son album « Carrie & Lowell » avec notamment 4 inédits « Wallowa Lake Monster », « The Greatest Gift », « The Hidden River of My Life », « City of Roses ».
Bon week-end et bonne écoute !

Wildweek #256

Le crooner anglais, Baxter Dury, dévoile en vidéo le titre éponyme de l’album « Prince of Tears ».

Alt-J nous offre une vraie épopée visuelle pour le titre de clôture de leur dernier album « Pleader ». Cette vidéo a été inspirée par le livre de Richard Llewelyn « How Green Was My Valley ».

On passe d’un extrême à l’autre mais impossible de rater le clip de Hercules & Love Affair tout en extravagance pour « Rejoice ».

Noel Gallagher’s High Flying Birds sera en concert exclusif à la Maison de la Radio ce lundi. On en profite donc un troisième titre inédit « It’s A Beautiful World », extrait de l’album « Who Built The Moon? » à paraître le 24 novembre.
Bon week-end et bonne écoute !

Razorlight de retour au Café de la Danse à Paris !

Razorlight au Café de la Danse à paris le 10 novembre 2017

En cette fin de semaine, j’ai retrouvé les britishs de Razorlight qui préparent leur retour pour un prochain 4ème album, 10 ans après leur dernier opus ! Et c’est dans le cadre intimiste du Café de la Danse que la soirée archi complète s’est tenue.
Mais tout d’abord première partie oblige, j’ai pu découvrir sur scène Ryder the Eagle, alias Adrien Cassignol (Las Aves et The Dodoz), que j’ai découvert en octobre dernier avec son premier EP « The Ride Of Love ». Seul sur scène et armé uniquement de sa guitare il assurera de manière plus que convaincante la première partie de soirée. Entre morceaux rocks et ballades ténébreuses, le son séduit les oreilles du public pourtant impatient de voir débouler les stars de la soirée. Le français nous offira des petits mouvements de danse étranges et nonchalants avant d’aller se mêler à la foule pour une danse langoureuse avec sa femme.
Ryder the Eagle au Café de la Danse en première partie de Razorlight, Paris 2017Bref on a envie de suivre Ryder the Eagle et de voir ce qu’il nous réserve à l’avenir !
Puis vers 21h c’est donc Razorlight qui débarque sur scène mené par un Johnny Borrell tiré à 4 épingles pour un retour attendu à Paris. La salle est archi comble à présent et n’attends que les premières notes.
Je n’avais encore jamais eu l’occasion de voir Razorlight en concert, même si j’avais eu le plaisir d’assister à un concert de Johnny Borrell and Zazou dans la chaleur du Truskel en 2014. J’avais déjà été conquise par la présence de Johnny Borrell à l’époque et ce soir n’a fait que confirmer le charisme. En ce qui concerne les membres composant Razorlight, on retrouve uniquement Skully à la batterie tandis que le guitariste, David Ellis, et le bassiste Tim Abbey, sont des nouveaux visages. Mais in ne faut pas se leurrer, c’est clairement Johnny Borrell qui mène la danse même si j’ai eu du mal à quitter des yeux les doigts du guitariste virevolter sur les cordes.
Johnny Borrell de Razorlight au Café de la Danse à Paris le 10 novembre 2017En tout cas ce n’est pas vraiment une surprise mais Johnny Borrell assure le show pour Razorlight, et un réel plaisir semble être là, partagé avec le public en quelques mots de français impeccable. Si les titres phares du groupe déclenchent une vague d’euphorie dans le public, il reste à voir si le nouvel album saura conquérir les coeurs des fans de la première heure comme des nouveaux. En tout cas Johnny Borrell a déjà su surprendre agréablement avec Zazou donc rendez-vous en 2018 pour en savoir plus ! Si on n’as pas encore de date de sortie pour le prochain album, celui-ci devrait très probablement voir le jour l’année prochaine, on croise les doigts…

Setlist

In the Morning
Stumble and Fall
Keep the Right Profile
Golden Touch
Up All Night
Tabloid Lover
In the City
Can't Stop This Feeling
Wire to Wire
Before I Fall to Pieces
Carry Yourself
Back to the Start
Rock 'n' Roll Lies
Don't Go Back to Dalston
Who Needs Love?
LA Waltz
Vice
Somewhere Else

Rip It Up
Hold On
America

Wildweek #255

Tegan and Sara continue de dévoiler l’album anniversaire des 10 ans, avec sélection de covers comme ici avec la chanteuse de Paramore, Hayley Williams dans un clip animé de « Nineteen ».

The Wombats reviennent avec un 4ème opus appelé « Beautiful People Will Ruin Your Life » prévu pour le 9 février et pour fêter ça, un premier single en écoute « Lemon To A Knife Fight ».
Christopher Owens son premier EP « Vante » avec son groupe Curls, en écoute ci-dessus.

Gengahr dévoile le deuxième extrait « Mallory » de leur prochain album « Where Wildness Grows » à paraître en mars prochain. Le clip est une collaboration avec l’artiste Dan Jacobs.

Bon week-end et bonne écoute !

Wildweek #254

Coup de coeur pour la reprise par HAIM du titre de The Strokes « I’ll Try Anything Once » sur BBC Radio 1. Du coup je vais passer mon vendredi à réécouter le groupe…

La BO du film « Call me by your name » par Sufjan Stevens est disponible en écoute dès maintenant.

Découvrez la vidéo plutôt originale et étonnante de Portugal. The Man pour leur titre « Live in the Moment ».


The Growlers nous proposent un titre charmant produit par Dan Auerbach et enregistré durant les sessions de 2012 de  » Hung at Heart « , « California » est en écoute sur Soundcloud.
Bon week-end et bonne écoute !

« Masseduction » St. Vincent

St. Vincent "Masseduction" 2017

Sans surprise, ce mois-ci je vais vous parler d’un des albums que j’attendais le plus cette année, « Masseduction » de St. Vincent. Pour ceux pas familiers avec l’artiste, elle est donc une auteure, compositrice, interprète et guitariste américaine. Elle a officié au sein du groupe pop rock psychédélique Polyphonic Spree, puis dans l’univers de Sufjan Stevens. « Masseduction » est son 6ème album, pour ma part je l’ai découverte avec son album en collaboration avec David Byrne en 2012 « Love this giant » avant de littéralement craquer pour sa musique avec « St. Vincent » en 2014.

Découvrez ci-dessus 2 titres phares du nouvel album, avec « New York » et « Los Ageless » en acoustique et en prime une reprise de The Clash « London Calling ».
Avec le nouvel album, comme pour le précédent, l’artwork donne déjà le ton. À la différence qu’en 2017, St. Vincent ou Annie Clark de son vrai nom, n’a plus besoin de se montrer. Sa personnalité et sa patte artistique transparaissent dans son oeuvre en intégralité et c’est un sacré tour de force. On retrouve évidemment cette voix complètement maîtrisée qui va jusqu’à explorer de nouveaux horizons notamment sur le titre de clôture « Smoking Section ». Et j’admire tout autant sa performance à la guitare et il faut bien avouer que c’est assez classe d’avoir sa propre guitare la « Music Man St Vincent Signature » mise à jour avec les couleurs du dernier album.
Vous l’aurez compris l’univers de St. Vincent est riche et haut en couleur. Elle assure tout de même un parfait équilibre avec quelques morceaux plus doux comme le sublime « New York » ou encore le titre « Happy Birthday, Johnny » avec un extrait ci-dessous.

Only you know the secrets, the swamp, and the fear
What happened to blood, our family?
Annie, how could you do this to me?
Of course, I blame me
When you get free, Johnny
I hope you find peace

Impossible de rester insensible à ces paroles…
Pour revenir sur « New York » sans m’étendre sur la qualité de la chanson en elle-même qui a rejoint mon top de chansons préférées, le parti pris artistique est époustouflant, étonnant et dérangeant parfois. La recherche sur les couleurs, les tableaux qui se succèdent sont fascinants.

Mais la prouesse ne s’arrête pas là. Car « Los Ageless » par un jeu de mots malin propose une belle critique de son univers, en allant même plus loin dans l’aspect dérangeant ce qui est cohérent avec ce titre plus caustique. Tout l’album d’ailleurs est une critique envers l’univers du spectacle, de la représentation, de la presse bref de l’image qu’un artiste donne. C’est pourquoi St. Vincent dans sa communication ou dans sa performance scénique se transforme en control freak pour appuyez son propos. Et comme je le partage dans l’article sur le concert donné mi-novembre, à trop vouloir contrôlé/critiqué on en perd la spontanéité. Et c’est ce qui arrive parfois sur cet album avec quelques petits égarements comme le très fade « Pills ».
Mais encore une fois, c’est une phase qui est une vraie démonstration de force et qui prouve que St. Vincent a encore beaucoup à offrir à son public.
Au final cet album est parfaitement abouti dans son concept et promène l’auditeur dans l’univers que nous impose l’artiste St. Vincent.