Wildweek #239

À ne pas rater, c’est le dernier clip de Alt-J « Deadcrush » qui rend hommage à 3 femmes qui ont marqué leur temps : Sylvia Plath, Lee Miller et Ann Boleyn.

The Horrors dévoile un extrait de leur album à paraître le 22 septembre avec le titre « Machine ».

Découverte énergisante avec le duo rock bordelais Équipe de Foot et son titre « Faking Poetry ».

Le clip génialement étrange de la semaine on le doit à Broken Social Scene et à Kevin Drew pour le titre « Vanity Pail Kids », il a pour personnage principal des toilettes…
Bonne écoute et bon week-end !

Sufjan Stevens et son « Planetarium » clôturent Days Off

Planetarium Sufjan Stevens, Nico Muhly, Bryce Dessner & James McAlister

La Philharmonie de Paris nous proposait lundi soir, de voyager aux confins de l’univers avec la performance de « Planetarium » à l’occasion de la soirée de clôture de Festival Days Off 2017.
Mais avant de commencer, n’allons pas trop vite pour prendre le temps d’évoquer l’agréable découverte nommée This Is Kit, groupe mené par Kate Stables à la voix envoûtante. Les mélodies sont subtiles et fragiles et s’adaptent merveilleusement bien à l’espace de la salle Pierre Boulez qui devient un cocon intimiste où la voix et les cordes résonnent.

Puis arrive le moment de passer quelques minutes suspendues dans l’espace… Nico Muhly, Sufjan Stevens, James McAlister and Bryce Dessner font leur arrivée sur scène rejoints par un quatuor à cordes. La soirée se composera en plusieurs titres traitant du système solaire et inspirés par les dieux romains de la mythologie dont ils empruntent les noms. Si il s’agit de thématiques à dimension « universelle », nous avons affaire à des compositions pop sophistiquées et inventives qui surprennent, déstabilisent et intriguent mais plus que tout, touchent.

La chanson d’ouverture « Neptune », se fait fragile et humble pour entamer le set. Le chant n’est pas facile mais maîtrisé par un Sufjan Stevens éblouissant de sensibilité.

So if you won’t hold me, I have no objections
So if you won’t please me, I make no commands
So if you don’t trust me, it’s best if I drown

Les sons électroniques viennent habilement flirter avec l’ensemble des instruments et voix, bien que l’on peut regretter l’usage parfois systématique de vocodeur. La soirée se complète par la projection sur écran de visuels abstraits de la galaxie, collages, films ambiants. Si certains apportent un vrai complément au son comme sur « Venus », d’autres tombent dans les travers du « clip video » où Sufjan Stevens chantant est redondant avec le spectacle live.

Planetarium alternera des nappes douces et des passages turbulents comme sur le titre « Mars ». Puis terminera sur le morceau le plus émouvant de la série « Mercury ». Il prend la forme d’une course effrénée et vaine comme une excuse sur l’incapacité à saisir l’insaisissable.
On aura droit en grand final à une reprise qui a toute à fait sa place au sein de la soirée, je parle évidemment de « Space Oddity » de David Bowie qui venait juste de fêter ses 48 ans. Passé l’agréable surprise de la chanson culte, la cover aura malheureusement bien du mal à tenir la comparaison notamment au niveau de la voix.
Pour conclure si le premier contact avec « Planetarium » peut être ardu, c’est une expérience pour laquelle il faut se laisser porter dans ce voyage musical et exploratoire pour en revenir changé.
« Planetarium » se veut un questionnement sur le monde et l’univers qui nous entoure pour au final toucher à des thématiques universelles et intimes.

Setlist

Neptune
Jupiter
Venus
Uranus
Mars
Pluto
Moon
Saturn
Earth
Mercury

Over the rainbow (Harold Arlen cover)
Space Oddity (David Bowie cover)

Wildweek #238

Coup de coeur pour le titre « Road Head » de Japanese Breakfast, idéal pour entamer un week-end de détente aux airs de vacances et accompagné d’un clip délicieusement étrange.

Nouveau titre présenté par Arcade Fire où vous suivrez l’enquête pour des « Signs of Life » !
On ne s’éloigne pas trop d’Arcade Fire et on s’intéresse à Will Butler son solo « Anything You Want ».
Jolie découverte avec le groupe Omni et un titre « Equestrian », extrait de leur second album, et son rythme irrésistible.
On en profite pour rappeler que ce week-end c’est le Fnac Live Festival à l’Hôtel de ville de Paris et c’est gratuit !
Bon week-end et bonne écoute !

« Ti Amo » Phoenix

Phoenix "Ti Amo" 2017

Les versaillais de Phoenix sont de retour pour nous servir un nouvel album « Ti Amo », qui va repousser les limites de la pop et colorer votre été.
Attention je tiens à prévenir, Phoenix faisant partie des groupes dont j’affectionne particulièrement la musique, je ne peux être objective.
Si le groupe se tournait déjà vers les claviers, et avec succès, sur son précédent opus « Bankrupt », avec « Ti Amo » ils poursuivent l’expérience mais avec un envergure plus modeste et intimiste. C’est un album tout en légèreté et ironie qui fait du bien dans ces temps moroses. Les membres sautent le pas pour proposer des titres en anglais, italien et français. Si l’Italie est au coeur de cet album, c’est parce que le pays a des liens étroits avec plusieurs membres du groupe, de Thomas Mars à la famille Coppola aux frères Mazzalai et leur père italien. Mais plus que les histoires personnelles, l’album est une vraie ode à la dolce vita italienne et tous les fantasmes qui l’entourent en allant même lorgner du coté disco pour « J-Boy ».

Phoenix et leur « Ti Amo » nous permettent de renouer avec une certaine insouciance. Les titres s’enchaînent dans leur éblouissante décadence pop et revêtira votre été de ses plus beaux habits entre romance, glamour et glossy.
Cependant il faut bien reconnaître que tout n’est pas rose dans cet album, et certains titres peinent à se faire remarquer, et ont tendance à rester anecdotiques, Phoenix se perdant quelques fois dans les explorations jusqu’aux frontières de la pop. L’exercice de style reste réussi et il sera intéressant de voir comment le groupe inclut ces nouveaux titres dans une prestation live. Enfin si vous deviez faire une sélection des titres à ne pas rater, je vous recommanderais « J-Boy », « Fior di latte » ou la charmante « Lovelife » et « Role Model ».
En ce qui me concerne je vous donne rendez-vous fin septembre pour leur concert à l’AccorHotel Arena pour vous raconter leur prestation !

Wildweek #237

St Vincent est de retour pour notre plus grand plaisir avec une tournée, un nouvel album et un extrait intimiste qui promet le meilleur « New York ».

Premier extrait à découvrir pour Hercules & Love Affair avec « Omnion ».

Si vous ne connaissez pas encore The Lemon Twigs, c’est le moment avec la belle session de la Blogothèque.

Succombez à l’insouciance communicative des Rat Boys et de leur titre « Laidback », pour info, leur album sortira le 11 août prochain.
Découvrez la belle collaboration de Damon Albarn et Mura Masa sur la nouvelle ballade de ce dernier “Blu”.
Bon week-end et bonne écoute !

Wildweek #236

Découvrez « Overnight » composé par Parcels et Daft Punk pour un résultat définitivement funk.

Jolie découverte avec le duo anglais Otzeki et leur single « True love » qui sait monter en puissance, à suivre très certainement.

Impossible de résister à la session live de Phoenix interprétant un des meilleurs titres de leur dernier album « Ti Amo » avec « Fior Di Latte ».

Coup de coeur pour un autre groupe français Theo Lawrence & The Hearts et leur titre « Made to last », auquel vous ne pourrez résister, et illustré par un clip qui ne se prend pas au sérieux !

On termine avec le clip d’Arcade Fire bourré de popup anecdotes (à prendre avec des pincettes ;) ), pour leur titre « Creature Comfort ».
Bon week-end et bonne écoute !

Wildweek #235

Coup de coeur pour le nouveau titre de Toro y Moi « Girl like you » qui annonce en même temps son prochain album « Boo Boo » à paraître le 7 juillet.
On retrouve Arcade Fire avec un nouvel extrait « Creature Comfort » de leur album à paraître le 28 juillet et produit par la moitié de Daft Punk, Thomas Bangalter.
Je vous les avais présenté il y a un petit bout de temps sur Wildsession, Portugal. The Man revient avec un nouvel album en écoute « Woodstock ».

Luck Dick alias Republican Hair, rend un très bel hommage à David Bowie dans un titre parfaitement nommé « Constellation » et illustré par le visualiseur de Casey Pierce.

Puis on termine avec un titre qui sent bon les vacances et une jolie découverte avec Louis Piscine et son single « Les vacances ».
Bon week-end et bonne écoute !

Rufus Wainwright enchante la Philharmonie de Paris

Rufus Wainwright © M. Clamer

Ce week-end, la Philharmonie de Paris nous proposait une programmation étonnante avec notamment une soirée dédiée à Rufus Wainwright pour la thématique week-end Divas. Celle-ci était découpée en deux parties, la première mettait en lumière son opéra « Prima Donna » par quelques extraits et la seconde nous faisait retourner à la pop du monsieur, le tout accompagné de l’Orchestre National d’Île de France.
Autant vous dire que rien que le déplacement à la Philharmonie de Paris pour découvrir la salle Pierre Boulez vaut le coup. Vous pénétrez dans une salle magistrale à la fois impressionnante par sa taille et son audace architecturale et à la fois intimiste grâce à son organisation. Je dois avouer que j’ai eu un vrai coup de coeur pour le lieu et je n’ai certainement pas été déçue par la qualité du son.
L’Opéra « Prima Donna » fut une vraie découverte en ce qui me concerne. Oeuvre originale de Rufus Wainwright, il en proposait ici quelques extraits interprétés en français par Lyne Fortin, Pauline Texier et Antonio Figueroa. Le tout est accompagné d’une projection de l’oeuvre vidéo réalisée pour cet opéra par Francesco Vezzoli qui immortalise la performance de l’artiste Cindy Sherman. Si je n’ai pas été emballée par cette première partie c’est pour plusieurs raisons. Il est difficile de rentrer dans l’histoire avec uniquement des extraits de l’opéra, l’opéra c’est aussi l’interprétation théâtrale ici « remplacée » par l’oeuvre vidéo un peu trop contemplative. Enfin la pauvreté des paroles n’aident pas à se projeter malgré des mélodies entêtantes et malheureusement les voix étaient un peu étouffées par l’orchestration.
Rufus Wainwright "Prima Donna" Opera
La deuxième partie était la principale raison pour laquelle je souhaitais venir, découvrir en live les titres phares de Rufus Wainwright pour une interprétation magistrale et des arrangements repensés pour l’Orchestre National d’Île de France. Rufus Wainwright a su satisfaire toutes les attentes ce soir-là, avec une sélection de tous ses titres majeurs et nous fera le plaisir de quelques perles. La première est la réinterprétation du dernier extrait de « Prima Donna » par lui-même qui donne une nouvelle dimension au titre. Puis un invité surprise en la personne de Woodkid pour venir rendre un hommage émouvant à Barbara avec « Dis, quand reviendras-tu ? », les deux voix très différentes se complètent merveilleusement bien. Lyne Fortin a eu la gentillesse de revenir sur scène pour un duo sur une chanson traditionnelle irlandaise, là le chant d’opéra et le chant pop se sont plutôt confrontées qu’unies. Enfin Rufus Wainwright nous offrira deux reprises incroyables avec son habituel « Hallelujah » dans une réappropriation exceptionnelle puis son hommage à Paris avec « La complainte de la butte ». Pour cette dernière il fera chanter la salle et l’espace d’un instant la Butte de Montmartre a pris possession de la Philharmonie de Paris. C’est également ce titre qui m’a fait connaître Rufus Wainwright dans le film magistral de Baz Luhrmann « Moulin Rouge » et sa BO tout aussi marquante. Cependant le moment d’émotion le plus fort en ce qui me concerne, fut « Going to a town » dans des arrangements sublimes qui ont transcendé le titre.

Ce fut une grande soirée par la qualité de celle-ci, et son association originale entre l’opéra classique et le parcours pop de Rufus Wainwright.

Setlist

April Fools
Vibrate
The Art Teacher
Les feux d'artifice t'appellent
Dis, quand reviendras-tu ? (Barbara cover) (with Woodkid)
Traditional Irish song (with Lyne Fortin)
Tiergarten
Little Sister
I Don't Know What It Is
Cigarettes and Chocolate Milk
Oh What a World

Going to a Town
Hallelujah (Leonard Cohen cover)
Poses

La Complainte de la Butte (Jean Renoir cover)

Wildweek #234

Gros coup de coeur pour la session intimiste de « Mercury », extrait de l’aventure sonore Planetarium avec Sufjan Stevens, Bryce Dessner, Nico Muhly and Nadia Sirota.

Il suffit de partir quelques jours en vacances qu’Arcade Fire en profite pour sortir un titre en douce, sans plus tarder, dégustez le « Everything Now ».

Prenez votre dose de bonne humeur et légèreté en compagnie de Mac DeMarco et sa vidéo DIY pour « One Another ».

Sortir un album n’était pas suffisant pour Gorillaz, ils nous partagent une des 40-45 chansons abandonnées des sessions du dernier album avec « Sleeping powder ».
Bon week-end et bonne écoute !

Wildweek #233

Grizzly Bear revient en beauté avec un nouvel album « Painted Ruins » à paraître dans l’année et un single prometteur avec « Mourning Sound ».

Fleet Foxes nous propose un superbe clip pour leur titre « Fool’s Errand ».

Muse semble prêt avec son prochain album en dévoilant la première vidéo ambitieuse pour « Dig Down ».

Découverte sympa avec le groupe prometteur Wild Times et leur titre « The Wanderers ».

Laissez-vous emporter par non pas un mais deux nouveaux titres de Beach Fossils avec « Tangerine » ci-dessus et « Social Jetlag ».
Bon week-end et bonne écoute !
Je vous retrouve dans 2 semaines pour cause de pause soleil.